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Délicieusement Tarantinesque

Publié le 19 mars 2013 par Elosya @elosyaviavia

Django

Date de sortie : 16 janvier 2013

Synopsis : deux ans avant la guerre de Sécession, le docteur Schultz qui s’est reconverti en tant que chasseur de prime, fait l’acquisition de Django, un esclave qui va l’aider à retrouver 3 frères recherchés morts ou vifs. En échange de son aide, le docteur promet de lui redonner sa liberté. Alors qu’ils deviennent d’efficaces chasseurs de primes, Django rêve d’une seule chose : retrouver Broomhilda, sa femme vendue au cours d’un commerce d’esclaves.

Scénario et Réalisation : Quentin Tarantino

Casting : Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Kerry Washington

Je ne passerais pas par quatre chemins.

J’ai adoré ce film. Et pourtant, le sujet ne m’emballait guère quand j’ai eu les premiers échos du tournage. A la base, j’avais entendu parler d’une histoire de Western Spaghetti remis à la sauce Tarantino. Bof. Je connais le bonhomme et ses films de barges, mais là le film de western, ça ne me bottait pas du tout, du tout. S’il y a un genre que j’aime pas trop, c’est celui-ci.

Toutefois, j’ai continué de suivre un peu la story et lorsque j’ai ouï dire que le film aurait pour héros un esclave affranchi, que cela se passerait au temps de l’esclavage donc. Là, j’ai tendu l’oreille. Puis le casting composé de grosses pointures du cinoche à achevé de me convaincre de donner une chance à Django. Ok, le film est sorti, il y a 2 mois, mais j’étais encore bien motivée pour le voir.

Cette histoire de vengeance sur fond d’histoire d’amour a ravi mes yeux et mes oreilles. On comprend très vite que Django n’a qu’un seul objectif : retrouver sa belle et il est prêt à tout. Les flashbacks de plus en plus violents nous font comprendre que cela va dérouiller sec et que l’hémoglobine va couler à flots. Il y a une tension liée à l’envie de Django d’en découdre et je me demandais à plusieurs reprises si l’action allait finir par nous péter à la tronche. Même chose avec Di Caprio, son personnage de propriétaire de plantation malsain et agité du bocal m’a bien remuée. Dès sa 1ère apparition dans le film, il amène un truc dérangeant dans l’histoire, plus les scènes avancent et plus on comprend que ce mec est fou. J’ai trouvé que Tarantino a su traiter le sujet de l’esclavage. Le réalisateur sait ce qu’il fait et il ne tourne pas cette période de l’histoire américaine en dérision. J’ai été mal à l’aise devant certaines scènes (et encore il n’a pas montré toute l’étendue de violence et de torture orchestrées par les maîtres sur les esclaves à l’époque). Et la scène de combat entre deux esclaves m’a vraiment bouleversée. Il y a une autre scène, mais je ne vais tout de même pas spolier le film. (A plusieurs moments, je me disais : purée eh dire qu’il y a 150 ans, des hommes se comportaient avec cruauté et folie avec les noirs et depuis Obama a été élu deux fois à la présidence américaine. Incroyable.)

Ensuite, j’aime l’importance que Q.Tarantino accorde aux seconds rôles. Il a un truc pour que l’on note leur présence et que l’on se souvienne d’eux sans qu’ils n’éclipsent totalement les protagonistes. Pour ceux qui verront le film, j’ai aimé la scène des cagoules et la conversation qui s’ensuit. Il y a Samuel L Jackson aussi que j’ai trouvé étonnant de complexité dans le rôle de Stephen, un domestique noir totalement au service des blancs.

La bande originale, toujours aussi excellente. Non, mais quand même, du rap dans un western qui se déroule à l’époque de l’esclavage et ça passe tout seul. Il n’y a que lui pour faire ça avec brio.

Mon seul bémol : hormis Kerry Washington (la bien aimée de Django) pas de rôles de femmes fortes dans ce nouvel opus alors qu’il nous a grandement habitué à mieux. Ok, elle a un rôle de femme courageuse qui se révolte, mais j’aurais apprécié qu’on la voit davantage dans les scènes de castagne.

Alors ce film est pour vous : ceux qui apprécient les tics de langage des personnages de Tarantino, qui apprécient son humour barré, qui ne redoutent pas les bains de sang et les scènes de fusillades qui s’éternisent, qui notent les clins d’oeil cinématographiques, les personnages qui se ridiculisent, les moments inattendus, les moments vengeurs où l’on se gargarise de satisfaction dans son fauteuil parce qu’il arrive un truc désagréable à un « méchant » et j’en passe.

Ps : aujourd’hui c’est encore le Printemps du cinéma, 3€50 la place, c’est le dernier jour, profitez-en

:-)
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