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The Master, film de Paul Thomas Anderson

Publié le 13 janvier 2013 par Mpbernet

équipe

Inutile de chercher à savoir jusqu’à quel point le réalisateur de ce film s’est inspiré de la vie d’un célébrissime fondateur de secte basée sur des techniques de développement personnel et proclamée religion en 1953. Ici, nous voici transportés en 1950, dans cette Amérique d’après-guerre minutieusement reconstituée, à la suite d’un pauvre marin de la navy atteint d’un syndrome post traumatique et devenu alcoolique et violent, Freddie Quell, l’excellent acteur portoricain Joaquin Phoenix.

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Il va croiser la route d’un homme charismatique et mythomane, Lancaster Dodd – incarné par Philip Seymour Hoffmann. Utilisant des techniques d’ « analyse » ou de « déshypnotisation », le Maître va l’utiliser comme cobaye et bientôt disciple, prétendant vider ses expériences douloureuses de leur substance nocive. A ce titre, la longue « cure » subie par Freddie est un échec … Il restera un ivrogne et un violent, même si, parfois, il parvient à maîtriser ses pulsions.

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Le film laisse un sentiment mitigé : on admire la forme et l’interprétation magistrales, mais la démonstration reste faible. Après le terrible « There willl be blood », Paul Thomas Anderson donne une nouvelle variation sur les thèmes du pouvoir et de l’assujettissement, cette fois plus axée sur la foi et la croyance à des théories fumeuses et en tous cas non scientifiques, du libre arbitre et de l’adhésion. On y voit comment débute une gigantesque exploitation de la crédulité des plus faibles, assise sur une série d’escroqueries pas toujours intellectuelles.

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A voir uniquement pour les performances des acteurs, particulièrement remarquables. Mais c’est un peu ennuyeux et certainement, pour les férus de psychologie, très révoltant.


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