L'asthme : 16 remèdes efficaces

Par Kerym
En cas de grave crise d'asthme - avec gêne respiratoire intense, voire sensation d'étouffement, mieux vaut s'en tenir aux recommandations médicales, c'est à dire intervenir rapidement avec des bronchodilatateurs. Il est également important de bien prendre son traitement de fond (si votre médecin a jugé utile de vous en prescrire un pour diminuer la fréquence des crises. Á côté des médicaments, les mesures d'hygiène de vie et certains remèdes naturels peuvent atténuer, espacer, voire supprimer les symptômes. Il suffit parfois de changer son mode de vie pour constater une nette amélioration de ses capacités respiratoires.

L'asthme : ce qui ne va pas ?

L'asthme est une maladie respiratoire qui se manifeste par des crises, marquées par une sensation d'oppression due à la difficulté à expirer et par une toux. Ces crises peuvent être déclenchées par de multiples facteurs en contact avec les bronches : inhalation d'une substance irritante (la fumée de tabac, par exemple), d'air froid ou sec, d'allergènes (pollens, acariens...). Elles peuvent également être provoquées par les variations hormonales, le stress ou la colère, voire survenir sans cause apparente. Les difficultés respiratoires sont dues à une inflammation plus ou moins chronique des bronches, qui se traduit par une contraction (spasme) et un gonflement, ainsi que par une sécrétion excessive de mucus à l'intérieur des bronches. Ces réactions inflammatoires contribuent à obstruer les voies respiratoires et à provoquer une sensation typique d'essoufflement.

Faciliter la respiration lors d'une crise


  1. Efforcez-vous de rester calme en cas de crise car la panique peut aggraver les difficultés respiratoires. Essayez, par exemple, cet exercice de visualisation : fermez les yeux, lors de l'inspiration, représentez-vous vos poumons en train de gonfler d'air et de se remplir de lumière blanche, pensez que votre respiration devient plus facile. Recommencez deux fois avant d'ouvrir les yeux.
  2. Testez la caféine. Buvez une grande tasse de café fort ou deux canettes de boisson au cola au moment où vous sentez venir une crise. La caféine a des propriétés qui s'apparentent à celles de la théophylline, un médicament bronchodilatateur parfois prescrit contre les crise graves. Elle a un effet relaxant sur les muscles des bronches et favorise donc leur dilatation.
Combattre la broncho-constriction grâce à des compléments alimentaires
  1. En médecine traditionnelle chinoise, le ginkgo biloba est employé depuis des siècles pour traiter l'asthme. Vous pouvez essayer de prendre 250 mg d'extrait de ginkgo biloba par jour.
  2. Certains chercheurs affirment que le magnésium permettrait de dilater les voies respiratoires, mais cet effet n'est pas démontré. La posologie indiquée est de 300 mg par jour pour les hommes et 270 mg pour les femmes.
Stopper l'inflammation
  1. Les oméga-3, présents dans les poissons gras comme le thon, le saumon, le hareng et le maquereau, ont un effet proche des antileucotriènes, des médicaments puisants qui bloquent les éléments responsables de l'inflammation des bronches. Consommez ce type de poisson trois fois par semaine et prenez chaque jour des gélules d'huiles de poisson (1 000 mg en plusieurs foi. Attention : consultez votre médecin auparavant si vous prenez des médicaments anticoagulants, si vous êtes diabétiques ou si vous avez un taux élevé de cholestérol.  Huile de poisson : contre-indiquée pendant la grossesse, sauf sous contrôle médical. Ne pas dépasser la posologie recommandée (un apport excessif peut perturber la coagulation du sang). Demandez un avis médical en cas de diabète ou de prise régulière de fluidifiants sanguins (y compris l'aspirine). Déconseillée en cas de trouble de la coagulation, de maladie hépatique, d'hypertension ou d'allergie aux poissons. L'huile de poisson accroît le temps de saignement, ce qui peut entraîner des saignements de nez et favoriser les ecchymoses. Peut provoquer des troubles stomacaux.
  2. L'huile d'onagre (ou de primevère du soir) renferme de l'acide gamma-linolénique (AGL), un acide gras transformé en anti-inflammatoire par le corps. Prenez-en 1 000 mg trois fois par jour, de préférence lors des repas pour une meilleurs absorption.
  3. Les bioflavonoïdes, qui donnent leur couleur aux fruits et légumes, possèdent des propriétés anti-inflammatoires et antiallergiques. L'un des plus connus, la quercétine, bloque la libération d'histamine dans le sang. Une étude finlandaise à montré une moindre fréquence de l'asthme lorsque le régime alimentaire était riche en flavonoïdes. Alors, buvez du thé et consommez des pommes, oignons, choux, brocolis, choux-fleurs...
  4. Le curcuma, épice souvent utilisée pour parfumer le curry indien, agit comme un anti-inflammatoire. La posologie est d'une cuillerée à café de curcuma dans une tasse de lait chaud, à boire trois fois par jour. Vous trouverez également des gélules de curcuma dans les magasins diététiques. Soyez prudent si vous prenez un traitement anticoagulant, car le curcuma a également des propriétés anticoagulantes.
Apprenez à vous connaître
  1. Notez sur un carnet tout ce que vous mangez pendant 1 mois, ainsi que vos éventuels troubles respiratoires. Bien que les allergies alimentaires soient rarement en cause dans les crises d'asthme, il peut exister un lien. Vérifiez régulièrement vos notes pour voir si votre alimentation semble accroître la fréquence ou l'intensité de vos crises.
  2. Procurez-vous un débitmètre de pointe (pas un débitmètre de voiture) en vente en pharmacie. Cette appareil mesure votre vitesse d'expiration et permet ainsi d'évaluer votre souffle. Grâce à l'évaluation régulière de votre débit de pointe, vous pourrez connaître vos valeurs normales, vous assurer de l'efficacité de votre traitement et prévoir d'éventuelles crise. Vous pouvez également utiliser cet appareil lors d'une crise pour en déterminer la gravité et faire appel si nécessaire à un médecin.
Mieux vaut prévenir que guérir
  1. Ne fumez pas et évitez les lieux enfumés. La fumée du tabac irrite les voies respiratoires.
  2. Ne vous asseyez pas près d'une cheminée ou d'une cuisinière à bois, car les oxydes d'azotes de la fumée peuvent aggraver l'asthme d'effort.
  3. Si le froid est un facteur déclenchant, protégez-votre nez et votre bouche avec une écharpe afin de ne pas inspirer directement de l'air froid.
  4. Évitez ce qui peut déclencher une crise : un plat très épicé, l'aspirine ou les bandelettes parfumées présentées en échantillon dans les magazines, par exemple. Pensez à ouvrir la fenêtre lorsque vous cuisinez des aliments dégageant une odeur forte, comme l'ail et l'oignon.
  5. Essayez de fractionner vos repas et ne mangez pas avant de vous coucher. Les reflux gastriques, qui entraînent des brûlures d'estomac, peuvent provoquer une crise d'asthme.
  6. La méthode Buteyko, mise au point par le praticien russe du même nom dans les années 1950, est fondée sur le principe que la plupart des troubles respiratoires, dont l'asthme, proviennent d'une hyperventilation chronique (augmentation de la quantité d'air qui ventile les poumons). Des exercices respiratoires précis sont recommandés, ainsi qu'un régime alimentaire spécifique (vous trouverez des information sur Internet). Certains asthmatiques en tirent un grand bénéfice, mais sachez que les principes de cette méthode sont jugés contraire aux données scientifiques par la plupart des médecins.