Graceland // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Jeff Eastin à qui l'on doit déjà la très sympathique White Collar / FBI : Duo très Spécial est de retour en télévision avec une toute nouvelle série pour
USA Network : Graceland. Je dois avouer que j'aime bien ce que fait ce scénariste même si sa série précédente a tendance à devenir un tantinet redondante et
ennuyeuse par moment. Le pitch de Graceland n'est pourtant pas ce qu'il y a de plus original, mais avec un casting aussi sympathique, je pense que je ne pouvais pas être déçu. Et
puis j'ai vu ce premier épisode, et j'ai été déçu. Déçu de ne pas découvrir quelque chose d'un peu plus libre, d'un peu plus mystérieux. J'attendais peut être trop de choses, surtout que
Graceland a été annoncé comme l'une des nouveautés les plus intéressantes de l'été. Au fond, Graceland est avant tout une série policière assez classique qui
pourrait rappeler à quelques moments NCIS Los Angeles sans la dose survitaminé d'action mais avec un scénario plus lisible et moins risible. Je suis certain que cette série a du
potentiel, rien qu'avec son casting, mais ce premier épisode, beaucoup trop correct et parfois même ennuyeux n'aide pas à s'engager.
Des agents de différentes agences gouvernementales vivent dans une maison secrète de la Californie du sud.
Je
suis du genre assez content de découvrir de nouvelles séries policières étant donné que c'est un genre qui m'a toujours séduit depuis ma plus tendre enfance (je me souviens encore des moments que
je pouvais passer devant Law & Order). Graceland me rappelle un peu Dark Blue, une série de TNT avec Dylan
McDermott et Logan Marshall-Green qui a été annulé il y a quelques années après deux saisons. Ce n'est bien évidemment pas aussi bien que la série de
TNT, mais Graceland a malgré tout des arguments. La mise en place lourdingue de la première partie du pilote trouve alors son sens dans la seconde partie tout de
suite bien plus intéressante. On commence alors à creuser les personnages, à ce qui va animer leurs relations, et surtout les discordes à venir. C'est là que le personnage de Mike Warren incarné
par Aaron Tveit (Gossip Girl) entre en jeu. Fort d'une introduction légère (comme pour tout typique personnage de USA Network), Mike gagne tout
de suite la sympathie du téléspectateur.
Bien que pour le moment cela ne soit qu'une première mise en bouche, je pense que Graceland peut réellement briller par la suite. Pour reprendre la comparaison avec Dark
Blue, cette dernière était bien plus sombre que Graceland. Graceland se veut bien entendu plus fun et surtout dans l'esprit des séries de Jeff
Eastin. On retrouve d'ailleurs un côté White Collar dans la mise en scène. Il n'y a de différent que les décors finalement. Il y a donc un peu d'humour qui est là aussi
pour séduire le téléspectateur de la chaine qui est aussi à la recherche d'une série "feel-good". Le but n'est pas de se prendre la tête. Mike reste donc l'atout majeur de ce premier épisode
autour duquel tous les autres personnages rodent. Peut être de façon un peu trop facile pour le moment. Bien entendu, le cliffangher de l'épisode est là pour nous dire que dans 12 épisodes nous
aurons un joli cliffangher. Un peu comme cela avait pu être le cas avec la première saison de White Collar.
Note : 5/10. En bref, assez classique et avec une première partie de mise en place lourdingue mais la seconde partie, un peu plus centrée sur les interactions entre les
personnages et la manière dont ils agissent sur le terrain laisse alors Graceland prendre une forme plus intéressante.
