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L’amour du risque : manger en Indonésie

Publié le 28 mars 2012 par Marinel1 @Mavieenmieux

Ma collègue venant de nous faire une jolie éruption cutanée suite à un repas trop indonésien peut-être, je pense que c’est le moment où jamais pour vous parler de la nourriture en Indonésie. Et quelle nourriture! Oui, c’est certain, ce magnifique archipel est loin d’être aussi connu pour sa nourriture que pour ses plages paradisiaques. Et en bonne frenchie-qui-aime-la-bonne-bouffe, vous comprendrez par la suite mon choix quant au titre de cet article.

Avant de parler des spécialités culinaires du pays, attardons nous sur les lieux dans lesquels on les trouve, du plus basique au plus haut de gamme :

1. Les Penjual di sepeda : le nom laisse imaginer quelque chose de sofistiqué, mais ce ne sont que des marchands à vélo. (Raté!) Le plus souvent ils vendent des glaces ou du pain, sur un fond musical répétitif tellement assourdissant que même un aveugle cul de jatte et dislexique les retrouverait, depuis l’autre bout de la ville. (Oulala humour noir, pas bien, mais elle m’énerve cette musique. POINT.)

L’amour du risque : manger en Indonésie

2. Les Penjual di gerobak : on pourrait les qualifier de chariots ambulants en français, mais après mûre réflexion, c’est assez difficile à décrire, alors regardez la photo, faut bien qu’elle serve à quelque chose après tout. Le vendeur peut tout aussi bien être mobile ou se trouver un petit endroit pour s’installer dans la rue. On trouve deux types de penjual di gerobak : les vendeurs de fruits (pas cher du tout, il te concocte une petite salade bien sympa pour 5 000 Rp, soit 40cts, mais bon “l’amour du risque” réside dans le fait que les fruits, bah tu sais pas depuis combien de temps ils sont là, et surtout, il fait chaud ici, et le soleil et la pollution toute la journée/semaine, ça doit pas aider. Le deuxième type de penjual, ce sont les vendeurs de beignets-choses informes cuites dans le bidon d’huile qu’il trimbale- aux légumes, à la banane ou au manioc par exemple. Super bon, super pas cher, nouvel amour du risque.

L’amour du risque : manger en Indonésie

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3. les Warungs : stars de la restauration locale, les warungs sont des petits restaurants de rue dans lesquels on ne propose qu’un plat, le plus souvent soto ayam ou gado gado (voir plus bas), qui ne coûte presque rien : 8 000 Rp soit un peu moins de 70 cts. C’est très bon la plupart du temps, mais lorsqu’on tombe sur le mauvais, alors là c’est  tourista pendant une bonne semaine. Mais on finit par s’y faire, et pour les bons radins comme moi, c’est tellement un bon rapport qualité prix, qu’on finit toujours par y retourner. C’est plutôt rare d’y trouver des occidentaux car c’est assez précaire comme restau (planches en bois pour les sièges, bâches en guise de murs, etc), mais les indonésiens sont toujours contents de nous voir se joindre à eux.

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4. Les Wartegs : Ce sont un peu les Warungs haut de gamme : les plus souvent il y a un “buffet” (les guillemets sont de rigueur), avec un grand choix de plats, de viande, de poissons, de légumes etc. Il y a aussi une vraie salle pour manger, avec des tables et chaises (Oui, ça paraît bizarre, mais c’est bien de le préciser). C’est là que nous mangeons le midi pendant nos pauses déjeuner. Oui, parce qu’on est des gens comme ça nous, on aime le luxe. On a toujours le droit à notre dose de riz blanc au départ, puis on agrémente avec les aliments proposés. Je n’ai jamais été malade, tout est bien cuit donc les risques sont minimisés. On paie au maximum 1€, un peu plus (1.20 €) si on prend de la viande/poisson au lieu du tofu. Les smoothies tropbonsdelamortquitue coûtent 0.80 €. La vie est belle.

L’amour du risque : manger en Indonésie

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5. Les autres restaurants se trouvent dans les malls, et sont, à peu de choses près, les mêmes qu’en France, mais les prix restent très bas. Pour les fans de sushis par exemple, à deux, avec un vrai festin, on en a eu pour 12€.

En ce qui concerne la nourriture en elle-même, il existe différents plats, souvent à base de riz, ou tout du moins accompagnés de riz :

1. Le Nasi Goreng : Plat national, un restaurant n’en est pas un s’il ne le propose pas sur sa carte. C’est tout simplement du riz frit, mélangé à quelques légumes et parfois du poulet, accompagné d’un oeuf frit (oui, ici tout est frit, sinon c’est pas drôle, on n’a pas de diabète), de chips bizarroïdes et de trois rondelles de concombres et tomates. C’est très bon, et c’est la valeur sûre dans les restaurants doûteux. Quant on ne mange pas avec les doigts, on a le droit à une fourchette et une cuillère, jamais de couteaux en Indonésie.

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Oui, je sais, ça fait rêver. Il existe aussi la version avec des nouilles : Mie goreng.

2. Soto ayam : c’est tout simplement une soupe au poulet. Accompagnée de riz comme toujours, on la trouve dans tous les restaurant cités ci-dessus. Je pense que c’est le plat que je préfère.

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3. Gado gado : La traduction française est “salade”. Ce sont des crudités à la sauce cacahuète. La cacahuète est très présente dans les plats indonésiens, et je dois dire que pour le gado gado, c’est plus de la sauce cacahuète aux crudités que des crudités à la sauce cacahuète. Mais il suffit de les freiner un peu sur l’assaisonnement et ça donne vraiment quelque chose de bon.

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4. D’autres aliments se retrouvent dans la plupart des plats :

- Le lontong : rouleau de riz

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- Le tofu et le tempé : la seule différence est que dans le tempé, le soja et juste concassé. C’est bien meilleur que le tofu d’ailleurs.

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- Le poulet évidemment. En Indonésie il y a 4 poulets pour un individu. On dirait pas, mais dans un pays de 250 millions d’habitants, ça commence à faire beaucoup de poulets.

Les bizzareries que l’on peut retrouver dans notre assiette, hormis le rat, chien et autres joyeusetés :

1. Des oeufs verts. Et pourquoi pas ?

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2. Des gateaux verts fluo (très courants), et ce n’est pas du colorant, c’est une épice.

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3. De la peau de vache, parce que tout est bon dans la vache.

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Sur ce, je souhaite bon appêtit aux français, et bon courage aux expatriés en Indonésie !

M



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