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Critique Ciné : Warm Bodies, zombie d'amour

Publié le 22 mai 2013 par Delromainzika @cabreakingnews

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Warm Bodies // De Jonathan Levine. Avec Nicholas Hoult et Teresa Palmer.


Depuis The Walking Dead, les zombies c'est à la mode. Et quand Jonathan Levine s'est décidé à faire un film sur un sujet rebattu, il s'est dit pourquoi ne pas donner de l'espoir aux gens que ce terrible virus disparaisse avec l'une des plus grandes forces humains : l'amour. L'idée de base de Warm Bodies est à réchauffer des coeurs, et même à faire jaillir des flots de larmes des yeux du spectateur. Le pari est réussi puisque j'ai bel et bien lâché quelques larmes au détour de cette histoire qui n'est clairement pas dénuée d'émotions et de moments particulièrement cocasses également. Car l'humour était également un terrain de jeu intéressant pour Warm Bodies que le film exploite avec beaucoup de légèreté et de sympathie. Mais au fond, tout cela aurait très bien pu être un gros raté, surtout car le postulat de base est assez tordu. Mais c'est suffisamment intelligent pour que le spectateur ne se sente pas pris au piège d'une supercherie infecte.
Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair.
R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie…
Car ce n'est pas l'impression que donne Warm Bodies. Ni même celle qu'il veut donner. Le film adopte alors une romance assez travaillée, lorgnant presque sur de la littérature adolescente de qualité (oui, je ne parle pas de ces histoires de vampires que tout le monde préférerait laisser aux toilettes). C'est une comédie noire, qui n'est pas dénuée d'esprit comique et surtout d'humour sarcastique. Le tout est tellement ancré dans le second degré que finalement il est impossible de prendre le tout trop au sérieux. Il n'y a pas de réflexion à proprement parler sur le pourquoi du comment (malgré quelques interventions du personnage de John Malkovitch). Le tout était vraiment concentré sur cette histoire d'amour qui va braver vents et marrées afin de s'offrir une petite escapade dans deux mondes différents. D'un côté les "corpses" autrement dit les morts vivants, et de l'autre les vivants qui tentent de luter tant bien que mal pour ne pas attraper ce terrible virus.
Warm Bodies ne tente pas d'aller bien loin dans sa réflexion et ce n'est pas une mauvaise chose étant donné que le film, aussi astucieux soit-il permet au spectateur de voir quelque chose de décalé qui ne veut pas se prendre la tête. Dans le genre film de zombies, je pense que Warm Bodies a une place toute trouvée dans ma collection parmi les très bons. On aurait pu regretter à un moment du film (plus précisément au milieu quand R entre chez les vivants en se faisant maquiller) que l'on ne découvre pas plus de la manière dont les vivants s'organise afin de se sauver la mise au milieu d'une histoire que l'on connait déjà (car les morts vivants n'ont pas grand chose à nous raconter si ce n'est que certains peuvent communiquer et même… aimer). C'est beau l'amour et cela peut même sauver. Le twist final, prévisible mais touchant offre au spectateur ce qu'il est venu chercher depuis le départ.
Note : 8/10. En bref, dans le genre films de zombies, voilà une petite pépite.


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