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DÉCLIN COGNITIF: La restriction calorique conserve les neurones – Journal of Neuroscience

Publié le 23 mai 2013 par Santelog @santelog

La réduction calorique diminue la perte de cellules nerveuses selon cette étude sur l’animal, centrée sur le rôle d’une enzyme, SIRT1 et ses bénéfices anti-âge. Ces résultats à paraître dans l’édition du 22 mai du Journal of Neuroscience, confirment la piste des activateurs de SIRT1 pour le développement de médicaments anti-neuro-dégénérescence.

Des études antérieures ont montré que la réduction calorique prolonge la durée de vie, comme cette étude récente, publiée dans PLoS ONE qui démontrait sur des souris qu’un faible apport calorique réduit l’incidence du cancer de 40% et des autres maladies liées au vieillissement telles que l’ostéoporose et une amélioration de leur coordination motrice. La restriction calorique diminue les changements cérébraux qui accompagnent souvent les maladies du vieillissement et les maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer. Il est également suggéré –voir étude publiée dans la revue Science- que la restriction calorique active une enzyme appelée Sirtuin 1 (SIRT1) qui offre une protection contre les déficiences cérébrales liées à l’âge.

DÉCLIN COGNITIF: La restriction calorique conserve les neurones – Journal of Neuroscience
Ici les Prs Li-Huei Tsai et Johannes Graff du MIT et de l’Institut Howard Hughes ont testé si la réduction de l’apport calorique retarderait la perte de cellules nerveuses constatée dans les maladies neurodégénératives, et si oui, si l’activation de SIRT1 apporterait le même effet. L’équipe a donc réduit de 30% l’apport calorique de souris génétiquement modifiées pour présenter rapidement une neurodégénérescence. Après 3 mois de ce régime, les souris ont passé des tests d’apprentissage et de mémoire. Les auteurs constatent un retard dans l’apparition de la neurodégénérescence chez les souris sous régime hypocalorique vs sous régime alimentaire normal.

DÉCLIN COGNITIF: La restriction calorique conserve les neurones – Journal of Neuroscience
Mais l’intérêt est évidemment d’identifier des composés qui vont imiter les effets de la restriction calorique et apporter les mêmes bénéfices, et qui pourraient ensuite être utilisés dans des médicaments destinés à retarder les effets de l’âge ou liés à certaines maladies. Cette nouvelle étude suggère qu’un activateur de SIRT1 pourrait prévenir l’apparition de la neurodégénérescence. Lorsque les scientifiques donnent aux souris un médicament qui active SIRT1, ces souris perdent moins de neurones et conservent une meilleure connectivité cérébrale. Elles font mieux dans les tests d’apprentissage et de mémoire.

La question reste de savoir si ce type de traitement sera efficace chez d’autres mammifères dont l’Homme et si son effet est temporaire ou définitif.  

On peut citer les recherches en cours à la société Sirtris vendue au laboratoire GlaxoSmithKline en 2008 sur 3 activateurs synthétiques actuellement sous essai clinique.Des médicaments qui veulent imiter les effets de la restriction calorique mais sans restriction calorique.

Source: Society for Neuroscience via Eurekalert (AAAS) Reducing caloric intake delays nerve cell loss (Visuel @Li-Huei Tsai)

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Lire aussi:NUTRITION: La restriction calorique augmente la longévité

LONGEVITÉ: SIRT1, l’enzyme des médicaments anti-âge de demain

RESVÉRATROL et LONGÉVITÉ: La voie des activateurs de sirtuines à nouveau confirmée -


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