New York, Unité Spéciale // Saison 14. Episode 10. Presumed Guilty.
Ce que je trouve d'assez hallucinant avec SVU c'est qu'il s'agit d'une série qui est toujours autant pleine de ressources. Elle ne se laisse pas avoir par les facilités scénaristes de beaucoup de
séries policières et se met volontairement même quelques bâtons dans les roues afin de ne pas s'ennuyer. SVU est une série différente de celles que l'on peut voir dans sa catégorie
habituellement, elle prend très souvent le parti de développer ses personanges d'une manière intéressante. Cette semaine donc, Enrique Rodriguez, un catholique moyen est déterminer à se faire
justice lorsqu'il découvre que sa soeur était impliquée dans un scandal de l'Eglise. C'est un sujet vu et revu mais l'angle d'attaque de l'épisode était réellement intéressant. Etant donné que
généralement, SVU choisie des histoires proche de l'actualité (et qui se rapproche au plus de faits réels), bien évidemment que ce sujet des scandales dans l'Eglise, il fallait que cela revienne
sur le tapis un jour ou l'autre. Pour se faire, l'épisode s'est entouré de très bonnes têtes comme Denis O'Hare (The Good Wife, American Horror Story) que je n'attendais pas vraiment dans un rôle
de cette envergure mais qui m'a une nouvelle fois bluffé.
Il se retrouve dans le rôle du père Chris Shea, un personnage assez touchant d'un côté alors qu'il s'est fait battre en pleine rue. Mais aussi assez surprenant. Je ne m'attendais pas du tout à ce
que les choses évoluent de cette manière, ni même que l'intrigue ait un rapport aussi étroit avec l'Eglise si l'on suit l'introduction de l'épisode. Mais j'ai trouvé cela assez réjouissant dans
son ensemble et les personnages sont suffisamment bien développés pour que l'on ne perde pas de temps à droite et à gauche. J'ai par ailleurs bien aimé le personnage d'Enrique Rodriguez, incarné
par un Theo Rossi (Sons of Anarchy) troublant. L'épisode va puiser au delà de l'histoire des émotions assez étranges, que l'on n'a pas souvent dans SVU finalement. Mais c'est aussi pour cela que
cet épisode est très réussi. Surement l'un des plus réussis de la saison à ce jour. Tony Plana (Ugly Betty) s'offre une place de luxe dans l'épisode lui aussi en incarnant un Monseigneur assez
froid et surtout charismatique. Encore une fois un personnage que je n'attendais pas du tout, surtout de la part de cet acteur que je n'ai jamais eu l'habitude de voir dans ce genre de
situations.
Mais ce
n'est pas tout, les personnages réguliers de SVU ont eux aussi droit à de petites intrigues sympathiques comme Olivia qui va partir pour Noël aux Bahamas avec un bel et sombre inconnu. J'aime
bien la simplicité d'Olivia cette année, elle est beaucoup plus épanouie. Surement grâce aux récents développements dans sa vie amoureuse. Mais ce n'est pas tout, Amanda a elle aussi quelque
chose de prévu, sans compter Nick et sa famille (je trouve d'ailleurs ce personnage de plus en plus agréable). Finalement, SVU nous offre encore une fois une solide petite histoire. C'est
toujours aussi sordide au fond, notamment avec le côté pervers des sentiments que l'épisode développe, mais c'est aussi pour cela que la série est réaliste et qu'elle invite le téléspectateur
dans quelque chose de différent de ce que l'on peut voir dans les séries policières classiques. Rizzoli & Isles avait déjà fait un épisode dans ce genre là, mettant encore une fois en scène
l'Eglise, mais à milieu lieu de l'épisode de SVU dans le sens où Rizzoli & Isles ne sait pas comment gérer ses personnages et tenter de conserver suffisamment de suspense pour éviter de nous
ennuyer.
Note : 7.5/10. En bref, un bon épisode de SVU. Touchant et intéressant à la fois.
