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Soirée arrosée, lendemain et surlendemain de veille assurée

Publié le 29 juillet 2012 par Mouze
Éduc’alcool émet une mise en garde quant aux dangers de la consommation abusive Après une soirée bien arrosée, malgré une bonne nuit de sommeil et un foie ayant travaillé d’arrache-pied pour ramener le taux d’alcoolémie à zéro, les effets de l’alcool perdurent jusqu’à 24h après une cuite.
C'est du moins ce que rapporte une étude consacrée au lendemain de veille réalisée par l’organisme Éduc’alcool. Sujets : AA , Maison Jean Lapointe , Bureau des Services généraux des Alcooliques anonymes , Québec

Soirée arrosée, lendemain et surlendemain de veille assurée« Après une consommation excessive, les malaises apparaissent quand la concentration d’alcool dans le sang amorce sa descente et ils sont à leur point culminant quand elle est redescendue à zéro », précise le directeur général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy. Avoir la gueule de bois peut être dangereux
Selon l’organisme Éduc’alcool, les conséquences d’une consommation excessive d’alcool comme avoir mal à la tête, trembler et suer, avoir des problèmes de vision et ne pas parvenir à se concentrer est tout aussi dangereux qu’être en état d'ivresse.
Dans ces conditions, utiliser un véhicule, une machine ou un outil, faire une activité physique dangereuse, être responsable de la sécurité d’autres personnes ou prendre d’importantes décisions sont absolument contre-indiqués et irresponsables prévient l’organisme. « Si on souhaite être en pleine possession de ses moyens, il est essentiel de s’en tenir aux directives de consommation à faible risque, de bien saisir que la consommation excessive, même occasionnelle, pose de sérieux problèmes et qu’il est de très loin préférable de boire plus régulièrement de petites quantités d’alcool qu’occasionnellement de grosses quantités », ajoute Hubert Sacy. Un consommateur sur dix est concerné Si Educ’alcool estime qu’au Québec, près d’un consommateur d’alcool sur dix souffre d’une gueule de bois sur une base plus ou moins régulière, l’organisme croit que les jeunes adultes devraient porter une attention particulière à cette mise en garde.
Contrairement à la croyance populaire, les jeunes s’intoxiquent davantage que leurs aînés et rapportent plus souvent des gueules de bois. Omniprésent sur la place publique, l’alcool imbibe la génération Y, aux prises par ailleurs avec de plus en plus d’alcooliques. En effet, si parmi les consommateurs (12 ans et plus), 26 % des hommes et 11 % des femmes mentionnent avoir consommé cinq verres ou plus lors d’une même occasion au moins une fois au cours de la dernière année, cette proportion grimpe en flèche chez les 18-24 ans, alors que 40 % d’entre eux rapportent avoir consommé de façon abusive au cours de la dernière année. Jeunes et alcooliques, quelle galère
Par ailleurs, à l’heure actuelle, si les jeunes entre 18-24 ans affirment pour près de la moitié consommer de manière excessive, ils forment également une population de plus en plus à risque pour ce qui est de l’alcoolisme. Un récent sondage mené au Québec par le Bureau des Services généraux des Alcooliques anonymes (AA) démontre que plus d’un AA sur dix est dans la vingtaine. « Alors que l’alcoolisme chez les jeunes était auparavant quasi inexistant, ce problème tend à croître avec les années », explique Guy Fournier, coordonnateur de l’information publique pour les AA et ancien propriétaire d’une maison de thérapie Le P’tit Bernois.
Au cours de la dernière décennie, la Maison Jean Lapointe a également vu sa clientèle rajeunir. « Auparavant, l’alcoolisme était un phénomène observé presque uniquement chez les populations plus âgées. Mais, présentement, chez les 18-24 ans, il s’agit d’un problème plus important que la toxicomanie », affirme Véronique, intervenante à la Maison Jean Lapointe.
Par ailleurs, la normalisation sociale de l’alcool chez les 18-24 ans rend difficile pour eux la tâche de déterminer s’ils ont un problème de consommation ou non. « Les jeunes sont sujets à minimiser ou même à banaliser leur consommation d’alcool », ajoute-t-elle. Pour Jacob Amon Suissa, expert spécialisé dans l’impact social de la toxicomanie sur les individus, ce n’est pas l’alcool en soi qui cause un problème, mais la relation qu’entretient l’individu à cette substance. « Dans l’ère de l’hyper individualisme et de la subversion du réel par le virtuel, les individus vivent dans une bulle les séparant du reste du monde et ressentent davantage le besoin de combler un vide engendré par le manque de communication interpersonnelle.
L’alcool vient ainsi combler cet écart. » Toutefois, il semblerait que la consommation d’alcool soit d’abord et avant une question de culture. « Ça répond à la recherche du plaisir au sein d’une culture occidentale de plus en plus hédoniste », expose le professeur. Les jeunes adultes seraient plus susceptibles à la fois de rechercher cet état de bien-être et de le combler par l’alcool. Comme le rappelle l’ancien propriétaire du P’tit Bernois, Guy Fournier, « il ne faut pas oublier que les jeunes adultes sont à une période de leur vie où ils expérimentent énormément, testent leurs limites et les dépassent souvent ». (GG)
Source: http://www.hebdorivenord.com/Actualites/2012-07-27/article-3040624/Soiree-arrosee,-lendemain-et-surlendemain-de-veille-assuree/1

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