Magazine High tech

See you, space cowboy...

Publié le 14 avril 2008 par Onigiri
See you, space cowboy... Je me décide à faire un petit billet propagandiste sur l'une des meilleures séries animées que j'ai vu, toutes catégories confondues : Cowboy Bebop. Bien sûr, si je vous en parle aujourd'hui tout particulièrement, c'est parce que je me suis offert le coffret collector de la série, et que ça a donc été l'occasion de revoir tous les épisodes d'une traite, ou presque. Et bien même dix ans après, je continue à avoir des frissons à chaque nouvelle note de musique, à chaque nouvelle scène, à chaque nouvel épisode. Un véritable chef d'oeuvre, qui enterre littérallement toute la production à ce niveau, et ce n'est pas seulement moi qui le dit, mais aussi le magazine Newtype, qui l'a élue deuxième meilleure série de tous les temps.
See you, space cowboy... Nous sommes en 2071. Les recherches scientifiques du 21eme siècle ont permis aux astronautes de créer des portails spatiaux qui offrent la possibilité de voyager à très haute vitesse à travers l'espace. On les appelle les gates. Très vite, un véritable commerce s'installe autour de ces nouveaux moyens de transport, et s'offrir un voyage dans l'espace devient monnaie courante. Mais ces gates sont très instables, et l'une d'elle explose à proximité de la Terre en 2021. La déflagration aura pour effet de fendre la lune. S'en suit une pluie de météorites incessante sur Terre, qui oblige ses habitants à fuir la planète et à partir coloniser le reste du système solaire. Très vite, Mars, mais aussi Venus, Jupiter et leurs sattelites deviennent des colonies terrestres, sur lesquelles les conditions de vie de la planète bleue sont reproduites artificiellement.
C'est dans cet espace repeuplé que nous suivons les péripéties du Bebop, le vaisseau de Jet Black, un ancien flic devenu chasseur de primes (un cowboy, pour les intimes). Il parcourt l'espace accompagné de son coéquipier Spike Spiegel, un ancien Yakuza qui a raccroché. Les deux compères vivent de l'argent que leur donne le gouvernement pour arrêter les malfrats. Ce dernier, dépassé par les évènements, remet en effet des récompenses pécuniaires aux volontaires qui prennent le risque de chasser les hors-la-loi.
See you, space cowboy... On suit donc, pendant 26 épisodes, ou plutôt 26 sessions, les aventures de nos deux cowboys, leur quotidien et leur rencontre avec Ein, un chien extrêmement intelligent, Faye, une jolie jeune femme arrogante qui croule sous les dettes, et Ed, une adolescente trop douée en informatique. Chaque épisode va permettre d'explorer un peu plus la personalité de chaque personnage, son histoire jusqu'à ses détails les plus sombres, et va en faire découvrir plus sur la véritable personnalité de chacun d'entre eux. Chaque personnage étant totalement différent des quatre autres, on s'attache assez facilement à ceux-ci, et il est difficile de ne pas avoir son petit préféré.
Le déroulement du scénario se fait en douceur. Tellement doucement que la fin fini par arriver trop vite. On repart, après le 26eme épisode, avec la désagréable impression que tout est passé trop vite, qu'on a gâché son plaisir, qu'on n'en a pas assez profité. Et on serait capable de se remettre la totalité de la série d'un coup, juste pour revoir nos 5 héros continuer à s'engueuler, à courir les uns derrière les autres, à galérer pour trouver quelque chose à manger... Cowboy Bebop, ce n'est pas juste une série animée réussie, ce sont surtout deux amis entourés d'un épais mystère, qui va finir par s'amincir jusqu'à se dévoiler au spectateur avant le grand final, le moment où on se dit que ça y est, déjà, il faut rendre les armes...
See you, space cowboy... Bien que totalement éloignées en théorie d'une série de science fiction, les musiques, majoritairement du jazz et du blues, collent magistralement à l'univers de la série. Elles s'intègrent tellement bien qu'on ne se demande pas une seule seconde pourquoi telle chanson à tel endroit, on se contente simplement de prendre ça en pleine figure et d'admirer à quel point la symbiose est parfaite. Aux commandes, c'est Yoko Kanno et son groupe Seatbelts. Si ces noms ne vous disent rien, sachez simplement qu'ils sont à l'origine des meilleures bandes originales de dessins animes et de jeux vidéo japonais. On leur doit notamment les génériques de RahXephon, Ghost in the Shell Stand Alone Complex, Wolf's Rain, Oban Star Racer, Escaflowne, bref, je suis totalement fan de la totalité de la discographie de cette femme. D'autant qu'elle prouve à chaque nouveau disque qu'elle est capable de passer d'un style à l'autre d'une manière remarquable, en dégageant à chaque fois autant de talent.
Vous l'aurez compris, j'aime cette série comme mon bébé, je suis comme un gosse à chaque fois que j'en parle, et j'apprécie toujours un peu plus chaque visionnage. Bref, un bonheur auquel vous vous devez de goûter si vous voulez prétendre avoir une quelconque connaissance en matières d'animes japonais, mais surtout si vous aimez qu'on vous raconte une histoire touchante, drôle, attachante, originale et parfaitement menée. Quels que soient vos goûts ou vos préférences, vous trouverez quelque chose qui vous plaît dans Cowboy Bebop, j'en fais le pari.
See you, space cowboy...

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Onigiri 63 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte