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Compte-rendu du concert de Syd Matters, le 19/04 à l'Espace Tatry

Publié le 21 avril 2008 par Mickymaxxi

C'était une première pour moi ce soir-là, car je n'étais jamais allé à l'Espace Tatry pour y voir un concert (j'y avais manqué Moriarty en février...). Effectivement, la salle est grande, spacieuse et tranche avec le confort parfois spartiate des salles "classiques" : la moquette au sol a ainsi incité les gens à s'asseoir par terre, donnant une impression d'assister à un concert dans un festival.

Syd Matters m'est très méconnu lorsque je pénètre dans la salle, même si leur réputation ne m'a pas échappé. Tout le monde m'en avait dit le plus grand bien, les interviews du "leader" Jonathan Morali m'avaient également mis la puce à l'oreille, et le monde raisonnable devant la salle prouve que le groupe a acquis une certaine notoriété. Mais tout d'abord, quelques mots sur la première partie, qui était assurée par le folk-singer bordelais M. Botibol.

J'ai rarement été aussi conquis par une première partie, en tout cas cela faisait longtemps que je n'avais pas eu une aussi bonne surprise. J'avais vu qu'il assurait des concerts assez fréquents dans le coin, mais maintenant j'ai compris pourquoi. Lorsque je l'ai entendu, les premiers noms qui me sont venus à l'esprit sont Jeff Buckley, Nick Drake et Patrick Watson, pour ce folk très aérien, et la voix toujours juste, fragile quand il le faut mais qui sait aussi s'affirmer. Le set passe très vite, le jeune homme a en plus de l'humour et conclut sur un morceau sur lequel il se sample tant et plus, et se libère des limites qu'induit sa seule guitare. Je vous donne le myspace de M.Botibol, mais je trouve que c'est meilleur sur scène.


Syd Matters fait son entrée sur scène 20 minutes plus tard. Ils sont 5, et commencent rapidement à jouer. Ô joie, tout le bien que j'ai lu sur le groupe est confirmé par ce que j'entends. Il n'y a pas beaucoup de groupes en France qui ont une écriture aussi ciselée, aussi précise dans l'utilisation des sons sans être pour autant ampoulée. Le chant de Jonathan Morali est absolument parfait, et bien soutenu par ses compères. Les ambiances sont changeantes, et l'utilisation de plusieurs claviers, ou même d'une flûte permet d'éviter toute linéarité dans les chansons. Par contre, les gars du groupe étaient visiblement crevés, ils avaient les traits tirés et ce ne sont pas les petits problèmes de son qui ont arrangé le tout (ni leur apparente timidité). Je serais bien en peine donc pour vous donner une setlist, mais j'ai passé un excellent moment, et c'est indéniablement un groupe au talent affirmé et qui a su trouver son identité (folk-pop mâtiné de rock aérien...enfin, à peu près ça) : à ne pas louper donc !


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