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Horacio d’Alba (T2) Le roi soldat

Publié le 23 mai 2013 par Un_amour_de_bd @un_mour_de_bd

Après l’échec de l’assassinat du sénateur, La trièdre est dissoute. Tandis que les ennemis de la république se massent au nord et au sud des frontières, la situation devient de plus en plus explosive…

Scénario de Le Gris, dessin de Siner. Public conseillé : Adultes, grands adolescents

Style : Aventure historique et et politique Référence : Game of Throne Paru chez 12bis, le 25 avril 2013? Share


Résumé du T1

Italie du nord, début du XVIè siècle. Pour endiguer la guerre qui ravagent les puissants états du nord, ces derniers décident de s’unir dans une République. Garant de la paix, les duellistes de métiers, vident les querelles d’autrui au risque de leurs vies. Mais cet équilibre précaire ne satisfait pas tout le monde. Le sénateur Rembrandt, défenseur d’un nouvel ordre humanisme, se bat pour l’abolition de cette loi sanguinaire. Sous le commandement des deux grands recteurs, les académies de duelliste s’unissent pour « éliminer le problème’. Un « trièdre » (une association officieuse de trois duellistes) est formé pour cette basse besogne. Le légendaire « Horacio d’Alba », accompagné de son vieil ami « Hermann » et de sa jeune élève prodige « la grise » se joignent à l’équipe de « Calisto », première femme du recteur « Silas ».
La mort attendue de Rembrandt ne sert pas que les intérêts des écoles de duellistes. A la frontière sud, le cardinal rouge, futur pape de Rome, n’attend qu’un signe de désordre pour lancer ses armées à la conquête de la République.
Mais l’assassinat du sénateur est un lamentable échec. Pris à revers par un groupe armé, dirigé par Julius le fils d’Horacio, le trièdre doit fuir le lieu de l’embuscade, qui n’a officiellement jamais eu lieu.

Début du T2

La trièdre est dissoute et chacun se retrouve seul avec ses doutes et ses erreurs. Horacio ne comprend pas la trahison de son fils, Julius. Par amour non partagé, « La grise » dénonce à Silas la nuit d’amour entre Horacio et sa première épouse. Fou de rage, Silas la punit d’un sceau d’infamie, qui fait d’elle une proscrite.
Pendant ce temps, une armada française commandée par l’amiral Brissac se dirige au nord des frontières de la République. Il reste une chance bien ténue d’éviter la guerre. Si les académies ne se soulèvent pas et que la concorde règne, les ennemis de l’extérieurs n’auront aucune raison de franchir les lignes.


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Horacio d’Alba (T2) Le roi soldat

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Une suite très réussie


Cela fait déjà deux ans que j’attendais la suite d’Horacio d’Alba. Impressionné par le premier tome, j’avais été enthousiasmé par ce duo d’auteurs particulièrement prometteurs capable de nous offrir un récit d’une grande maturité et un dessin de qualité ad Hoc. C’est donc avec une attention toute particulière que je vous livre cette chronique.
Premier constat : je ne suis pas déçu ! Tout comme dans le premier album, Jérôme le Gris développe les destins parallèles de la République et du prince-duelliste Horacio d’Alba. Entre histoire réelle et fiction, il invente un récit fortement inspiré du contexte géopolitique de la Rome antique et de la renaissance italienne. Si la grande histoire avec les alliances et les intrigues des nations (La République contre Rome, Gêne, La France…) sont bien présentes, il n’oublie pas de raconter dans le détail le rôle de chaque individu. Du modeste duelliste au Cardinal rouge, tous ses personnages prennent vie et crédibilité dans la globalité du récit.

Si fort, si proche, si dense


Le Gris continue d’explorer les personnages en développant leurs principes, leurs ambitions et leurs limites. En exposant assez simplement la politique d’état, il met avant tout la dimension humaine en avant.
Horacio d’Alba a l’étoffe des drames classiques. Le Gris y mélange Amour et Devoir dans un cocktail impossible. Dans cette tragédie qui ne peut que finir mal, les personnages en sortent désespérés et magistraux.
La qualité des personnages, les interactions multiples qui modifient le récit et les deux niveaux du récit me font fortement penser à la série TV phare d’HBO « Game of Throne ». Si vous appréciez sa complexité et sa subtilité, vous ne serez pas déçu par Horacio D’Alba.
Dans ce second tome, Le récit devient de plus en plus dense jusqu’à s’embraser dans une explosion finale. Après une première scène de haute tension avec l’Armageddon (le duel général), c’est une succession de scènes de batailles épiques qui amènent un dénouement final.

Le dessin


Nicolas Siner nous offre un graphisme dans la droite lignée de d’Alex Alice ou de Mathieu Lauffray. Dynamique, toujours composé avec justesse, il fait preuve d’une grande maturité. Son encrage profond et particulièrement soigné met en valeur l’expressivité des personnages et la précision des décors.
La lisibilité n’est pas en reste, avec un découpage ambitieux (plongé, contre plongé..) et une mise en scène toujours impeccable. Côté couleurs, c’est un peu moins qualitatif que le premier tome, surtout dans les ambiances de plein jour. Je pardonne largement ce petit défaut au vu de la qualité globale de cette série qui m’impressionne.

Pour résumer


Complots, ententes politiques, mais aussi interrogations du prince-duelliste, Horacio d’Alba (T2)-Le Roi Soldat, tient toutes ses promesses. Entre le récit dense, les scènes épurées ou complexes et le dessin soigné, vous ne pourrez qu’apprécier cette série intelligente et exigente. A la fin du second tome (sur trois) vous serez impatient, tout comme moi, de lire la suite.

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