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Legendes urbaines d’une retraite

Publié le 12 mars 2013 par Raymond Viger

Mon père était pompier à la ville de Montréal. Comme plusieurs employés syndiqués, son fond de pension a fait plusieurs jaloux. Une prime de départ plus un montant annuel pour le restant de ses jours.

Pour avoir droit à cette retraite, mon père devait avoir travaillé un minimum de 30 ans de service. L’âge d’entrée était  à l’époque 21 ans. Un pompier ne pouvait donc pas prendre de retraite avant l’âge de 51 ans. Ils pouvaient demeurer en poste pour atteindre le maximum de sa retraite, soit 35 ans de service pour une retraite à l’âge de 56 ans.

Sa retraite étant calculé à 2% par année de service. Mon père ayant fait le maximum et atteint 35 ans de service. Il a donc eu droit à 70% de son salaire, le restant de ses jours. Il est décédé quelques années après avoir pris sa retraite. Mon pêre n’aura pas coûté très cher au fonds de pension des pompiers.

Citoyen VS politicien

Et c’est là qu’une nouvelle chanson de Mes Aïeux pourraient débuter. Comparer la retraite des politiciens et celle d’un pompier-citoyen. Des politiciens avaient droit à une retraite, à plein montant de leur salaire, après 2 mandats, soit 8 ans de service.

Avec la vague bleu des Conservateurs de Brian Mulroney en 1984 qui avait fait élire 211 députés, dont plusieurs parfait inconnus qui sortaient de l’école, ou encore la vague orange de Jack Layton du NPD en 2011 avec des inconnues qui étaient parti en vacances, il faut maintenant considérer que certains de ces députés qui ont été élus à 2 reprises, se retrouvent, début trentaine avec une retraite à vie avec 100% du salaire de député!

Légende urbaine?

J’étais prêt à chanter cette nouvelle chanson de Mes Aïeux qui pointaient les politiciens. Cependant, il semble y avoir beaucoup de légendes urbaines qui circulent sur les fonds de retraite des politiciens. Après vérification, il semblerait que, en se fiant au site officiel du gouvernement fédéral:

Aux termes de la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires, une allocation de retraite (pension) est payable aux anciens parlementaires qui ont cotisé au régime de retraite pendant au moins six ans et qui ont atteint l’âge de 55 ans.

Selon le site Rue Masson.com, on peut y lire  que cette retraite serait d’un montant de 3% par année de service avec un minimum de 6 ans. Non pas 100% de son salaire, mais 18% et ça, non pas à partir de la trentaine, mais à l’âge de 55 ans!

Entre la légende urbaine qui circule et la réalité, il semble y avoir tout un écart. Je ne suis donc pas prêt à chanter cette chanson de Mes Aïeux ou de leur en proposer le contenu.

D’où vient cette idée d’une retraite pour les politiciens?

La création du régime de retraite des députés remonte à 1952. À l’époque, le premier ministre Louis St-Laurent s’est dit inquiet de la réticence de certains à briguer un siège à la Chambre des communes par crainte que de longues années passées au service du pays ne les empêchent de s’assurer un revenu de retraite suffisant. Le premier ministre croyait que la création d’un régime de retraite renforcerait l’institution parlementaire et attirerait les meilleurs candidats aux fonctions publiques. Aux termes de la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires, une allocation de retraite (pension) est payable aux anciens parlementaires qui ont cotisé au régime de retraite pendant au moins six ans et qui ont atteint l’âge de 55 ans.

Référence:

Site officiel du gouvernement fédéral pour l’âge de la retraite pour un politicien.

Rue Masson sur le % de la retraite d’un politicien.


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