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Le scorpion T10 – Au nom du fils

Publié le 14 novembre 2012 par Un_amour_de_bd @un_mour_de_bd

Le Scorpion est capturé. Son “Père” le réclame. Mais pourquoi est-il amené chez Les Latal et quelle révélation va-t-il entendre ?

Scénario de Stephen Desberg, dessin et couleurs de Enrico Marini, Public conseillé : Adulte, adolescent, homme ou femme

Style : Aventure de cape et d’épée

Paru chez Dargaud, le 4 Novembre 2012

L’histoire

Nous retrouvons le Hussard à la merci de Tiberio, le traitre de toujours. Grâce à ses aveux, Tiberio capture le Scorpion et l’amène sous la menace dans la demeure de son “Père”. Persuadé d’être l’enfant de l’amour interdit entre Cosimo Trebaldi et Magdalena, c’est chez les Latal qu’il se retrouve. Aurelio Latal lui explique ses origines, encore plus noires qu’il le pensait. Fou de vengeance, Le Scorpion se lance vers son ennemis juré : Le pape Cosimo Trebaldi…

Ce que j’en pense

Ce dixième tome marque la fin d’un cycle important pour la série. Stephen Desberg et Enrico Marini nous donnent enfin les réponses sur l’origine de leur héros. Avec des demi-mensonges et des demi-vérités contrariées, les auteurs nous embarquent dans un album dense et intense, sans oublier la part du grand spectacle.
Si vous êtes lecteur régulier, vous l’aurez remarqué : depuis le tome 7, la série évolue lentement vers un dénouement dramatique de plus en plus pesant et complexe. Avec ce dixième tome, c’est l’apothéose. Entre les intrigues multiples des familles Trebaldi et Latal, les filiations complexes, et les scènes de combat d’épée, on ne s’y ennuie pas.
Pour rester dans cette tendance de fin de règne et de fin de cycle, l’album se passe intégralement de nuit. Cette ambiance crépusculaire nourrit la pesanteur de l’épisode et sa dramaturgie.


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Les séries TV, aux multiples personnages en exemple

Avec un scénario “chorale”, Steven Desberg s’appuie sur plusieurs actions parallèles (le scorpion, le pape fou, la vengeance des Latal) ainsi que de nombreux Flash-Back. Grâce à ces scènes parallèles, il nous fait comprendre les jeux de pouvoirs souterrains et invisibles.
Comme sur la série TV “The Game of throne” (de HBO), Desberg et Marini ont choisi de développer un grand nombre de caractères simultanément, en mettant l’accent à chaque épisode sur un rapport en particulier. Sur cet album, “exit” donc les amis du Scorpion (Fenice, Le Hussard, Majai) pour se consacrer pleinement aux rapports entre le Scorpion, Orazio Trebaldi et Aurelio Latal.
Pour suivre cette excellente série, une bonne connaissance des protagonistes vous sera utile. Sans cela, la migraine vous guette. N’hésitez pas à relire les tomes 7 à 9 avant de vous engager dans ce nouvel épisode. Vous y gagnerez en compréhension et en plaisir de lecture.

Du spectaculaire…

Vous en voulez ? Vous en aurez !
Le Scorpion assure son quota de combats héroïques. Même si la tendance de la série est de retrouver un semblant de réalisme, “Le scorpion” vous divertira toujours avec ses scènes de cape et d’épée épiques, ses bottes secrètes, et ses femmes aussi belles que dangereuses. Tout en faisant la part belle à la dramaturgie, Desberg et Marini y assurent un spectacle, façon Hollywood, avec brio.

Le dessin

Difficile de ne pas en parler. Si vous ne connaissez pas le Scorpion, jetez un œil sur les planches ci-dessous. Vous n’y serez pas insensibles. Véritable éponge visuelle, Enrico Marini dessine avec une maitrise graphique hors norme. Inspiré par un cinéma d’action à grand spectacle, il compose ses planches avec des perspectives fortes et une dynamique exceptionnelle. Sa mise en couleur directe (c-a-d directement sur la planche), lui permet d’obtenir un rendu vibrant, et solaire.
Cependant, cet album se passe nuitamment. Ses couleurs sont donc plus terreuses que sur les précédents épisodes. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Il y gagne en profondeur ce qu’il perd en éclat. C’est dans la Basilique Saint-Pierre que cette ambiance crépusculaire donne le maximum de résultat. Enrico Marini réussit à évoquer ce lieu grandiose et impressionnant avec une impression forte de réalité. En choisissant de ne pas encrer ses arrières plans, il conserve une belle lisibilité, dans un décor riche et complexe.

Pour résumer

Accompagnez le Scorpion dans sa recherche d’origine. Le temps des explications définitives a sonné pour lui. Une fin de cycle, une fin de règne. Tout meurt et renait dans cet épisode “charnière”.


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