Magazine

Sundborn ou les jours de lumière (par Philippe delerm)

Publié le 28 février 2013 par Ceciledequoide9
Sundborn ou les jours de lumière (par Philippe delerm) Bonjour aux peintres
Bonjour aux fans de la peinture impressionniste
Bonjour aux zotres
Ce roman de Philippe Delerm a reçu le prix des libraires 1997. Il traînait chez moi depuis de nombreuses années, je l'avais ouvert un jour et mais très vite, j'avais interrompu ma lecture. Cette fois je suis allée rapidement au bout de ce roman que j'apporterai au dîner livres échanges du 28 février.
Ci-dessous un portrait de Karin Larsson et de sa fille Suzanne par Carl Larsson peint en 1885.
4e de couverture
Grez-sur-Loing, 1884. Autour de Carl Larsson vit une petite communauté de peintres scandinaves venus tester la lumière tant vantée par ceux que l'on nomme, encore par dérision, les « impressionnistes ». August Strindberg est là avec sa famille, Soren Kroyer les rejoint bientôt. Pour Ulrik Tercier, ils représentent la joie de vivre, la passion. Aussi, quand le groupe se délite, décide-t-il de partir pour Skagen, au Danemark, avec Soren Kroyer. Il est dès lors partagé entret différents lieux - Skagen, Grez et Sundborn, en Suède - qui incarnent autant de conceptions de l'art et de la vie. Sundborn ou Les jours de lumière, qui met en scène des personnages réels et romanesques, décrit par petites touches, légères et sensibles, les heurts, les cassures, les instants parfaits qui font une vie. Évocation de l'impossible conciliation entre l'absolu de l'art et les nécessaires compromissions de l'existence, ce roman empreint de nostalgie est également une célébration de la joie de vivre, et de peindre.
Sundborn ou les jours de lumière (par Philippe delerm) Quelques liens
Wikibio de Carl_Larsson
Site officiel consacré à Carl et Karin Larsson et à Sundborn
Ce qu'on dit du roman sur Wikipedia
Une critique élogieuse sur Inventeurs de lectures dont je retiens cette phrase clef en fin de message :
Je lis et déjà j'oublie. Captive des pages infiniment légères, j'ai envie de relire le livre à peine refermé.
Mon avis
Ce n'est pas un hasard si je commence par donner des liens avant de donner mon avis car cela me permet de rebondir sur la phrase citée plus haut et de préciser en quoi je suis d'accord avec celle-ci et en quoi mon avis diverge.
Oui, j'ai lu et déjà j'oublie.
Oui, les pages m'ont semblé infiniment légères et faciles à tourner grâce à la jolie plume de Philippe Delerm qui, un an avant la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules prouvait déjà dans Sundborn ou les jours de lumière qu'il était le photographe ou le peintre (ce n'est évidemment pas un hasard si j'emploie ce mot) des instants, des moments de bonheur, des plaisirs simples, des tableaux familiaux, du quotidien. D'ailleurs, à un moment donné, j'ai retrouvé avec amusement un paragraphe sur l'écossage des petits pois et la description de la sensation que cela procure de plonger la main dans un bol de pois fraîchement écossés. Cela fera ensuite l'objet d'un des chapitre du best seller mentionné plus haut.
La liste de mes acquiessements s'arrête ici : si j'ai lu ce roman vite et sans déplaisir, je n'ai aucune envie de le relire justement parce qu'il ne m'en reste déjà rien. Les mots et les idées (mais lesquelles ?) ont glissé sur moi comme sur une toile imperméabilisée.
En fait, je me suis demandée tout au long du roman où voulait en venir l'auteur, ce dont il voulait parler exactement, et je ne le sais toujours pas tant j'ai l'impression que beaucoup de sujets sont effleurés, suggérés comme certaines parties d'un corps sont volontairement à peine esquissés dans une toile de Monet.
L'auteur ne creuse pas suffisamment les biographies des artistes dont il parle pour constituer véritablement une référence bibliographique, il ne  creuse pas suffisamment les pages qu'il consacre à la peinture pour constituer un ouvrage de vulgarisation, il ne fait qu'effleurer des thèmes tels que les influences, les conflits artistiques, le lien entre vie et oeuvre, la nécessité vitale de la quête artistique comme aboutissement ou paliatif, la renonciation (celle de Karin Larsson qui peignait aussi avant de rencontrer son mari en France), etc.
On discerne deux fils conducteurs dans le roman qui semblent sous tendre les quêtes artistiques des personnages du roman voire les opposer dans une certaine mesure : la lumière et le bonheur et l'une des questions que semble poser les réflexions qui animent le texte est la suivante (selon ma compréhension personne de ma lecture) : la peinture doit-elle peindre le bonheur, la vie ou saisir l'instant présent, doit-elle privilégier le fond ou la forme, le réel ou sa perception ?
Conclusion
Une belle écriture et un sujet qui pourra intéresser ou ennuyer selon son degré d'intérêt pour la peinture et sa curiosité envers des artistes scandinaves connus ou un peu moins.

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Ceciledequoide9 121 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte