Dans un entretien au Journal du dimanche, le député UMP s'en prend directement à Nicolas Sarkozy :
"Depuis l'élection présidentielle, la vie politique se résume à un face-à-face entre l'Elysée et l'opinion. Or si cela a bien fonctionné quand le Président caracolait dans les sondages, on voit aujourd'hui que ce n'est pas la bonne méthode (...)
Il y aura de nouveaux couacs. Car on va aborder des sujets sensibles comme l'ouverture des magasins le dimanche, le Revenu de Solidarité Active, la loi sur le Grenelle de l'environnement, le redéploiement de l'armée, la carte hospitalière... dans un contexte budgétaire difficile.
Il faut donc faire de la pédagogie, et non balancer les mesures les unes après les autres comme un bombardement. Les députés ne veulent plus être traités comme de simples bulletins de vote. De plus, beaucoup ont le sentiment que le volontarisme de Sarkozy s'étiole (...)Les ministres ont acté que le Parlement n'avait plus de pouvoir. Ils assistent de moins en moins aux séances, ne répondent plus à nos questions, et vont chercher le satisfecit auprès du Président. On ne les voit que lorsqu'ils arrivent avec des projets, en général assez mal ficelés, dont on a appris l'existence dans la presse, c'est insupportable".
En plus des purges qui le frappent, l'UMP serait-il en train de prendre l'eau?
"Depuis l'élection présidentielle, la vie politique se résume à un
face-à-face entre l'Elysée et l'opinion. Or si cela a bien fonctionné
quand le Président caracolait dans les sondages, on voit aujourd'hui
que ce n'est pas la bonne méthode (...) 