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La concurrence en assurance

Publié le 21 avril 2008 par Aurélia Denoual
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Crédit photo: Sanja Gjenero/Stock Exchange

Il y a concurrence lorsque l'offre est diversifiée et que les acheteurs potentiels sont en mesure de comparer le rapport qualité prix entre les produits, qui leur sont proposés.

La possibilité d'une mise en concurrence revêt toute son importance, en période de hausse des tarifs.

Chaque assuré qui reçoit un avis d'échéance majoré est tenté de saisir la concurrence.

Cependant, le marché de l'assurance a l'aspect d'un marché concurrentiel, alors qu'il ne l'est pas en réalité.

On y dénombre une multitude d'acteurs, plus de 20.000 distributeurs, courtiers, agents d'assurances, guichets de banques et ventes directes mais qui proposent pratiquement tous les mêmes produits, de plus de mille organismes d'assurances.

Pour analyser la situation, il faut d'abord faire la distinction entre l'assurance des entreprises et les assurances de masse.

Le marché de l'assurance des entreprises a été victime des fusions et des regroupements qui le ramène aujourd'hui en France à 10 acteurs, eux-mêmes tributaires de 5 grossistes : les grands réassureurs, qui pratiquent tous les mêmes conditions, basées sur des statistiques communes.

Pour y accéder, il faut passer par l'intermédiaire d'un courtier spécialisé dans les risques d'entreprises.

Il serait vain de parler d'ententes car la réassurance est actuellement, de facto un marché unique et il n'y a pas de solution de rechange.

Le marché de masse offre une grande variété de contrats. Mais lorsque l'on analyse de près la définition des garanties de base des assurances habitation que sont l'incendie, le vol et les dégâts des eaux, on s'aperçoit qu'elles sont identiques d'un contrat à l'autre.

Les principales composantes de ce marché sont les assurances habitation et automobile.

Dans l'assurance automobile, les contrats reproduisent la clause imposée par le Code des assurances pour la garantie des dommages aux tiers.

On retrouve aussi le principe des clauses de marché imposées par les réassureurs et qui sont, pour les raisons déjà indiquées, des clauses uniformes.

Cependant, les contrats de masse se singularisent de plus en plus par des garanties accessoires, voire des gadgets, comme le remplacement en nature par l'assureur, d'un appareil électroménager volé.

Un autre aspect des assurances de masse fait que le marché n'est pas réellement concurrentiel.

En effet, l'assureur ne livre pas un produit mais un engagement, celui de verser une indemnité en cas de sinistre.

Or, la valeur de cet engagement ne peut s'apprécier que s'il est amené à jouer.

Alors que l'acheteur d'un téléviseur peut, avant l'achat, en vérifier les performances chez le vendeur, l'assuré ne peut pas juger de la valeur de son contrat tant qu'il n'y a pas de sinistre.

Dans ce cas, la seule base de comparaison possible reste le montant de la prime, or on sait bien que le plus cher n'est pas toujours le meilleur.

Les vendeurs d'assurances mettent en avant la qualité du service, des facilités qu'ils offrent au moment de la souscription et à l'occasion d'un sinistre.


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