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Gregg Popovich et le basket mondial

Publié le 12 février 2013 par Insidebasket @insidebasket
Les Spurs de San Antonio sont une des franchises les plus internationales de la NBA. Elle compte désormais huit joueurs issus "du reste du monde" et c'est tout sauf un hasard. En observateur averti, Gregg Popovich a compris plus rapidement que tout le monde quel impact pouvait avoir le basket international sur la NBA, un secret bien mal gardé cependant.
"Il y a de grands coachs et de grands joueurs aux quatre coins du monde, et je pense que tout le monde y croit enfin" déclare le coach des Spurs sur RealGM. "La NBA a mis du temps à y croire. Pas la ligue en elle-même, mais les équipes, les coachs et les general managers."

Dès 1999, les Spurs mettront la main sur les joueurs internationaux, en sélectionnant alors un jeune Argentin, totalement inconnu, en 57ème position de la draft. Vous l'aurez deviné, il s'agit de Manu Ginobili. Tony Parker, Luis Scola (qui sera échangé plus tard), Ian Mahinmi, Tiago Splitter ou encore Nando De Colo suivront, entre autres. Sans parler des joueurs signés en tant qu'agent libre. A la recherche de poids dans la raquette cette année, les Spurs sont allés chercher Aron Baynes sur le vieux continent, là, où les franchises NBA se seraient tournés vers des Chris Andersen ou Kenyon Martin, libres à cette époque de l'année.
Mais Gregg Popovich a également appris que le basket mondial en lui-même, pouvait lui apprendre des choses. Ancien assistant de Team USA, à une époque où le basket américain était en grandes difficultés, Pop est revenu très humble, de ces expériences.
"Ils nous ont donné des leçons. Je crois que c'est un peu mieux maintenant, mais en matière de fondamentaux, les Européens étaient très en avance sur nous. La qualité de tir, de passe, le maniement du ballon, le jeu d'équipe, le mouvement de la balle. Pendant longtemps, nous avons été battu à ce niveau-là et ça se voyait dans le jeu de nos jeunes joueurs. Voir ces coachs et ces joueurs européens a beaucoup aidé le basket américain."

Mais pour Gregg Popovich, il y a encore une barrière à franchir : celle des coachs. Si les joueurs internationaux sont maintenant légion en NBA, ce n'est pas le cas sur les bancs de touche. Ettore Messina, légende du coaching en Europe, n'a eu droit qu'à une obscure place d'assistant derrière Mike Brown aux Lakers la saison dernière. La barrière sera-t-elle franchie un jour ?
"Absolument, il y a des coachs en Europe qui sont aussi bons voire meilleurs que nous qui coachons en NBA."

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