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Intersaison 2013/2014 : Detroit, le grand chantier

Publié le 27 mai 2013 par Insidebasket @insidebasket

Les Pistons ont fini la saison régulière à une piètre avant-dernière place de la division centrale, avec 29 victoires pour 53 défaites. Surtout, c'est l'absence de projet de jeu et de talents qui inquiète les fans de la franchise du Michigan. Cette intersaison, la première décision de Joe Dumars, l'ancien arrière de l'équipe des Bad boys, MVP de la finale 1989 devenu président des opérations basketball, fut donc de renvoyer le coach, Lawrence Frank.

Dans la quête de son successeur, Dumars a vu débarquer, début mai, Phil Jackson himself. Le Zen master, ami de Tom Gores, le proprio des Pistons, a été recruté comme conseiller spécial, dans le but précis de trouver un nouveau head coach. Cette recherche devrait s'achever très prochainement, et l'on murmure que la shortlist comprend Brian Shaw, le favori de Jackson, Nate McMillan et Mo Cheeks, qui ont la préférence de Dumars.

Le choix final en dira long sur qui décide vraiment à Detroit. Quelqu'il soit, le successeur de Lawrence Frank aura du pain sur la planche pour ramener en playoffs une équipe qui n'y a plus participé depuis 2009.

Le meilleur scénario

L'intersaison a été préparée lors du trade de février, qui a envoyé le dernier survivant de l'équipe championne de 2004, Tayshaun Prince, à Memphis, tandis que Jose Calderon arrivait de Toronto. Le meneur espagnol est talentueux, certes, mais vieillissant, et son contrat arrive à échéance cet été. La place que son départ (et celui de Corey Maggette) va libérer dans la masse salariale devrait permettre aux Pistons de se lancer dans la signature de quelques free agents, pour rajouter du talent à une équipe qui en a bien besoin.

 

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Ce sont surtout les postes extérieurs qui sont à pourvoir, puisque Greg Monroe et Andre Drummond forment une doublette prometteuse à l'intérieur. Brandon Knight est intéressant dans le jeu, mais est encore trop inconstant, tout comme son partenaire du backcourt, Rodney Stuckey. Un shooteur, capable d'étirer un peu les défenses et de désengorger les raquettes adverses, serait le bienvenu. Plusieurs joueurs, sur le marché, correspondent à ce profil, à l'instar de Kevin Martin ou J.J. Redick, mais aucun n'a le volume de jeu pour modifier en profondeur l'équilibre de l'équipe.

Concernant la draft, les Pistons ont le huitième choix. Dumars naviguera donc dans des eaux qui lui sont familières, après avoir eu le septième pick en 2010 (Monroe), le huitième en 2011 (Knight) et le neuvième en 2012 (Drummond). C'est peut-être de là que viendra la bonne surprise, avec un joueur prometteur comme l'arrière de Kansas, Ben McLemore.

Le meilleur cinq possible : Knight, Stuckey/Kyle Singler, McLemore, Drummond, Monroe.

Le pire scénario

Cet été, ni la draft, ni la free agency n'apporteront aux Pistons le ou les joueurs capables de renverser la tendance et de ramener la franchise en playoffs.

Le problème est que Joe Dumars s'impatiente, et que dans ces cas-là, les décisions prises pour sauver les meubles à court terme peuvent s'avérer handicapantes à plus long terme, lorsque des contrats juteux sont donnés à des joueurs moyens.

L'identité du nouveau coach permettra d'en savoir plus sur le caractère de l'équipe à venir. Une chose est sûre : il faudra que l'heureux élu ait les épaules larges et les nerfs solides, pour supporter la pression du front office et des fans, qui ont encore du mal à accepter que leur glorieuse équipe soit en vacances au mois d'avril.

Tableau des salaires

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