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Franz-Olivier Giesbert, Derniers carnets

Publié le 16 mars 2013 par Edgar @edgarpoe

fog.jpg Bon, ça vole pas haut, mais c'est bien écrit. C'est connivent, Giesbert tutoie tout Paris et n'a qu'une obession : la dette publique.

Il éreinte Sarkozy le sortant et épargne Hollande l'arrivant, ce qui ressemble à une version du courage assez courtisane.

Mais l'homme est suffisamment revenu de tout pour se permettre de temps en temps quelques flèches bien senties, qui ne lui rapporteront rien.

Sur Balladur : "cet homme semblait toujours vous présenter son postérieur avec sa bouche en forme de fondement, ce qui expliquait son air si pénétré. Son menton même, si proéminent, aurait pu passer pour une paire de fesses, couchée sur le côté."

Il me donne raison d'avoir voté Hollande et non Mélenchon :

"Pendant tout cette campagne [présidentielle de 2012], s'il est un homme dont François Hollande a peur, c'est bien de Jean-Luc Mélenchon. A cause de ses qualités de prédicateur et de rassembleur [...] Il est convaincu qu'un score élevé de Mélenchon - dans les 15% - au premier tour risquerait de ruiner ses chances en affolant les électeurs centristes que sa prudence a séduits".

Si trop de gens avaient voté Mélenchon, aujourd'hui Sarkozy serait donc à l'Elysée et nous serions en train de sabrer dans les dépenses publiques, nous serions restés dans l'Otan et nous nous apprêterions à distribuer des armes aux salafistes en Syrie. Non ?


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