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Le leçon de piano de Jane Campion

Publié le 18 juin 2012 par Xylophon

Il y avait longtemps que je voulais voir ce film, palme d'or en 1993 à Cannes: le film de Jane Campion est un hommage à la musique et à la vie.

Ada, jeune femme veuve, est muette de naissance. Elle a une fille Flora. Elle accepte la proposition de partir en Nouvelle-Zélande et se remarier avec un homme qu'elle ne connait pas.

Passionnée de musique, elle y amène son piano. Quand son mari vient la chercher, après qu'elle ait accosté sur la plage, elle se résout à abandonner son instrument de musique.

Sans son piano, Ada est perdue, mais bientôt elle fait la connaissance d'un voisin, Baines, qui en échange de quelque cours de piano est prêt à transporter l'instrument. Le piano devient alors un moyen de rencontre entre Baines et Ada qui deviennent amants.

L'époux découvre cependant ces rendez-vous amoureux et se venge tragiquement auprès de sa femme.

Une musique réparatrice. Muette, Ada n'a pas la parole. Le piano est le moyen et le langage qu'elle utilise pour s'exprimer

Une musique fardeau et bourreau: si cette musique permet à Ada de s'exprimer, elle est aussi pour elle, au moment où son mari découvre qu'elle le trompe, son fardeau. Ce piano symbole de cette rencontre passionnée avec Baines, devient le propre bourreau d'Ada.

Le lyrisme de la leçon de piano, sans être trop appuyé, accompagné d'une musique qui résonne, encore et encore, rend ce film à la fois sensuel, beau, et tragique.

Ada est une héroïne romantique qui a réussi à dépasser à la fois sa position de femme soumise, et de musicienne mutilée.

Un chef d'œuvre.


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