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Mois de l’histoire des Noirs en février

Publié le 05 février 2013 par Raymond Viger

La première célébration de l’histoire des Noirs aux États-Unis, on la doit à un historien, le Dr C.G. Woodson (1875-1950) qui voulait combattre le racisme et les préjugés par l’éducation. C’était en 1926 et l’événement, la Negro History Week, ne durait qu’une semaine au départ. La semaine devint le Mois de l’histoire des Noirs en 1976. Un événement célébré maintenant partout en Amérique, mais aussi en Afrique et en France. Chez nous, la célébration de ce mois, en février, a été assurée par une loi québécoise en 2007 et par une loi canadienne en 2008.

Pertinence et recherche identitaire

Si les Noirs sont présents au Québec depuis les débuts de la colonie (malgré le fait que les livres d’histoire en aient si peu parlé), il faut constater que leur nombre s’est considérablement accru avec les vagues d’immigration successives dont l’arrivée des Jamaïcains puis la vague haïtienne plus nombreuse de la fin des années 1960 jusqu’aux arrivées plus récentes de l’Afrique.

Contrairement à ce qui était le cas autrefois, on trouve maintenant des Noirs à tous les échelons de la société. Beaucoup sont des professionnels, des professeurs ou même des politiciens. On a connu au moins deux ministres Noirs au Québec, et même une gouverneure générale, représentante de la reine au Canada. Et parmi les nombreux auteurs reconnus, Dany Laferrière, lauréat du prix Médicis 2009. Dans ce cas, peut-on encore parler de racisme ou de ségrégation?

Racisme et préjugés

Il semble bien que tout ne soit pas rose partout. Car le profilage racial fait encore des victimes. Et le préjugé du jeune homme Noir considéré comme un voyou fait encore des ravages dans certains milieux.

La pertinence du Mois de l’histoire des Noirs s’appuie aussi sur un deuxième point : la recherche identitaire. Est-ce que les modèles Noirs qu’on leur propose sont stéréotypés, comme celui du jeune homme sportif?

Tous ceux qui viennent des Antilles ont perdu leur héritage africain. Ils ont adopté les langues des colonisateurs et le mode de vie européen. Et cela crée un malaise identitaire.

Quatre artistes Haïtiens exposent au Café Graffiti: Solidarité Québec / Haiti

Haïti, 3 ans après le séisme. Sous le thème du mois de l’histoire des Noirs, un vernissage vendredi le 8 février à 15:00 hres. Une exposition internationale qui durera jusqu’à la fin février. Café Graffiti, 4237 Ste-Catherine est. (514) 259-6900. Informations: http://wp.me/pamM-7Nr.

NB Les artistes Haïtiens ne pourront être présents, mais leurs oeuvres seront au rendez-vous.


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