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Débat : Que vaut la série du Heat?

Publié le 26 mars 2013 par Insidebasket @insidebasket
Dwyane Wade
Vainqueur hier soir du Magic d'Orlando, le Miami Heat a passé à 27 le nombre de ses victoires consécutives, établissant ainsi la deuxième plus longue série de l'histoire du sport professionnel américain, devant les 26 victoires des New-York Giants (MLB) en 1916, n'ayant plus que les Lakers de 1972 et leurs 33 victoires consécutives devant eux. Néanmoins, certains remettent en question la valeur de cette série. Ainsi, le légendaire Walt Frazier, meneur des grands Knicks des années 1970, n'a pas hésité à mettre en avant "la faiblesse de la NBA actuelle" pour justifier la série des Floridiens lors d'un entretien accordé à ESPN New-York, même s'il reconnait quand même la valeur du Heat. On peut toutefois tenter de trouver des explications qui, sans dévaloriser la série du Heat, peuvent expliquer que Miami puisse réussir une telle série.
 
  • La situation "géographique"
Le Heat de Miami fait partie de la division Southeast, dans la conférence est. Hors, cette division Southeast est probablement la plus faible de toute la ligue, avec notamment dans ses rangs les deux plus mauvais bilans de la saison, les Charlotte Bobcats et le Magic d'Orlando, dans une conférence est qui fait pâle figure en comparaison de la conférence ouest. Ainsi, les Pacers, deuxièmes à l'est, ne seraient que sixièmes à l'ouest (sachant que leur bilan serait un peu moins bon vu la concurrence à l'ouest), et Miami peut donc profiter de cette faible adversité pour enquiller les victoires.
  • Un calendrier favorable
Depuis sa défaite à Indiana le 1er février, le Heat a pu bénéficier d'un calendrier très commode dont ils ont su profiter. Ainsi, sur leurs 27 victoires, 15 ont eu pour cadre l'American Airlines Arena, antre du Heat. De plus, seules 8 des 27 victoires l'ont été au dépens d'équipes de l'ouest, et seulement 2 à l'extérieur (Minnesota et surtout OKC ce qui représente une sacrée perf'). Parallèment, 9 des 27 victoires ont pour leur part concerner les cinq plus mauvaises équipes de la conférence est (Charlotte, Orlando, Cleveland, Toronto deux fois chacun, Detroit une fois). Les hommes d'Erik Spoelstra ont donc su profiter d'un calendrier aisé pour enchaîner les victoires.
  • L'équipe d'un seul homme, mais quel homme
Lebron James. Le nom est laché. Qu'on l'aime ou pas, il est le plus fort. Ne cherchez pas plus loin le nom du MVP pour cette saison 2012/2013. Il ne serait même pas étonnant que le King obtienne l'unanimité des votes tellement il survole la grande ligue. On a l'impression que le fait d'avoir enfin remporté le titre la saison dernière l'a libéré dans son jeu, ce qui est absolument terrifiant pour ses adversaires. Il accomplit la meilleure saison de sa carrière, tournant à 26,7 pts (n°4 NBA) à 55,7% (n°9), 8,2 rbds, 7,4 pds (n°9), 1,7 int (n°10). Le patron du Heat, c'est lui et personne d'autre comme c'était le cas à son arrivée où Dwayne Wade était le taulier de la franchise floridienne.Lors de cette série de 27 victoires, quelques chiffres suffisent à montrer l'influence du King: il a été le meilleur scoreur de son équipe à 21 reprises, le meilleur rebondeur 16 fois et le meilleur passeur à 17 reprises. L'absence de D-Wade ou le niveau moyen de Chris Bosh affiché cette saison n'y changent rien: le Heat continue de gagner avec LBJ à sa tête.
  • Quelques coups de pouce du destin
En plus de posséder le meilleur joueur de la planète et d'avoir bénéficié de circonstances très favorables, le Heat a su renverser des situations désespérées, lors de matchs qui pouvaient laisser penser que la série victorieuse s'arrêterait. On pense ainsi à la double prolongation face aux Kings de Sacramento, aux deux rencontres face aux Cavs ou au déplacement à Boston. Autant de matchs qui se sont joués à des détails et que le Heat a su remporter. Car comme toutes les grandes équipes, le Heat sait aussi provoquer la chance quand il le faut, car le Heat est une grande équipe.
  • La suite?
La suite pour le Heat, ce sont trois déplacements mercredi à Chicago, vendredi à la Nouvelle-Orléans et surtout dimanche à San Antonio pour le match au sommet entre les deux meilleures équipes de la Ligue. Si Miami parvient à remporter ces trois matchs, le record devrait tomber puisque le Heat bénéficie d'un calendrier encore une fois très clément avec six réceptions lors des neuf dernières rencontres, et les Floridiens pourraient même envisager de terminer la saison régulière sans être de nouveau battus, ce qui porterait leur record à 39 victoires consécutives avant des play-offs qu'ils aborderont en grands favoris.

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