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FERTILITÉ: Cancer dans l’enfance, risque de ménopause en avance – Inserm et Human Reproduction

Publié le 24 novembre 2012 par Santelog @santelog

FERTILITÉ: Cancer dans l’enfance, risque de ménopause en avance – Inserm et Human ReproductionCette étude de chercheurs de l'AP-HP et de l'Institut Gustave Roussy associe l'antécédent de cancer durant l'enfance et la ménopause en avance, mais non précoce (soit avant 40 ans), et en cas de traitements spécifiques avec certains anticancéreux ou par chirurgie (ovariectomie unilatérale) et, tout particulièrement lorsque ces thérapies sont intervenues après le début de la puberté. Ces conclusions publiées dans l'édition du 15 novembre de la revue Human Reproduction et relayées par l'Inserm, précisent les facteurs de risque d'une fenêtre de fertilité réduite et vont permettre aux femmes concernées dans tenir compte et aider les oncologues à concevoir de nouveaux protocoles thérapeutiques pour éviter ce risque.


Les femmes ayant eu un cancer dans l'enfance sont connues pour être à risque accru de ménopause précoce mais les facteurs de risque associés restent mal connus. Ces chercheurs de l'Inserm, de l'AP-HP, de l'Institut Gustave Roussy et de l'Université Paris-Sud ont donc étudié l'âge de la ménopause de 706 femmes ayant eu un cancer dans l'enfance diagnostiqué avant l'âge de 18 ans, ont relevé les données de traitement (âge, durée, doses de radiations reçues au niveau des ovaires si radiothérapie, médicaments).


-   97 femmes ont atteint la ménopause à un âge moyen de 44 ans,


-   seules 2.1% d'entre elles (soit le double de l'incidence dans la population générale) ont développé une ménopause précoce avant 40 ans.


-   La ménopause a été chirurgicalement induite chez 36% de ces femmes.


-   Pour les autres participantes, les facteurs de risque donc non-chirurgicaux d'une ménopause avancée sont les doses des agents de chimiothérapie (agents akylants, dose de cyclophosphamide, dose de procarbazine)


-   l'augmentation de la dose de rayonnement aux ovaires,


-   l'ovariectomie unilatérale.


-   Le taux de risque de ménopause, le plus élevé, pour les femmes traitées par thérapies non-chirurgicales la ménopause est observé chez les femmes traitées après l'apparition de la puberté avec des agents alkylants (RR 9, IC : 95% de 2,7 à 28) ou associée à même une faible dose de rayonnement aux ovaires (RR = 29, IC 95% de 8 à 108).


-   L'exposition à une ovariectomie unilatérale est associée à une ménopause avancée de 7 ans.


L'étude confirme donc une ménopause en avance chez les femmes ayant eu un cancer dans l'enfance mais infirme le risque élevé de ménopause précoce soit avant 40 ans. Elle précise pour les patientes les facteurs de risque, liés à leur traitement qui peuvent réduire « leur fenêtre de fertilité », mais surtout elle «  rassure les femmes pour lesquelles le risque est faible », conclut Cécile Teinturier., auteur principal de l'étude.


Source: Communiqué Inserm et Human Reproduction doi: 10.1093/humrep/des391 First published online: November 15, 2012 Age at menopause and its influencing factors in a cohort of survivors of childhood cancer: earlier but rarely premature (Visuel Fotolia, vignette Inca)


FERTILITÉ: Cancer dans l’enfance, risque de ménopause en avance – Inserm et Human Reproduction
Lire aussi:FÉCONDITÉ: La fertilité liée à l'âge de la ménopause maternelle? -,sur la Ménopause


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