Magazine Cinéma

Brandy / 4 ans d’absence, pourquoi?

Par Tween

brandy

RNB

BRANDY / 4 ANS D’ABSENCE, POURQUOI?

7 janvier 2013

Two Eleven ou le 11 fevrier, date du décès de Whitney Houston, jour de la date de naissance de Brandy. Au delà de l’hommage à l’ex Madame Bobby Brown, cet album marque une vraie résurrection pour la chanteuse : carriere au plus bas suite à la sortie de Human, escapades « Real Tv » dispensables, brouilles avec son label…Brandy a mit 4 ans (autrement une éternité de nos jours) pour développer son nouveau projet. Pourquoi ? elle a quitté « à l’amiable » sa maison de disque, et a mit de coté toutes les démos qui étaient censées se retrouver sur son prochain album. Elle jette son dévolu sur RCA principalement car Breyon Prescott (directeur du label) pense qu’il peut aisément relancer sa carrière et que son manque de reconnaissance est seulement dû au déficit de promotion de son ancienne maison de disque.

Hype and trendy connait très bien le parcours de cette chanteuse, car il faut bien avouer que Brandy est dans le monde du R&B une artiste qui a sorti des albums de grandes qualités et ce principalement grâce à Rodney Jerkins et Timbaland. Très souvent injustement  limitée (surtout en France) à The Boy Is Mine les albums de Brandy sont pourtant des petites pépites et donnent souvent le la aux artistes de R&B. Une chose est sûre Two Eleven ne laissera personne indifferent car les productions tranchent radicalement avec ce que l’artiste a l’habitude de nous proposer. Ceci du principalement au changement dans la direction artistique : Sean Garrett gère la majeure partie de la production.Cet arrangeur connu pour ses prods pour Ciara, Beyoncé, Janet…agrémente ses titres de beats Hip Hop écrasants et de boucles de samples apportant une dose plus « rap » à ses productions. Choix respectable quand la tendance est plus à l’électronique dans le R&B. Une multitude d’autres producteurs viennent aussi lui prêter main forte : Switch, Mike City, Bangladesh, Mario Winans…

Devant une telle armée de compositeurs, on pourrait craindre (comme c’est souvent le cas) un album qui compile les « charts banger » tel une compilation. Two Eleven évite habilement ce travers : il est d’une rare cohérence comme si tous les producteurs avaient travaillés de concert afin que l’album ait une identité marquée, c’est bien la cas ici.

PAS DE NUANCES POP, BRANDY REVIENT AUX FONDAMENTAUX DU R&B, CELUI QUI A FAIT LE SUCCES DE NEVER SAY NEVER ET D’AFRODISIAC…

Pas de « hits » pas de titres qui prend réellement le dessus sur les autres ce qui ne veut pas biensûr dire qu’il y a de mauvaises chansons. Au contraire Two Eleven en est rempli. A l’image de Put It Down (avec Chris Brown, seul guest du disque) qui laisse de prime abord perplexe… il ne faut que quelques repeat pour saisir complément le travail de production du titre : les superpositions de voix, les harmonies en arrière plan . Put it Down manque certes d’émotion mais c ‘est un titre r&b quasi hip hop où la production de Sean Garett sonne juste. Le titre est sorti il y a des mois et il n’y a que récemment qu’il gravit lentement les marches du TOP RNB US, comme si le grand public a du l’entendre pendant un certain moment pour se l’approprier complément. Ce 1er single est finalement à l’image de ce nouvel album. Il prend a contre-pied les modes Two Eleven merite une écoute attentive, prolongée pour en decouvir toutes les subtilités.

Let It Go (soeur jumelle du 1er single) qui reprend le refrain de Tonight de Lykke Li utilisé avec un boucle du refrain dans le même style que ce que Jam et Lewis avaient fait a l’époque sur Le sample de Joni Mitchell sur Got’t il it s Gone de janet.

Slower (la seule prod’ de Switch) sorte d’ode au cuni, perturbe par son beat inhabituel mais fini par emporter notamment grâce a un pré chorus presque Ska, et une évocation subtile aux productions de Rodney Jerkins de l’album Full Moon.

Brandy expérimente. Aussi de multiples résonances sont faites aux titres du passé, cette impression se ressent notamment sur Do you Know What you have, titre nostalgique qui nous ramène à l’époque de son tout premier album éponyme. Sensation encore plus marqué sur Wish Your love away, la production de Mario Winans qui calque à la perfection la construction musicale et les orgues de The Boy Is Mine.

On craignait le pire avec les productions de Rico Love (« turn the lights off !!!) , producteurs « In » du moment qui sert des titres assez ennuyeux aux artistes désireux de revenir aux sources du R&B, et il faut dire que nous sommes de ce coté agréablement surpris : No Such Thing As too Late est une reinterpretation du Let ‘s Wait Awhile de Janet jackson, Paint This House le titre le plus sexuellement explicite de la carrière de Brandy est l’antithèse du titre précédent. Il est aussi une parfaite réedite du Motivation de Kelly Rowland.

La où il excelle c’est sur Hardly Breathing qui prouve que Brandy n’a pas de pareille pour jouer de son redoutable vibrato. Un titre très largement inspiré du No Air de Jordin Sparks (une chanson pour laquelle elle se voyait l’interprète) Les superpositions de voix parfaitement produites donne des frissons : un signe qui ne trompe pas. Autre pilier de l’album : le deuxième extrait Wildest Dreams (évoquant les beaux jours de Mary J Blige) est très certainement le meilleur titre R&B de l’année dernière, le silence de ce titre dans les charts est inexplicable.

Frank Ocean répond aussi présent en écrivant Scared Of beautiful qui aurait pu aisément intégrer la tracklisting de Channel Orange. Un titre musicalement difficie d’accès, peut être du au réarrangement de la chanson par Warryn Campbell qui tire plus vers le Gospel. Pourtant rien ici ne remue autant que leur précédente collaboration qui avait donné naissance à 2 monuments restés injustement cantonnés à des inédits (Freeedom et Surpise Ending).

Les 3 bonus tracks valent aussi leur pesant d’or notamment sur What You Need toujours produit par Garrett qui parodie Cockiness de Rihanna ou Music de Mike City (qui avait produit le tire Full Moon) ou Brandy chante sa passion pour la musique comme s’il s’agissait d’une chanson d’amour.

Comme vous avez pu le lire two eleven évoque bons nombres de titres R&B du moment néamoins Brandy réussit a se rappororier les chansons et dépasse toutes les interpretations faite par les chanteuses concurrentes. Elle ne joue pas dans le meme catégorie de toute façon. Two Eleven est une réussite une brillante incursion dans le R&B actuel il peut surprendre par son aspect prosaïque mais et finalement une brillante réinvention de son univers artistique. Un album rare dans le r&B actuel donc…. précieux !

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Tween 58 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte