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Et si après les « chocs », on essayait plus simplement le changement ?

Publié le 13 avril 2013 par Pierre Thivolet @pierrethivolet

Et si après les « chocs », on essayait plus simplement le changement ?

Source:Videberg , Le Monde


Depuis près d’un an, nous vivons au rythme de « chocs » qu’on nous annonce à grand renfort de roulement de tambours médiatiques et qui se terminent en « pschitttt ». Une suggestion, comme ça, toute bête et toute naïve : Et si le gouvernement se contentait de travailler sur quelques réformes basiques. Une première liste ? Réforme de la justice, des retraites, de la protection sociale; Réforme de la fiscalité, du millefeuilles administratif; On peut continuer longtemps. Il y a fort affaire mais pourquoi attendre LA réforme fondamentale, définitive, qui à force d’être à l’étude, va rejoindre le cimetière déjà fort rempli des bonnes intentions qui restent lettre morte ? Aujourd’hui nous sommes tous sous le choc de « l’affaire Cahuzac ». Cela rend-il vraiment plus impérieux qu’il y a un mois, la mise en place de mesures, de lois encadrant l’activité des élus, contrôlant leur honnêteté, empêchant les conflits d’intérêt ? Même si cette affaire n’avait pas éclaté, la « moralisation » aurait été tout autant nécessaire et elle devra continuer même après la loi la plus sophistiquée. C’est un combat et une vigilance qui ne peuvent cesser. Un peu comme pour les accidents de la route. Après les ceintures de sécurité obligatoires, puis les radars, le contrôle de l’alcoolémie, le nombre de morts sur les routes a été divisé par 3. Mais personne n’estime qu’il faut s’en contenter. Le danger serait que la seule émotion soulevée par un fait, même grave, d’actualité détermine la politique du gouvernement. Aujourd’hui, la moralisation, demain la délinquance des jeunes, après-demain la canicule ? L’actualité qui nous tourmente tous au quotidien, celle de la crise, du chômage et de la déprime économique passe au second plan, en tout cas c’est l’impression que nous avons, et c’est pourtant là que se trouve le nerf de la guerre. N’est-il pas désespérant de nous entendre dire par le gouvernement qu’il est urgent d’attendre … 2014 pour espérer entrevoir, peut-être, enfin, ce n’est pas sûr, le début d’un commencement de lumière au bout du tunnel où nous avons l’impression de nous trouver. Tout cela est désespérant. Et le désespoir est mauvais conseiller. Nous vivons une e-poque formidable.

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