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Google Knowledge Graph arrive en France

Publié le 05 décembre 2012 par Emark @agence_emark

GOOGLE KNOWLEDGE GRAPH ARRIVE EN FRANCE

Google Knowledge Graph arrive en France


Attendu depuis longtemps, depuis le 4 décembre 2012 les pages de résultats google.fr affichent désormais des encadrés d'informations complémentaires contextuelles issues du Knowledge Graph (graphe de la connaissance).


Google a fait fortement évoluer son algorithme depuis environ 1 an pour passer d’une analyse par syntagmes (des groupes de mots) à une analyse par entités. Il exploite une masse de connaissances issues de bases de données collaboratives (Wikipédia ou Freebase notamment) mais aussi des Big Data représentées par les recherches des internautes sur Google.

C’est Amit Singhal qui l’a annoncé officiellement par un article publié sur le blog officiel de Google France : le big boss de Google Search explique les principaux atouts de cette évolution majeure pour la recherche d’information sur Google :

Le “Knowledge Graph” vous permet de chercher et d’obtenir instantanément des informations pertinentes sur des lieux, des bâtiments, des objets, ou des personnes que Google connaît : des monuments célèbres, des personnalités, des villes, des équipes de sports, des films, des objets célestes, des oeuvres d’art, et plus encore. C’est un pas essentiel dans l’avancée vers la recherche en ligne de demain, qui utilise l’intelligence collective du web et dont la compréhension du monde se rapproche un peu plus de celle des individus.
Le Knowledge Graph de Google ne repose pas seulement sur des sources publiques telles que Freebase, Wikipedia, et le CIA World Factbook. Il porte sur une échelle beaucoup plus large, pour apporter toujours plus d’ampleur et de profondeur à la recherche. A ce jour, il contient plus de 500 millions d’entités, ainsi que plus de 3.5 milliards de faits et de relations entre ces différents objets. Et il est ajusté en fonction des recherches des internautes, et de ce que nous découvrons sur Internet.

Selon lui, les 3 principaux atouts du Knowledge Graph pour l’internaute sont :

  • faciliter la levée de l’ambiguïté pour des termes qui ont plusieurs sens
  • fournir un maximum d’informations sur un sujet sans nécessiter des requêtes supplémentaires
    découvrir de nouvelles choses
  • Cet affichage est en place progressivement sur les comptes des utilisateurs français, aussi bien sur ordinateurs fixes que sur mobiles et tablettes.
  •  
    Quel impact pour Google ? Quels sont ses objectifs ?

     
    L’objectif principal de Google est de convaincre les internautes qu’ils doivent continuer à utiliser Google pour faire leurs recherches. L’idée est qu’il faut donner le maximum d’informations à l’internaute, quitte à ce qu’il reste longtemps sur Google et consulte plusieurs pages de résultats. En effet, après une première requête tapée directement par l’internaute (ou dictée !), l’utilisateur aura tendance à cliquer sur les liens proposés dans les encadrés Knowledge Graph. C’est ce qu’observe Google depuis son lancement sur google.com : une forte hausse du nombre de pages vues par internaute. Même s’il s’agit de requêtes indirectes (l’internaute ne les tape plus), l’utilisateur fait davantage de requêtes qu’avant.

    Evidemment, vous aurez compris qu’en voulant garder les internautes plus longtemps sur son site, Google a Facebook en ligne de mire.

    Attention : + de requêtes n’est pas forcément synonyme de + de revenus publicitaires pour Google, car – c’est un élément paradoxal majeur – les blocs d’information du knowledge graph s’affichent à l’emplacement habituellement réservé aux publicités AdWords. Google prend donc un pari : il est prêt à se couper éventuellement d’une partie de ses revenus AdWords pour renforcer encore l’usage de son moteur par les internautes. « Eventuellement », car sans doute dans la majorité des cas, il n’y avait de toutes façons pas de publicité AdWords sur ces requêtes. Mais au global, Google y gagne de toutes façons, c’est le match de la fidélisation et donc des parts de marché.

    Remarquez que Google fait exactement la même chose avec Google+ : jusqu’à quand Google pourra-t-il se permettre de ne pas y mettre de publicité ? Des jolis liens textes contextuels hyper-personnalisés pourraient pourtant apporter des millions de dollars…

     
    Quel impact pour le référencement ?

     
    Pour l’instant c’est encore un peu tôt pour conclure, mais il est certain que les habitudes des internautes risquent de changer. En termes d’impact SEO, on pense en premier lieu aux sites de type encyclopédique, qui pourraient perdre du trafic. En effet, l’internaute qui cherchait une information « basique » comme un lieu, un nom, une date, etc. n’aura plus besoin d’aller visiter certains sites qui pourraient donc voir leur trafic chuter. Y compris Wikipédia !

    Mais attention, ce n’est pas si évident, car le Knowledge Graph incite les internautes à creuser et à aller chercher une information un peu plus aboutie que celle affichée en premier dans les SERP. Toutes les requêtes successives sont autant d’opportunités pour les sites de contenu à se positionner et à obtenir du trafic. Cela pourrait donc favoriser les sites à fort contenu. Y compris Wikipédia ?

    Il y a certainement d’autres impacts, notamment sur le référencement local et sur le référencement des images.

      
    Michaël Corre pour eMark via WebRankInfo


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