Jo // Saison 1. Episode 1. Pilot.
TF1 s'est associée avec plusieurs chaines européennes pour une série policière co-produite. Mettant en scène l'acteur français Jean Reno (Les
Visiteurs, La Panthère Rose) dans le rôle d'un grand flic brillant mais à l'esprit torturé. Tournée en anglais, cette toute nouvelle fiction était attendue, surtout pour
sa tête d'affiche puisque l'on n'a pas jamais la chance de voir Jean Reno dans une fiction télévisée et encore moins françaises. Après ce premier épisode, je dois avouer que je
suis en grande partie déçu. Notamment car cette série ressemble beaucoup plus à une publicité de l'Office de Tourisme de Paris qu'à une vraie série policière réellement travaillée. Il faut bien
avouer que dès les premières minutes et le réveille en sursaut de Jean Reno, tout cela prête à rire. Jo St Clair est donc quelqu'un de brillant et dès le début on tente de nous
le montrer façon Tom Hanks dans le Da Vinci Code (on sent presque l'inspiration à certains moments). Tout en restant guide touristique pour étrangers aimant
tellement Paris.
Jo est un grand flic, capable d’intuitions brillantes, aussi à l’aise dans l’action que dans la réflexion, redoutable adversaire pour les tueurs qu’il traque. Jo est un héros complexe et
charismatique qui porte un lourd passé. Profondément humain et vulnérable, il a des failles et des zones d’ombre. Jo est un guide pour son équipe, animé d’un sens de l’honneur et de la justice,
mais ses méthodes sont atypiques et s’appuient notamment sur sa connaissance encyclopédique de Paris.
Chacune de ses enquêtes est intimement liée à l’histoire de Paris, ville qu’il connaît mieux que personne. La capitale apparaît d’ailleurs comme un personnage à part entière de la série et
occupe une place centrale dans chaque enquête.

Bourrée de clichés parisiens, la série apparait cependant beaucoup plus brute et agréable qu'une R.I.S (assez hermétique). Disons qu'il y a un truc dans Jo qui donne un peu
plus envie mais je ne suis pas non plus très emballé par l'idée de voir huit épisodes. On retrouve également Karyn, l'ex femme de Jo, avec qui il a une fille. Incarnée par
Jill Hennessy (Preuve à l'Appui) cette dernière parvient à nous montrer qu'elle n'a pas un jeu d'actrice particulièrement inspiré. Celle qui était la très
sympathique Jordan de la série de Tim Kring (NBC) est passée un peu trop à la machine à laver pour cette série européenne. On retrouve également Tom
Austen (Beaver Falls, The Borgias) dans le rôle de Bayard, le collègue de Jo. J'aime bien ce personnage et sa complicité avec Jo. Il y a une vraie
relation presque paternelle entre les deux personnages qui est appréciable. C'est surement l'une des seules choses qui donne envie d'en voir plus. Il est certain que ce ne sera pas Celyn
Jones (Da Vinci's Demons) qui incarne Normand, le grand patron de la brigade.
Les décors sont eux aussi clichés. Notamment ceux de la brigades. Loin de la modernité des locaux du R.I.S ou même de ceux du Julie Lescaut à Paris. Ce n'est pas
un manque de moyens, juste un moyen de revenir aux seuls films policiers français qui ont du traverser la Manche et l'Atlantique. Je trouve dommage de ne pas prendre en compte les français dans
Jo puisque personnellement je connais Paris et ses recoins, je n'ai pas envie de voir cela quand je regarde cette série (qui filme avec insistance Notre Dame de Paris dans cet épisode qui fêtera
bientôt son anniversaire). Jo s'est aussi offert la présence d'Orla Brady (Fringe, Mistresses) dans un rôle pas trop détestable
mais pas exceptionnel non plus. Pour ce premier épisode, l'enquête de la semaine parvient rapidement à ennuyer le téléspectateur. Il ne se passe pas grand chose et le ridicule rappelle rapidement
les pires séquences d'interrogatoire d'autres séries policières à la mort moi le noeud (et pas nécessairement des françaises).
Note : 3/10. En bref, Jo vous est présentée par l'Office de Tourisme de Paris. Ennui navrant, et pourtant un Jean Reno convaincant (quoi qu'un
peu fatigué) et une petite révélation : le jeune Tom Austen.
