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IRM neuromarketing et manipulation de masse

Publié le 05 mars 2013 par Idealmag @idealmag2

Motivés par une recherche d’efficacité et de retour sur investissement. Les IRM fonctionnelles semblent appelées à devenir l’outil privilégié des publicitaires en 2012.

La publicité augmente et double en 10 ans

IRM neuromarketing et manipulation de masse
Nous n'ignorions pas que les sorciers du marketing cherchaient par tous les moyens, études cognitives à l'appui, d'impacter notre subconscient vers des objectifs de consommation.
Selon Jean-Baptiste Godinot, président de l’asbl RESPIRE, nous subissons entre 2500 et 15 000 impacts publicitaires par jour. On en perçoit 15% pour en retenir 1%. Les investissements publicitaires représentent 500 à 1000 milliards d’euros d’investissement annuel au niveau mondial, 30 milliards d’euros en France en 2010 , soit une multiplication par deux en 10 ans. Pourtant, les experts s’accordent pour dire qu’un message sur trois manquerait sa cible.
Les professionels du secteur cherchent à réduire cet écart et sont à l’affût de ce qui déclenchera immanquablement le réflexe d’achat chez le consommateur.
Les vielles approches en trois phases : cognition, affect et comportement, sont dépassées depuis belle lurette. Aujourd'hui ces experts touchent nos sens, nos émotions, notre identité (l'apprtenance à un groupe), et notre strong>inconscient.

L'outil IRM passe de la santé à la consommation

N'imaginons pas que seuls les analystes en marketing détiennent le monopole de ces études. Freud et Yung ont été remerciés, et leurs élèves les ont vendus contre une science d'étude absolument imparable.
L’économie s'est mariée aux neurosciences pour  donner naissance à la neuroéconomie, qui étudie, notamment grâce aux techniques d’imagerie cérébrale, l’influence des facteurs cognitifs et émotionnels dans nos décisions d'achats.
Sa petite soeur, la neuromarketing, tente de mesurer la façon dont un produit affecte notre inconscient et influe sur nos comportements d’achat. Il ne manquait plus que l'usage de l'imagerie de résonance magnétique fonctionnelle IRMF, si chère à notre médecine, pour influencer notre consommation. N'en restons pas là, car au nom de l'économie tout est bon ! électro-encéphalogramme ou encore l’électromyographie (EMG) sont utilisés par des marques afin de mesurer l’impact de publicités sur le consommateur.
Vous l'avez bien compris, nous sommes soumis à une manipulation forcée.
Des IRMF soumettent des cobayes à de nombreuses photos, vidéos, odeurs, objets, aliments, etc, pour observer quelles zones du cerveau sont activées. Des scientifiques spécialisés en neurosciences analysent les interactions entre ces zones, qui, croisées avec l’inconscient et la prédétermination sociale, conditionneront le comportement des consommateurs.
Les stratégies et campagnes marketing se rendent plus efficaces, et notre illusion d'autonomie et de liberté d'action prend tout son sens.
La preuve en est, que ces méthodes rendent inutile l'affichage obligatoire d'une marque ou d'un logo. Le guru du neuromarketing, Martin Lindstrom (Wikipedia ), estime que les pubs les plus percutantes sont celles sans logo, qui dissimulent les marques mais s’arrangent pour être identifiables. Les processus inconscients d’identification, d’appartenance à un groupe, sont des amplificateurs redoutables sans que cela ne coûte rien à la marque. Il suffit d'observer l'assurance des utilisateurs de casques (écouteurs) "blancs" de la marque Apple.

  • Mac Donald a testé le neuromarketing ?
  • Comment des marketeurs ont-ils accès aux IRM réservés à la santé  ?
  • Quels ont été les recommandation du Senat ?


Il faut forcément l'intervention de médecins et d'équipes médicales pour faire usage de telles installations, et cela va de soi, au sein d'hopitaux ou établissements de santé. Mais plus inquiétant, sont les questions qui en découlent.

  • Comment de simples loboratoires marketing ont-ils accès à des services IRM, à des fins mercantiles ?
  • Ces laboratoires de compétences scientifiques ne sont-ils pas tous financés sur fonds publics ?
  • Ces moyens techniques et intellectuels, détournés des recherches de santé,  confisquent-ils les intérêts médicaux de patients dont la santé en dépend ?
      

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