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85 - la theorie nebuleuse des nebuleuses planetaires

Publié le 22 novembre 2012 par Jeanjacques

Schéma évolutif d’une étoile de type solaire

cycle géantes-naines blanches bis.JPG

LA THEORIE

1) Une nébuleuse planétaire  se forme dans le stade tardif de l'évolution d'une étoile semblable au soleil.
Après avoir produit de l'énergie pendant plusieurs milliards d'années grâce à la fusion nucléaire de l'hydrogène en hélium dans sa région centrale, l'étoile subit une série de crises énergétiques liées à l'épuisement de l'hydrogène et de la contraction ultérieure du cœur. Ces crises se terminent expansion de l’étoile pour devenir une géante rouge.
 Puis l'enveloppe extérieure de la géante rouge est éjectée et s'éloigne de l'étoile à une vitesse relativement faible de moins de 100.000 miles par heure. L'étoile est quant à elle transformée en une étoile naine blanche chaude compacte qui produit intense rayonnement ultraviolet (UV) et un vent rapide des particules

2) Une naine blanche est un objet céleste de forte densité, issue de l'évolution d'une étoile de masse modérée après la phase où se produisent des réactions thermonucléaires. Cet objet a alors une taille très petite comparativement à une étoile, et conserve longtemps une température surface élevée, d'où son nom de « naine blanche ».

3) Avec son collègue Edward Wishnow, Charles H. Townes, le célèbre prix Nobel de physique 1964 pour l'invention du laser, conduit des observations depuis des années à l'aide de l'instrument ISI. Ils sont arrivés à une conclusion assez étonnante. Bien que la luminosité de Bételgeuse n’ait pas diminué en moyenne depuis 1993... son diamètre en revanche s'est réduit de 15%! Le rétrécissement de la taille de la supergéante n’est pas négligeable. En 15 années, cette étoile a vu son rayon diminuer d’une distance égale à celle qui sépare Vénus du Soleil. Mieux, le processus semble aller en s’accélérant... Bételgeuse est considérée comme une étoile semi-variable mais on ne sait pas encore avec certitude à quoi pourrait être dû ce rétrécissement.

COMMENTAIRES

Dans ce schéma évolutif standard une naine blanche est une vieille étoile très chaude, dense et très compacte qui apparait être le cœur d’une étoile après qu’elle eut évacué sa couronne gazeuse issue du stade précédent de géante rouge. Le problème, c’est qu’aucune observation ne permet de justifier ce passage d’une phase à l’autre, tout au contraire puisque l’étude de Bételgeuse montre que celle-ci se rétrécit.

Pourquoi donc l’astrophysique standard a-t-elle besoin de présenter une naine blanche comme une vieille étoile alors même que certaines d’entre elles peuvent atteindre des températures de 100.000k ? Pourquoi donc la situer dans l’évolution après une géante rouge qui se dilaterait à l’extrême alors même  que celle-ci se contracte en refroidissant ? C’est que la grande densité du cœur d’une naine blanche et sa composition ne peuvent être que le résultat final de la phase des réactions thermonucléaires. En effet, dans le schéma académique d’effondrement d’un nuage la densification de l’étoile est progressive et suit le cycle de combustion : hydrogène> Hélium> carbone > Oxygène > silicium > Fer.

Or les naines blanches sont  composées de carbone et d'oxygène. Quand l'étoile parente est suffisamment massive il est possible qu'elle donne naissance à une naine blanche sans carbone, mais comprenant du néon et du magnésium en plus de l'oxygène. Une naine blanche serait donc une vieille étoile ayant parcourue tout le cycle de la combustion nucléaire.  Mais alors comment justifier la masse de gaz constituant la nébuleuse qui entoure la naine blanche ? Comment expliquer la présence d'un coeur hyper chaud et dense ?  Tout simplement en imaginant qu’une géante rouge doit se dilater à l’extrême au point de se séparer de sa couronne gazeuse qui justement constitue l’auréole d’une naine blanche et montrer à nu son coeur. Or l’observation démontre qu’une géante tend plutôt à se contracter en refroidissant : ou se trouve l’erreur ?

C’est que l’astrophysique académique doit absolument sauver le modèle de l’astrogenèse par effondrement gravitationnel d’un nuage. Elle ne peut concevoir qu’une naine blanche puisse être une jeune étoile ayant fabriqué sui generis ses  éléments selon l’inverse du cycle de combustion classique comme nous l’avons supposé dans la nouvelle théorie. Elle ne peut concevoir que la production d’hydrogène soit le stade final de ce cycle et que l’émission intense de gaz engendrant  la couronne de la nébuleuse fait immédiatement suite à l’évacuation par les pôles comme nous l’observons sur les étoiles naissantes. Elle ne peut  concevoir également qu’une géante rouge, lorsqu’elle a atteint sa taille finale, doit lentement se refroidir en se contractant sans que puisse démarrer de nouvelles réactions nucléaires pour éjecter sa couronne.

En définitive, un fait d’observation n’a pas d’objectivité propre et dépend pour son interprétation de la théorie dans lequel on l’intègre. Comme on le constate l’astrophysique actuelle est contrainte pour sauver son modèle, d’inventer le passage de la phase de géante rouge à celle de naine blanche en contradiction totale avec l’observation. Dans la nouvelle théorie du cycle des étoiles que nous présentons ici et sur nos sites, nous parvenons à être en totale accord avec toutes les données d’observation.


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