Do No Harm // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Le genre médical est aujourd'hui assez éculé. Il y a déjà eu tant de séries exploitant le sujet qu'il est difficile d'innover. NBC s'est dit qu'elle pouvait peut être trouver une
nouvelle façon de pratiquer la médecine à la télévision avec Do No Harm, créée par David Schulner (The Event, Trauma). Pas de
quoi sauter au plafond, ce premier épisode est assez mauvais. Disons que je n'ai pas compris le but réel de cette série. Le personnage principal, inspiré de Jekyll and Hyde, n'a rien
d'exceptionnel sans compter sur le fait que le jeu de Steven Pasquale (Rescue Me) manque de nuance quand il commence à se transformer en vilain garçon qui saute
sur tout ce qui bouge et qui aime se battre. Le ridicule de la tête de Jason Cole / Ian Price n'aide pas du tout. Ce premier épisode tente de nous mettre en condition et de nous présenter une
évantail de ce que le héros peut faire aussi bien quand il est gentil que quand il est méchant. Si on peut trouver intéressant l'idée, l'éxécution est légèrement ridicule et n'invite pas le
téléspectateur à revenir. Sans compter que le cliffangher manque de tessiture et d'envergure.
Le combat quotidien d'un neurochirurgien dont le dangereux alter ego menace de céder à la folie à tout moment et ainsi de détruire sa vie personnelle et professionnelle...
Dès les premières minutes,
Do No Harm fond dans quelque chose de très peu passionnant. Les cas médicaux n'ont rien de surprenant et leur résolution non plus. Je ne sais pas ce qu'il faut attendre de la
part de Do No Harm finalement. Cette série ressemble beaucoup plus à une sorte de téléfilm de l'après midi que l'on pourrait regarder en rigolant ou en buvant un bon thé. Mais je
ne suis pas sûr que cela soit très sain de voir cette série chaque semaine. Disons que les bases qui sont posées par ce premier épisode n'ont rien d'encourageantes. Surtout quand il s'agit de
créer des relations entre les personnages. Je trouve assez drôle cette séquence où Ian Price prend le dessus sur Cole un soir où il va voir Lena Solis. Cette dernière va donc passer une nuit de
folie avec lui qu'elle et lui préféreraient surement oublier. Par chance, lui a tout oublié puisqu'il ne sait pas ce que fait son alterego. Alana de la Garza (Law &
Order Los Angeles) joue un rôle basique et un tantinet ennuyeux. Disons que ce qu'elle apporte à la série n'a pas de grand intérêt et que l'ensemble pourrait être bien plus intéressant
dans une configuration différente.
L'épisode va et vient. Cette impression d'être dans le tambour d'une machine à laver n'aide pas à apprécier le voyage. J'ai rapidement décroché, surtout quand les dialogues, aussi fades et
automatiques sont-ils n'aident pas à apprécier la substantifique moëlle de cette série. Do No Harm n'est pas à voir, vous l'aurez bien compris. Il suffit de passer son chemin
gentiment. Je ne pense même pas aller au bout de cette première saison composée de 12 épisodes et je ne comprends pas pourquoi NBC a commandé cette horreur. Cette année
NBC a commandé aussi bien des bonnes choses que des très décevantes voire mauvaises (Revolution, 1600 Penn, Go On,
Animal Practice). En espérant que le network puisse malgré tout gagner quelques fidèles en termes d'audience car de ce que je vois là, ce n'est pas très encourageant pour la
suite. Détruire le mythe de Jekyll et Mister Hyde dans une série à la mort moi le noeud comme Do No Harm, je plains le scénariste qui a osé pondre un truc aussi ridicule
ressemblant beaucoup plus à de la logorhée médicale qu'autre chose.
Note : 2/10. En bref, ridicule et ennuyeux.
