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Too Geek, or not Too Geek ?

Publié le 25 février 2013 par Blabla
Aujourd'hui chez les terriens ... une geekette s'interroge sur sa geekitude (si, ça se dit comme ça d'abord) et sur ses effets sur son entourage (et inversement).
Qu'on se le dise : je suis (beaucoup) plus geek que mon geek. Si si. Chaque année mon score au test du geek prend du galon (aujourd'hui : 40.5303% - Major Geek), et à chaque fois que je côtoie des gens "normaux", je me sens comme une version féminine de Leonard Hofstadter (l'intolérance au lactose, la myopie et les diplômes en moins) ... Bref, typologie d'une geekette de compèt' ... 
Too Geek, or not Too Geek ?
Bien que je ne sois pas une référence geek (et sachant que j'envie mon frère carrément plus geek que je ne le serais jamais), je suis consciente d'une chose que sait tout geek qui se sait geek : être un geek, c'est déjà en soi toute une aventure (dont j'avais déjà expliqué le sens quand j'ai commencé mon blog). Un truc digne des Aventuriers de l'Arche perdue, aussi palpitant que d'échapper à une troupe de vélociraptors dans une cuisine sombre, et ô combien éprouvant pour les nerfs tel un mélange entre Matrix et Cube ... Quand on se sait geek, on sait que la route va être compliquée et périlleuse. Surtout quand on a plus d'amis "normaux" que geeks ... Et là il y a déjà deux sortes de geeks (ou 10, c'est selon ...) : ceux qui sont devenus geeks, pas mimétisme et influence de potes, ou en ayant choisi des études qui ne pouvaient pas se faire sans séquelles, et il y a ceux qui, de par leurs antécédents familiaux, devaient finir soit bien geeks soit carrément technophobes. Je suis dans le deuxième cas : mon papa informaticien est né de parents à la pointe de la technologie (et possédant encore à ce jour un vieil Amiga en parfait état de marche). Mon frère et moi ne pouvions pas nous en tirer ... Lui a fini en master de maths fondamentales et appliquées, à rire en cours d'informatique quand la prof, parlant de PHP, balance à ses élèves "ne balisez pas" (j'avoue que si j'avais été dans ce cours, j'aurais probablement fait une petite goutte dans ma culotte ...). Moi ... Je finis en couple avec (encore) un geek (que j'ai rencontré sur un MMORPG), avec qui je joue à WoW, et je passe plus de temps sur le Journal du Geek que sur les blogs féminins (mais je me soigne).
Mais savoir qu'on est geek, c'est une chose. Se rendre compte qu'on l'est à un point que c'est incurable, et que notre entourage de tous les jours ne l'est pas du tout et ne nous comprend pas, ça, c'est énorme. Oui, amis geek, souvenez-vous de ces grands moments de solitude qui jalonne votre vie. Le meilleur, le plus notoire, le plus "beau", ça reste LE moment de solitude qui nous fait dire pour la première fois "putain, j'suis vraiment trop geek en fait" ... Pour mon frère ce fut avec l'histoire des balises : il s'est rendu compte qu'il était le seul de la classe à rire (ouais, dans un cours d'info, le seul à être geek, logique quoi). Dans mon cas, ce fut réellement magnifique.
Imaginez : vous êtes tranquillement dans le bus qui vous ramène depuis la fac jusqu'au parking où votre voiture vous attend sagement, votre regard vagabonde autour de vous et s'arrête soudainement sur une petite pancarte au-dessus du pare-brise. Là, vous tentez d'étouffer un gloussement (ce qui du coup donne l'impression que vous avez avalé de travers) tandis qu'une bonne dizaine de voix dans votre tête hurlent en choeur "OMAGAD !!!!!" : vous êtes dans le bus numéro 404 ! Expérience ô combien bizarre, durant laquelle j'eu l'étrange instinct de me cramponnez à mon siège jusqu'à ce que le bus s'arrête sur le parking. je n'ai d'ailleurs jamais recroisé cet engin depuis ... 
Bref, je suis donc geek. Mais pas que. Car parce que je suis une fille, je suis surtout une geekette. Et ça, c'est le niveau au-dessus. La geekette, c'est une créature incroyable, à la fois pour les geeks eux-mêmes que pour le commun des mortels. Surtout depuis que le combo geek bouton+lunettes+couettes+appareil dentaire n'est plus la vision qu'on se fait de la geekette. Car la geekette, de nos jours, dans la tête de ces messieurs, c'est plutôt ça : 

Too Geek, or not Too Geek ?

Et j'exagère à peine


Parce que voilà, la geekette repose sur un principe simple : c'est comme un geek, mais c'est une fille (oui, je sais, c'est une énoooorme révélation, prenez le temps de vous remettre avant de lire la suite). Ce qui veut dire ?
Pour un "casu" (comprenez un mec "normal"), une geekette représente une "prise" de choix :
  • C'est la fille qui ne râlera pas si monsieur veut faire une soirée console avec ses potes, et qui saura même remplacer un joueur manquant (attention toutefois, la geekette peut aussi gagner, et quand ça arrive elle ne manquera pas de le clamer, sachez donc où vous mettez les pieds). Évitez quand même les jeux de foot ... Même la geekette sentira le piège.
  • La geekette aime potentiellement le cosplay, et monsieur saura comment rentabiliser le costume de l'infirmière siffleuse de Kill Bill ... ou de Chewbacca, c'est selon ...
  • La geekette préférera aussi, bien souvent, les films que monsieur veut regarder, et donc, lui n'aura pas à se farcir une énième fois Twilight pour faire plaisir à sa copine (ou tout autre film avec un jeune blanc-bec se prenant pour une boule à facettes).
  • Et le must : la geekette sait potentiellement comment booster un ordinateur ou profiter de certains codes et astuces en jeu, monsieur adorera ne plus laguer sur CS ou de ne plus être à court de munitions dans CoD ... 

Pour le geek, la geekette, disons le clairement, représente parfois LA fille. Messieurs les geeks comprennent sans doute de quoi je parle, mais pour ceux qui commenceraient à faire des tronches à la WTF (soit : o_O ), je vous explique :
  • La geekette aime (potentiellement) les mêmes films/séries/jeux/musiques que le geek. 
  • La geekette est potentiellement fan de Star Wars (parfois même elle dénigrera la prélogie) ou de Star Trek (parfois même elle saura vous expliquer par a+b quelle série est la meilleure, ou quel capitaine devrait être en haut du podium), ou mieux, des deux, et parfois elle en aura même des costumes et goodies über chouettes. Et ça marche avec encore bien d'autres licences de SF, Heroic-Fantasy ...
  • La geekette est potentiellement rôliste. Parfois même, elle est même MJ (maître du jeu). Parfois même d'un jeu de son invention. Et ça, c'est la classe (venez à une soirée jdr, comptez le nombre de filles par table, vous comprendrez ce que je veux dire).
  • La geekette est potentiellement GNiste : oui, les jeux de rôles papiers, c'est pour les petits joueurs, elle préfère endosser pour de vrai le costume de son personnage préféré (et taper pour de vrai sur les mecs qui parfois n'osent pas se défendre parce que bon, elle est sympa, et joli, et tout quoi ...). 
  • Le must, non contente de laisser monsieur aller à une LAN-party, la geekette peut même parfois y participer (et renouveler dans le même temps les stratégies usées de ces messieurs en leur montrant que quand on est le Jockey dans Left4Dead 2, on peut aider le Boomer à faire du gros dégât en promenant gentillement un des survivant vers lui, tout en jouant ironiquement à "c'est qui ?"). Attention, là aussi, la geekette peut parfois gagner et clamer haut et fort sa victoire, tout en réclamant un trophée ... Messieurs, pensez à cacher vos t-shirt de fan. 
  • Enfin, la geekette ne voudra jamais jeter les gadgets et goodies du geek, et elle pourra causer codage et optimisation pc sans bailler (sauf peut être vers 4h du matin, car la geekette est aussi humaine), et ça, c'est de l'or en barre pour ces messieurs (par contre, elle aura peu être tendance à chiper les magazines du geek avant qu'il n'ai eu le temps de les lire).

Vous l'aurez compris (ou pas d'ailleurs), je suis ce genre de geekette là. 
Mon ordinateur est la première et dernière chose que j'allume/éteins dans ma journée, j'y passe une bonne partie de mon temps, j'ai plus d'amis dégotés sur le net que dans la vraie vie (d'ailleurs mes amis les plus sincères sont ceux que j'ai rencontré sur des jeux online), et je peux me vanter d'avoir lu et compris la saga Fondation d'Isaac Asimov. En cours d'informatique je finissais 30 minutes avant les autres donc je passais mon temps sur le site du Zéro à potasser les tutoriels de codage (css/xhtml, puis php), je discutais avec le prof à propos de la débilité de la fac de nous faire bosser sur les suite bureautique Microsoft, et je me dépêchais de finir les devoirs sur table pour vite sortir de la salle et ne plus entendre les autres nanas m'invectiver à coup de "hey, Amélie, comment on fait ça ?" ... Les potes d'un de mes ex bavaient d'admiration le jour où je l'ai accompagné à une LAN, que je me suis exclamée, chez son pote, "oh bon sang, t'as tous les Gunmm !", et que plus tard dans la soirée j'ai fumé une partie du groupe (quatre d'entre eux) grâce à ma technique du "devine qui c'est ?" dans Left4Dead 2 ... Et je ne compte plus les fois où mes potes geeks et rôlistes me sortent "de toutes façons, t'es pas une vraie fille, c'est humainement pas possible" (remarquez : quand ils disent ça, j'suis juste über fière de moi ^^). Bon, j'avoue que ma vie c'est aussi beaucoup de moments de solitude, avec parfois de beaux instants honteux aussi (notamment parce que je suis dotée du bon vieux rire geek qui se termine par un reniflement digne d'un cochon ...). Et à présent, je suis avec un autre geek, mais moins geek que moi cette fois, ce qui fait que parfois, ba ... il ne me comprend pas ... 
Mais peu importe, je suis geekette et je l'assume pleinement !
Et vous savez ce qu'est mon plus grand plaisir dans la vie ? Quand quelqu'un tente de me blesser en me traitant de geek, je me contente de sourire béatement en lançant un magistrale : "et j'en suis fière !".
Alors, too geek or not too geek ?

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