Esprits Criminels // Saison 8. Episode 15. Broken.
Quand je dis que cette saison 8 de Criminal Minds est bonne, elle est surtout
constante de qualité. Malgré quelques imperfections, elle aura su délivrer ce que j'attends de cette série de façon générale. Sans que cela ne soit parfait, surtout que je ne demande pas à la
série de l'être. J'ai toujours aimé quand Criminal Minds fait des cas d'école. C'est souvent les plus intéressants car ils permettent d'apprendre des choses sur ce que font ces
agents du FBI un peu spéciaux. En guise d'introduction, nous avons eu droit à un cours donné à la faculté de Quantico par Alex Blake. J'aime bien de genre de scènes même si pour le cas aucun
exemple ne sera réellement donné. "Broken" est un bon épisode car il permet aussi de développer quelque chose de juste derrière. Nous sommes à Austin au Texas, et un homme tue
des femmes et des hommes de façon violente. Ils vont rapidement découvrir qu'avec les hommes il est à l'aise mais pas avec les femmes. Il s'agit donc d'un homosexuel qui voudrait changer mais n'y
arrive pas.
Ce que j'ai trouvé d'intelligent avec cette intrigue c'est que finalement Criminal Minds montre que les camps de conversation pour devenir hétéro ne font jamais de bien aux
enfants mais au contraire, peuvent les rendre complètement fou. Surtout que l'on a tous déjà entendu dans l'actualité ce qu'il se passe dans ce genre de camps. La séquence finale de l'épisode
était terrible mais aussi réaliste dans le sens où des dizaines de camps de ce genre pratiquent des horreurs tous les jours sur des mineurs : soit en les violant avec les prostituées afin de leur
donner goût aux femmes, soit en leur injectant un produit en regardant de la pornographie hétérosexuelle. J'ai même trouvé l'utilisation de "Madness" de Muse en
guise de conclusion parfaite. C'est ce genre de choses que j'aime voir dans Criminal Minds et que j'ai encore envie de voir. Ce sont des cas d'école intelligents qui tentent
d'être pédagogue envers le public de la série. Ici pour montrer aux parents que ce genre de choses peut transformer votre enfant en serial killer. Alors certes la série utilise un mot abrupte
mais réaliste.
La crise d'identité est un sujet pourtant assez souvent traité dans la série, mais je ne trouve pas que cette fois ci ce soit vraiment comme les autres. Dans le rôle de Paul Westlin, le
tueur de l'épisode nous pouvions retrouver Patrick Flueger (l'une des anciennes gloires de la série Les 4400) et dans le rôle de Mitchell Ruiz, son ami on
retrouve Yani Gellman (récemment vu dans le rôle de Garrett Reynolds dans Pretty Little Liars). La fin de l'épisode et donc le retour du Replicator était une
excellente chose aussi. Cela permet de voir qu'il y a une certaine continuité dans la saison. Contrairement à une série comme Mentalist qui a besoin d'être secouée autour de Red John, Criminal
Minds livre cette année suffisamment de bons épisodes pour que l'on en vienne à oublier la trame de la saison et cette histoire de tueur en série qui pourrait s'en prendre prochainement à notre
équipe préférée. J'ai donc une certaine envie de voir la suite mais Criminal Minds est une bonne série policière qui a retrouvé ses lettres de noblesse cette année. Je suis donc
aux anges.
Note : 7.5/10. En bref, un épisode intelligent traitant d'un problème de société conformisée avec beaucoup d'intérêt.
