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Christoph Waltz, L’acteur

Publié le 15 janvier 2013 par Tempscritiques @tournezcoupez

A l’occasion de la sortie de Django Unchained demain, il serait plus que temps de rendre hommage à l’acteur devenu désormais indispensable à Quentin Tarantino. Encore une fois, Christoph Waltz porte le film.

L’acteur

Quentin Tarantino n’aurait jamais tourné Inglorious Basterds si il n’avait pas trouvé L‘acteur. L’acteur capable de transcender le film et de porter sur ses épaules le poids d’un rôle difficile. Il n’est pas aisé pour un acteur, et même tout simplement pour un homme, de porter la casquette d’un officier nazi, tout en manifestant l’aisance requise. Ralph Fiennes l’avait fait auparavant dans La Liste de Schindler. Et il fut rare de dégoter un acteur simulant avec brio les prétendues « joies » du sadisme nazi. Et puis, il est arrivé. L‘acteur. L’acteur capable de porter sur ses épaules le poids de ce rôle difficile. Tarantino, immédiatement emballé, l’engage ; et après présentation du film à Cannes, Christoph Waltz, jusque là acteur de séries B et de petits feuilletons, se retrouve catapulté sous le feu des projecteurs. Il est L‘acteur ! Celui qui transcende le film. Respirant la tyrannie, l’hypocrisie, l’orgueil et le sadisme, Waltz se glisse alors dans la peau d’un  personnage cruel et vicelard. Un rôle dont il sera peut-être difficile de se défaire.

Début de carrière

Les contrats commencent donc. De petits pour commencer. De l’eau pour les éléphants, nanar sentimental. Les trois mousquetaires, flop. Et puis, Waltz se tourne vers des réalisateurs plus attrayants. Michel Gondry, pour lequel il jouera dans The Green Hornet, descendu par la critique. Et puis enfin, pour Polanski, dans son huis-clos Carnage. Maintenant, le revoilà sous la direction de son ami, Quentin Tarantino, dans un spaghetti sauce tomate, Django Unchained. Même si Jamie Foxx prétend endosser le premier rôle, ceux qui ont déjà eu la chance de voir le film, admettent que c’est finalement Waltz qui mène la barque. Il repart d’ailleurs cette année avec le Golden Globe pour le meilleur « second » rôle. Charisme et prestance le dirigent, et l’acteur s’inscrit désormais comme l’un des meilleurs acteurs du moment.

Avenir

Pour l’avenir, Waltz entre pleinement dans la cour des grands. Il sera cette année à l’affiche du nouveau film de Terry Gilliam (L’armée des douze singes, Brazil) dans The Zero Theorem, une oeuvre de science fiction qui se veut extrêmement décalée. Mais, dans un rôle plus terre-à-terre, il interprétera Mikhaïl Gorbatchev dans Reykjavik, un film historique sur la rencontre de deux chefs d’états radicalement opposés. Il sera confronté à Michael Douglas (qui interprétera Reagan). C’est Mike Newell qui sera derrière la caméra.

CW

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Terence B.


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