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Semainier (Du 1 au 7 avril 2013)

Publié le 08 avril 2013 par Arsobispo

Découvert : une nouvelle œuvre de street-art. J’ai également appris quelques informations sur l’origine de ce mouvement graphique agenais que j’aime particulièrement. Ce travail est réalisé par Juliette Armagnac et Olivier Salesses qui réalisent ces œuvres à partir de photographies de personnages qu’ils découpent puis collent sur les murs en les mettant en situation avec un décor urbain qui se prête à une improvisation souvent poétique. Le journal Sud-Ouest a publié un reportage photographique sur ce sujet ici. Et quelques jours plus tard, je constate que Le Florida, le « temple de la musique amplifiée », (qui fête ses 20 ans cette semaine) se voit envahi par de drôles de personnages en passe de nous délivrer un message… Affaire à suivre.

Semainier  (Du 1 au 7 avril 2013)

Photo du film "L'Artiste et son modèle" de Fernando Trueba

Dina Vierny  et Aristide Maillol

Dina Vierny et Aristide Maillol

Paradoxe, l’affiche espagnole du film, au contraire de celle de la France, est en couleurs…

Semainier  (Du 1 au 7 avril 2013)

Affiche du film "L'Artiste et son modèle" de Fernando Trueba

Aperçu : la petite plume orange sur le chapeau d’un homme qui faisait ses courses au marché ce matin. Je l’ai abordé. Je voulais qu’il me signe mon livret « Portraits de vie... portraits de ville » (voir ici). Ce qu’il a fait aimablement. Puis il m’a raconté la belle histoire d’un projet que le photographe Morad Cherchari lui a suggéré. La voici, tel que ce poète qui se refuse à l’être me l’a transcrite :

" Je suis une petite plume orange qui aurait dû le 19 août 2012, terminer ma vie dans une poubelle après avoir participé à la décoration d’une fête d’anniversaire.

Le hasard a voulu qu’un courant d’air m’arrache à la nappe où j’était fixée, qu’un tourbillon m’entraine vers la porte de sortie et que j’attire l’attention d’Henri, venu chercher ce matin du matériel prêté pour la fête de la veille.

Me voyant hésiter à chaque fois que je passais devant cette porte et aussitôt reprise par le tourbillon, il a décidé de m’attraper et de m’offrir une nouvelle vie.

Depuis ce jour, nous ne nous sommes plus quittés, il m’a accroché à son couvre chef laissant au vent ou à une main malicieuse l’envie de m’arracher. A ce jour rien n’y a fait, je l’ai suivi partout, jour et nuit au point de lui donner le plaisir de récolter de nouveaux sourires ou d’avoir à supporter quelques moqueries.

Le moment le plus fort a été celui où il s’est fait inscrire pour participer à une expo photo. Là aussi il m’a amenée et même que j’ai été la vedette sous le titre de « la plume du poète », même s’il n’est pas du tout poète.

L’expo a eu lieu et le photographe a eu l’idée de vouloir me faire faire « le tour du Monde ». Moi ??!, non, je suis aujourd’hui trop vieille, trop fatiguée par tant de surprises, décolorées par le soleil et les intempéries et puis, j’ai une place à tenir, je ne peux pas me permettre de prendre le risque d’être perdue ou détériorée.

Alors, je vous confie une de mes sœurs, toute jeune et belle.

Je vais vous demander de bien vouloir la prendre avec vous, de choisir un ou plusieurs endroits dans votre pays ou pendant vos vacances où vous vous sentirez bien ou qui sera représentatif de l’endroit où vous vous trouverez, de faire une photo avec la plume sur un couvre chef et de me la renvoyer accompagnée de la, ou des photos. Le tout ira rejoindre les autres dossiers et un jour, je compte bien être au milieu d’une salle présentant toutes mes petites sœurs dans le plus grand nombre de pays de notre belle planète.

Merci de votre aide et de votre amabilité

La Petite Plume ".

La Plume du poète

La Plume du poète

Trike agenais

Trike agenais

Ébloui : par les couleurs qu’arboraient tous les enfants et quelques adultes venus participer au défilé du Carnaval d’Agen qui me semble attirer de plus en plus de spectateurs. Il est vrai que le soleil se prêtait à la floraison des chatoiements de rigueur en cette saison quelque peu amnésique.


[1] Elle faisait partie du réseau de Varian Fry, qui, il est bon de le rappeler, avait publié dès décembre 1942, dans The New Republic, un article intitulé « Le Massacre des juifs en Europe ». Que ce journal soit considéré comme un torchon de gauche par les Républicains n’est pas une excuse à une prétendue ignorance généralisée du génocide nazi par l’élite et le pouvoir américain de l’époque.


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