Californication // Saison 6. Episode 1. The Unforgiven.
Après la brillante saison 4, qui aurait pu achever Californication sur les belles notes de "You Can't Always Get What You Want" des Rolling
Stones, la série nous avait offert une saison complètement décousue et ne servant clairement pas le personnage. Une saison inutile qui ne réglait aucun problème. Une formidable
introduction pour la saison 6 finalement qui se lance pour défit : faire arrêter l'alcool à Hank afin de lui faire prendre conscience de son état d'autodestruction. Tout cela est assez ambitieux
et une bonne idée sauf que ce premier épisode peine à rendre l'introduction digeste. J'ai eu beaucoup de mal avec les divers flashbacks qui reviennent sur le moment où Hank et Karen se sont
rencontrés pour la première fois. J'ai comme l'impression que cela arrive beaucoup trop tard dans la série. En plus de cela, ce n'est pas utile. A la fin de la saison 5 nous laissions Hank,
drogué à l'overdose, entre les mains de Carrie. Il se réveille dans cet épisode à l'hôpital. Sain et sauf une fois de plus. Enfin, en apparence. L'épisode tente de grossir le trait, histoire de
nous montrer que Hank a bel et bien un problème avec l'alcool alors qu'avant ce n'était que logique et normal.
La tentative de moralisation du personnage est d'un côté une bonne idée mais le tout est que grossièrement introduit et me déçoit. J'en attendais plus de la part de ce grand retour de
Californication. Surtout que c'est une série que j'apprécie pour son côté farfelu qui ne se prend pas la tête avec les règles que nous impose la société. Il y avait quelque chose
de malsain dans Californication qui est en train d'être totalement déconstruit. Le monde de Hank tente de le faire se sentir coupable de tout ce qui arrive aux gens qui l'entoure
et même pour Karen ou encore sa fille, Becca, qui veut arrêter la fac et devenir une écrivaine, comme son père. Je ne veux pas que Becca devienne une sorte d'ombre de son père et je n'aurais
jamais pensé que les scénaristes allaient aller sur ce chemin là avec elle. Je suis déçu même si cela peut devenir intéressant et plonger Becca dans la même galère finalement. Je commence à
croire que Becca n'a pas pris conscience des erreurs de son père. Becca a tellement plus de potentiel, j'espère que la suite de la saison lui donnera de nouvelles opportunités bien plus
intéressantes sans quoi elle pourrait être complètement perdue de mon point de vue.
J'ai de plus en plus de mal avec Charlie. Déjà l'an dernier, il était devenu beaucoup moins intéressant. Je préfère ce personnage quand il fait ses trucs de son côté, et surtout quand il se retrouve dans des situations rocambolesques comme celles des saisons une et trois. Mais je suis toujours un grand fan de Marcy, son ex femme incarné par une Pamela Adlon très en beauté (enfin... j'entends par là qu'elle est en forme). J'aime bien cette actrice et je trouverais dommage qu'ils ne fassent rien de ce personnage. La seule scène qui m'a vraiment plu dans cet épisode c'est celle où tous les personnages se retrouvent dans la même pièce, assis dans un fauteuil à réfléchir. C'était une sorte de symbole de cette amitié qui lie tous les personnages.
Note : 3/10. En bref, un retour très décevant. Une seule bonne scène et de bonnes idées pour la suite.