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Flore ou la rage de vaincre -XI- : l'Errance d'un coeur qui bat

Publié le 05 avril 2008 par Aurore @aurore
Flore ou la rage de vaincre -XI- : l'Errance d'un coeur qui bat RETROUVEZ ici : LA MARCHE BLANCHE "L B E R T A D ! L I B E R T AD !" (clic sur l'image) ... Merci à TOI qui me liras sans défaillir...        FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - XI- : L'ERRANCE D'UN COEUR QUI BAT. Deux semaines plus tard je déchirai les papiers du mariage. Une boule en moi montait. Serge était là avec un écriteau où l’on pouvait lire en lettre rouge « help me. Help me »   Je me souvenais ou ma tête dans ses mains il me disait   « Il faut qu’elle sorte cette balle... il le faut pour nous. » Je restais muette, comme une morte vivante devant son regard amoureux.   Rien de ce qui n’était pas lui ne m’interpellait. Tout était lui. Ses moindres contours je les devinais. Tranquillement assis dans le rocking chair il me souriait. Nos échanges furent des plus profonds et des plus sincères... Rien d’autre n’existait que nous. Pourtant sur son visage se dessinaient quelques inquiétudes, quelques lointains, que je respectais. Après tout Il n’était pas mien et chacun avait sa liberté. Mais pouvais-je deviner ses soucis. L’ombre passait sur son visage. D’une grande admiration je me faisais entière le savait –il ? je pense oui... je pense... pouvais je en être sure? Ainsi il en était de moi, de mes doutes, de l’amour que je lui portais. Pour la première fois je connus le sentiment de jalousie. Jalousie de la distance de nos âmes. Jalousie d’une distance infernale du temps.  Jalousie de mon corps. Oh, combien je l’aimais. Seule sur ma route je cachais ce désarroi. Pourquoi fallait – il que l’amour nous rende ainsi? Pourquoi tant de doutes? Tant de questions que je n’oserais dire affluèrent dans mon esprit. Dire que je tremblais, comment oserais-je ? Moi l’orgueilleuse de mes sentiments, moi la sauvage ? Vérité d'un duel interminable , d'une guerre de deux mondes sans en connaitre leur naissance.Vérité d'un cercle dans lequel sillonnent le " Bien " et le " Mal "  Quelque chose en moi se heurta à ce bonheur. Un sentiment de l’indéfinissable, de recul. Quelque chose de bien enfoui au fond de moi en tout les cas pour m’interdire cette joie. L’abandon de ma mère, de mon père, l’orphelinat, le foyer de jeune fille 'maudit", le viol, l'avortement de ma folle jeunesse, la maladie, l'attentat sur ma vie. Tout me disait que je devais le rejeter. Fermer cette porte au « oui » de l’avenir. Restée là, bloquée et sans survie d’un soupçon de béatitude. Souffrir encore et me faire souffrir   Etait- ce là mon chemin... Était-ce là ma vie ?   Je pleurais des larmes d’argent et d’or ce jour là. Je pleurais le cœur fermé Je reproduisais le mal que l’on m’avait fait. Là devant moi cet homme qui pourtant j’aimais soudainement et malgré moi je le haïssais. Je n’arrivais même pas à comprendre mon attitude. C’était plus fort que moi, il fallait que je ferme la porte, celle de mon chez moi, celle de mon ouïe, celle de mes tréfonds. Les forces vives de ma respiration ne prêtèrent aucune attention  à mon absolu dans cet amour inachevé.   Que me restait-il alors pour combattre cette infernale spirale qui hantait mes rêves et mon intérieur le plus intime? Sera - t-il me pardonner un jour?   Avant de fermer la porte il voulut m'offrir un présent. Deux statues de superbes éléphants. C'est tout ce qu'il avait, mais cela était tout pour lui. Ma déchirure fut tellement profonde et ancrée au fond de moi même, qu'un seul sourire atteignit mes lèvres.   J'ai su qu'à partir de ce jour là, plus rien de saurait être sans lui.   Ainsi il en était de ma décision.   Les jours et les mois passèrent d'une tristesse à m'en plus finir. Je me devais de réagir, ne pas sombrer, continuer d'avancer.   Seule Doriane fut au courant de ma triste histoire d'amour. Fidélité d’amitié, amie jusqu'à mon dernier souffle. J'entrepris de refaire du sport, j'avais 26 ans. Ce corps que j'avais délaissé trop longtemps, il fallait que je m'en occupe car me disais-je un seul corps m'est donné. Attirée par le fait que je pensais que l'homme est le plus parfait des diamants, j'entrepris aussi de refaire des études. Tout d'abord dans la littérature. Mon chemin m’avait fait rencontré un professeur " Christian" dans ce domaine .Coïncidence peut être il enseignait à Fontainebleau .Avec lui j'appris le sens des mots. Sauf celui d'aimer et pourtant, à mon esprit revenait ceci :   'Lorsque l'on a aimé une fois l'on peut aimer encore plus" Ces pensées furent oubliées, car j'étais peut enclin à l'oisiveté.   Me soigner, reprendre des forces et reprendre mon travail à Etampes voilà ce qui m'obséda.   Retourner sur les lieux de l'attentat le pourrais-je le pourrais-je?     Aurore  (...histoire ...) A suivre..

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