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Omerta dans l’église – L’humeur de la semaine

Publié le 15 avril 2013 par Buzzmedias @buzzmediasnet

Je souhaitais cette semaine saluer le très beau téléfilm produit par Sophie Revil et réalisé par Edwin Baily pour France 2: Le Silence des églises, diffusé mercredi dernier.

Tiré d’un fait réel, -l’affaire Pican-, celui-ci raconte l’histoire de Gabriel (Robinson Stévenin) abusé 15 ans plus tôt par le directeur de son école, le père Vincey (Robin Renucci), également directeur de la chorale de son établissement. Gabriel est rongé par ce qu’il a subi pendant deux ans, se sentant coupable à la fois de s’être laissé faire mais aussi responsable du décès de son camarade de classe, lui aussi abusé par le père Vincey, qui s’est jeté sous une voiture. Devenu adulte et jeune père de famille, Gabriel va revenir sur les traces de son passé pour rendre justice.

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Si le téléfilm ne s’est placé qu’en troisième place au niveau des audiences, il a levé avec talent le voile sur un vieux tabou: la pédophilie au sein de l’église. Une vraie mission de service public, d’autant quand la religion tend à vouloir s’immiscer dans le débat public et donner des leçons.

Aborder un tel sujet était loin d’être simple. Edwin Baily, le réalisateurl’a fait avec beaucoup de tact, sans chercher à accabler outre mesure l’église, avec beaucoup de pudeur, suggérant l’horreur sans entrer dans les détails sordides.

Le téléfilm nous aide à comprendre le sentiment de culpabilité des enfants et les dommages, parfois irréversibles causés par les abus sur mineurs.

Le scénario bien écrit alterne le passé et le présent avec des transitions qui se font sur les lieux du drame. Un récit équilibré: celui qui meurt et celui qui parvient à surmonter, la mère qui encaisse et celle trop croyante pour accepter la réalité, Monseigneur Peyrac qui « protège ses brebis égarées » et le père Daubresse en quête de vérité.

Un téléfilm que vous pouvez revoir en streaming via ce lien sur Pluzz.fr

La Maison de la Radio

maison de la radio
Cette fois-ci au cinéma, un autre film-documentaire à vite aller voir avant qu’il ne soit plus à l’affiche: « La Maison de la radio »

Nicolas Philibert (Être et avoir) a laissé ses caméras se promener dans les couloirs de la maison ronde, paquebot radiophonique intemporel où l’on fait de la radio un art.

Avec humour, celui-ci a saisi des portraits de journalistes, standardistes, musiciens, rédacteurs… On se retrouve aussi bien à Paris qu’en pleine forêt pour suivre un preneur de son ou bien sur une étape du Tour de France, où les journalistes-motos se font alpaguer par les habitants d’une bourgade qui tentent de les retenir pour une pause désaltérante.

Ce documentaire a comme un parfum de nostalgie. Dans ce vaisseau légendaire, chacun va à son rythme, à l’image de cet enregistrement de fiction où Marguerite Gateau et Eric Caravaca refont les prises au moindre bruit indésirable.  Ou quand dans un sourire embarrassé l’ invitée d’une émission littéraire (probablement sur France Culture) demeure dubitative, observant de longues minutes d’introduction. On rit avec l’énumération des dépêches AFP par Marie-Claude Rabot-Pinson qui prépare les reportages des journaux: s’agissait-il de sardines ou d’anchois lors de cette catastrophe naturelle  ?

Un instant de poésie au milieu du tumulte médiatique quotidien !

Bonne semaine sur Buzzmedias.net !

@jocel1languille


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