Scandal // Saison 2. Episode 5. All Roads Lead to Fitz.
Scandal continue d'être cette petite série politico-gestion de crise que j'apprécie. Car oui, j'ai changé d'avis sur Scandal depuis quelques temps maintenant étant donné que la série est devenue
bonne. Le cas de la semaine, les petites histoires des divers personnages, tout est plutôt fluide et même si pas forcément parfait, je dois avouer que pour le moment cela me donne envie de
poursuivre constamment. Je pense notamment au cas de la semaine, celui d'un gouverneur qui tire sur l'homme qu'il pense être le violeur de sa femme. Sauf que sa femme n'a jamais été violé et que
cet homme n'était que son amant. Les histoires de sexe dans le monde de la politique c'est toujours intéressant. Il y a tellement de cadavres dans les placards et Scandal en fait ses choux gras.
Mais dans le bon sens du terme. Effectivement, j'ai trouvé l'épisode assez fluide et Brenda Strong (Desperate Housewives, Dallas 2012) dans le rôle de la femme faussement violée c'était tout de
même très amusant à suivre.
Mais au fond, ce que j'aime par dessus tout, c'est la manière dont l'équipe gère le "Scandal". En effet, ils arrivent avant tout le monde sur la scène de crime pour l'analyser et cela donne
toujours un aperçu très différent de l'analyse d'une scène de crime d'une série policière traditionnelle. Du coup, c'est toute l'expertise de Pope et Associés qui ressort et moi je commence à
trouver ça bien mieux qu'avant. Le problème qu'avait Scandal lors de ses débuts c'était surement Shonda Rhimes. A mon avis elle ne sait pas vraiment ce que c'est que la gestion de crise et le
premier épisode était donc bâclé. Je suis ravi qu'elle n'ait pas écrit un seul épisode de la série pour le moment et laisse le travail à des gens qui savent mieux y faire. D'ailleurs, son
implication minime dans Scandal prouve aussi que c'est surement pour cela que la qualité est au rendez vous. Je n'ai rien contre la Shonda de Grey's Anatomy puisque c'est un registre qu'elle
maitrise assez bien, mais qu'elle laisse Scandal aux grandes personnes.
Pour
en revenir au cas de la semaine, petit à petit l'histoire se révèle et lève le rideau sur des choses bien moins glorieuses pour le gouverneur. Encore une fois Pope s'est faite avoir par un
client. J'aime bien cette idée qu'elle puisse se faire manipuler sans même qu'elle ne s'en rende compte. Du côté plus politique des histoires, on retrouve donc Cyrus et ses petites affaires de
couple qui vont venir mettre du piment dans les épinards de son travail. J'ai trouvé cette histoire plus intéressante pour les dialogues de Cyrus (qui m'a étrangement fait pensé, dans sa
diction,à Will McAvoy de The Newsroom). Mais la direction artistique de la série de ce point de vue là est pour le moment intrigante et laisse le téléspectateur avec l'envie d'en savoir
d'avantage. Enfin, Huck va trouver le moyen d'avoir un petit rendez vous amoureux. Je trouve cela assez intéressant d'humaniser ce personnage un peu plus. Reste à voir maintenant où la série veut
nous emmener.
Note : 6/10. En bref, un cas de la semaine intéressant, des personnages bien gérés. Encore un épisode réussi de Scandal.
