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Défendre son e-réputation

Publié le 16 avril 2013 par Brunoblanchard

Club Business: défendre son e-réputationPour préparer leurs achats, les consommateurs recourent de plus en plus au Web pour s’informer et comparer les prix. Maîtriser son identité numérique est donc primordial. Comment savoir ce qu’on dit sur vous ? Comment se défaire d’éventuels messages négatifs postés sur la toile? Quelques pistes.

« Nettoyer »
Impossible de supprimer un contenu, ou provoquer sa désindexation par les moteurs de recherches, à moins de s’appuyer sur une décision de justice (diffamation, injure, dénigrement commercial constitutif d’acte de concurrence déloyale etc). Il s’agit donc d’abaisser la position des messages négatifs en deuxième, troisième voire dixième page. Autrement dit, dans les limbes de l’Internet ! A l’inverse, les pages dotées d’infos positives sur l’entreprise et « verrouillées » aux commentaires, seront remontées en première page. Parmi les outils figure le net-linking, au moyen d’inscriptions dans des annuaires, de créations de nouveaux liens et contenus sur des blogs, forums, nouvelles pages internes, sites événementiels ou dédiés à un nouveau produit… Verrouillés là encore.

Prévenir
Se protéger de toute attaque exige de « blinder » la première page des principaux moteurs de recherches avec des liens contrôlés par l’entreprise : sites, profils de réseaux sociaux… Opter pour des supports populaires et actifs pour obtenir le meilleur référencement possible. Animer une communauté ou payer des liens sponsorisés.

Se doter d’outils de veille
Aucune entreprise, qu’elle exerce ou non sur le Web, n’est à l’abri d’une mauvaise pub. Pour « checker » son e-réputation, des sites comme www.webmii.com proposent un scan global de sa présence sur Internet. « Googliser » son nom ou celui de sa société, peut être complété par un système de Google Alert ou l’utilisation de la plate-forme « Me on the Web », du géant américain, qui vous informe à chaque fois qu’une publication contient votre nom ou des données personnelles.
Certains services payants proposent même un tableau récapitulatif (dashboard) pour visualiser la situation d’un coup d’œil, et assurent offrir une comparaison avec des établissements concurrents, notamment dans l’hôtellerie. Des notes, globales ou par département seraient disponibles. Pratique pour demander par exemple au cuisinier ou au chef de réception de vérifier ou modifier de petites choses…

Gare au cyber-squatting
Beaucoup plus rare, le cybersquatting consiste notamment à enregistrer un nom de domaine identique à celui d’une autre marque ou personne, en détournant le trafic naturel généré par sa notoriété, afin d’en retirer des gains publicitaires. Parmi les victimes connues, France 2 a vu son nom squatté par un site pornographique, puis un site de casino. Suivant le cas, la procédure peut varier d’un mois à plusieurs années, si on attaque en dommages et intérêts. Autres pratiques : les dotsquatting et typosquatting. Le premier revient à enregistrer un nom de domaine sans point entre le « www » et l’intitulé, ou à prendre un nom très proche de son hôte, grâce à des fautes d’orthographes voulues, toujours pour siphonner le trafic. Idem pour le position squatting, l’achat irrégulier de « mots-clés pub » de marques célèbres (ex : Pierre Cardin Replica).


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