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Arrêt du TABAC: Quel prise de poids, quelle réduction du risque cardiovasculaire? – JAMA

Publié le 19 mars 2013 par Santelog @santelog

Arrêt du TABAC: Quel prise de poids, quelle réduction du risque cardiovasculaire? – JAMACesser de fumer est sûrement l’une des meilleures résolutions à adopter par les fumeurs mais la question de la prise de poids subsiste et angoisse. Car la prise de poids, le surpoids voire l’obésité ont leurs conséquences psychologiques et leurs comorbidités. Cette étude internationale, publiée dans l’édition du 13 mars du JAMA, estime le gain de poids possible après l’arrêt du tabac et confirme la réduction du risque cardiaque même avec cet éventuel gain de poids.

Cette collaboration de chercheurs de Boston, qui a porté sur l’impact du tabagisme, le gain de poids et le risque de développer une maladie cardiovasculaire, rassure donc sur le risque cardio-vasculaires, qui diminue certes avec l’arrêt du tabac mais augmente avec l’excès de poids, car elle constate, chez la plupart des gens, que cesser de fumer est bien associée à une réduction du risque de maladies cardio-vasculaires et que cet effet bénéfique n’est pas significativement influencé par le gain de poids associé à l’arrêt du tabac. Cependant, on verra que ces résultats sont moins clairs pour les personnes diabétiques.

Cette analyse de données de l’étude Framingham Offspring Study, une fameuse cohorte lancée en 1971 a porté sur 3.251 participants exempts de maladie cardiovasculaire en 1984, suivis ensuite jusqu’en 2011, interrogés tous les 4 à 6 ans, sur leur consommation tabagique puis, enfin, qualifiés comme fumeurs, anciens fumeurs récents, anciens fumeurs sur le long terme et non-fumeurs. L’analyse a estimé l’association entre l’abandon du tabac et le développement de maladies cardio-vasculaires dans la période des 6 ans suivant l’arrêt du tabac puis regardé si le gain de poids avait un impact sur le risque de maladies cardiovasculaires. Au cours d’un suivi moyen de 25 ans, 631 cas de maladies cardiovasculaires ont été recensés chez 3.251 participants.

Arrêt du TABAC: Quel prise de poids, quelle réduction du risque cardiovasculaire? – JAMA
Tabac et prise de poids : Le risque cardiovasculaire, même réel peut paraître moins immédiat aux patients que l’angoisse d’une prise de poids. Cependant, les auteurs rappellent que le gain de poids n’est pas une conséquence inévitable de l’arrêt du tabac. En fait, beaucoup d’anciens fumeurs prennent du poids après avoir arrêté de fumer en raison d’une combinaison de facteurs, tels que l’arrêt de l’effet de la nicotine qui incite le corps à brûler des calories plus rapidement, agit aussi comme un coupe-faim, ou encore le réflexe de manger pour contrer l’envie de fumer. Ici, l’analyse constate, que dans les 4 ans suivant l’arrêt du tabac, les personnes non diabétiques ont pris en effet significativement plus de poids (en moyenne 2,7 kg), que les «  démissionnaires  » de long terme (0,9 kg), les fumeurs (0,9 kg) et non-fumeurs (1,4 kg). La même tendance similaire est d’ailleurs constatée chez les personnes diabétiques. Le gain de poids associé se réduit donc en fonction du temps écoulé depuis l’arrêt du tabac.

Cesser de fumer réduit de manière significative le risque de maladie cardiovasculaire (cardiopathie coronarienne, accident vasculaire cérébral, maladie artérielle périphérique et insuffisance cardiaque), une des principales causes de décès dans le monde. Ici, l’analyse montre que,

·   chez les personnes non diabétiques seulement, l’incidence des maladies cardio-vasculaires, ajustée pour l’âge et le sexe est de

-   5,9 pour 100 examens personne chez les fumeurs

-   3,2 pour 100 examens personne chez les anciens fumeurs récents

-   3,1 pour 100 examens personne chez les démissionnaires de long terme

-   2,4 pour 100 examens personne chez les non-fumeurs,

démontrant ou confirmant, chez les personnes non diabétiques, que l’incidence de la maladie cardiovasculaire est plus élevée chez les fumeurs. Après ajustement avec les facteurs de risque cardiovasculaire, chez les personnes non diabétiques, les anciens fumeurs récents s’avèrent 53% moins susceptibles que les fumeurs, de développer une maladie cardiovasculaire au cours de la période d’étude (HR : 0,47 IC : 95% de 0,23 à 0,94).

·   Chez les personnes diabétiques, le même modèle est constaté, mais avec des taux d’incidence plus élevés mais statistiquement non significatifs.

Les chercheurs concluent que le sevrage tabagique est bien associé à une diminution du risque cardiovasculaire et indépendamment du gain de poids qui ne modifie pas cette association.

Source: JAMA online March 13 2013 doi:10.1001/jama.2013.1644Association of Smoking Cessation and Weight Change With Cardiovascular Disease Among Adults With and Without Diabetes (Visuel© vectomart – Fotolia.com)

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