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Test : Fitbit Flex

Publié le 03 juin 2013 par Brokenbird @JournalDuGeek

Après les tests des Nike Fuelband (voir ICI) et du Jawbone Up (voir ICI), voici celui du nouveau Fitbit Flex. Comme vous le savez maintenant, les appareils connectés pour nous aider dans la vie de tous les jours se multiplient.

Spécialisé dans le domaine des podomètres avec déjà sur le marché les Fitbit One et Fitbit Ultra, la société californienne vient de sortir son nouveau podomètre, le Flex, qui est le plus petit podomètre jamais créé par Fitbit. Se présentant sous la forme d’un bracelet comme ses concurrents directs, il s’adresse au grand public soucieux de se bouger un peu plus dans la vie de tous les jours.

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Le Fitbit Flex

Venant en concurrence directe avec le Nike Fuelband ou le Jawbone Up, que nous avons testé précédemment et dont on ne peut que vous conseiller la lecture des tests, le Flex de Fitbit se présente sous la forme d’un bracelet et non plus d’un capteur comme le furent les Fitbit One et Fitbit Ultra. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai. Contrairement aux apparences, le Fitbit Flex est aussi un capteur et sans doute le plus petit de la marque. Par contre, il n’a pas d’affichage et se résume à 5 petites LED qui vont vous permettre d’avoir un aperçu rapide de l’état d’avancement de vos pas dans la journée.

En effet, chaque LED correspond à 20% de votre objectif quotidien. Si elle reste allumée, c’est que vous avez atteint les 20%, si elle clignote, vous serez entre 1% et 20%. Du coup, si vous avez 2 LED allumées et une troisième en train de clignoter, vous serez entre 41% et 60% de votre objectif quotidien. C’est effectivement moins précis que l’affichage des Fitbit One ou Fitbit Ultra, mais c’est le prix à payer pour la miniaturisation du podomètre. Pour accéder à l’affichage des LED, il suffira de tapoter deux fois sur le bracelet pour activer les LED. Attention, ce n’est pas tactile, le Flex ne fait que détecter avec son accéléromètre les tapotements.

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Mais qu’est-ce que le bracelet alors ? En fait, on peut considérer le bracelet comme une sorte d’étui dans lequel on va insérer le petit capteur. Le Flex est livré avec deux bracelets avec chacun une taille différente. Contrairement au Fuelband de Nike ou au Jawbone Up, vous n’aurez donc pas à vous soucier de la taille du bracelet puisque le Flex peut s’adapter à tous les poignets. Évidemment, vous pourrez toujours utiliser le Flex dans votre poche comme les Fitbit One et Fitbit Ultra, mais ça perd un peu de son intérêt. Avec ces deux derniers, j’avais tendance à les oublier en changeant de pantalon ou même les perdre (deux fois en tout ). Avec le Flex, je ne l’oublie plus, même la nuit. Il est de plus résistant à l’eau, ce qui vous permettra de l’utiliser aussi bien sous la douche qu’en faisant la vaisselle. Le fait que le bracelet ne soit qu’un étui, on peut imaginer l’arrivée de nouveaux coloris, mais aussi peut-être de nouveaux accessoires autour du Flex.

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Contrairement au Jawbone Up qui propose un design très réussi et à la limite du bijou technologique, le Flex est plutôt commun. Très honnêtement, je m’attendais quand même à pire. Avec les prototypes aperçus lors du CES 2013, j’avais l’impression d’avoir au poignet une sorte de clé USB intégré dans un bracelet en caoutchouc. Heureusement, la version finale se porte plus facilement et même si ça ne rivalise pas avec le Jawbone Up, ça reste agréable et discret au poignet. En gros, ça ressemble à un simple bracelet en caoutchouc mat qui va se faire oublier petit à petit, surtout qu’on n’a pas à l’enlever tous les jours.

Le seul reproche que je peux faire au bracelet concerne son système d’attache qui est un peu difficile à mettre en place. Vous devrez bien faire attention à insérer correctement les attaches dans les encoches. Ce n’est pas facile au début, mais contrairement au Jawbone Up, vous n’aurez plus à l’enlever si ce n’est pour le recharger.

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En effet, pour la recharge, ça se passe comme pour les Fitbit One et Fitbit Ultra avec un câble/socle dédié. Il vous faudra donc enlever le Flex de son bracelet pour le recharger et surtout, ne pas oublier de le remettre. Je suis déjà reparti avec le bracelet seul… Seul le Nike Fuelband propose une connectique USB qui vous permet de le recharger n’importe où. Mais revenons au Flex, avec une autonomie de 5 à 7 jours, le Fitbit Flex stockera pas moins de 7 jours d’informations complètes avec en plus jusqu’à 10 jours supplémentaires d’informations générales, ce qui limite le nombre de recharges et qui s’avère être pratique si vous êtes en déplacement. La synchronisation se fait par Bluetooth, vous n’aurez donc pas besoin de retirer votre bracelet, cela se fera en sans-fil avec votre smartphone (iOS ou Samsung Galaxy S3/S4/Note2 pour l’instant).

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Un peu comme Nike qui peut passer par une connectique USB et un client PC/Mac pour synchroniser son Fuelband, vous pourrez utiliser votre PC/Mac (via aussi un client) pour synchroniser votre Flex avec votre compte Fitbit. En effet, le Flex est livré avec un petit dongle qui, non seulement sert de liaison, mais qui pourra être actif 24/24. Résultat des courses, il vous suffit d’être à moins de 10m de votre PC/Mac et votre Flex synchronisera automatiquement les données ! Super pratique pour la synchronisation donc, mais surtout, contrairement au Jawbone Up, il se fait oublier au poignet.

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Je reviens sur le fait que le Fitbit Flex ne se synchronise pas avec tous les smartphones Android et c’est quelque part dommage. Si vous avez par exemple un Google Nexus 4, un HTC One ou un Sony Xperia Z, il vous faudra passer par votre PC/Mac pour synchroniser. Par contre, rien ne vous empêche d’avoir l’application pour accéder à vos données. Là normalement, vous me demandez pourquoi ? Contrairement au Nike Fuelband qui demande un jumelage Bluetooth en amont, le Flex ne requiert pas de jumelage, il suffit de lancer l’application mobile et il se synchronise automatiquement (à part la toute première fois où il va chercher votre Flex) avec votre smartphone. C’est donc une question de compatibilité et la société assure être en train de travailler sur le reste des smartphones Android.

Les Fonctions

Comme le Jawbone Up, le Fitbit Flex est un podomètre et se comporte plus ou moins de la même manière pour le calcul de vos pas. On notera au passage qu’on perd le calcul des étages comme on peut le trouver sur les Fitbit One et Fitbit Ultra. Dommage. Le calcul des pas est bien différent du Nike Fuelband. Je vous rappelle que ce dernier est censé mesurer votre activité physique et différencier le fait de bouger son bras de ses pas, contrairement aux Jawbone Up et Fitbit Flex qui rapportent tout au pas.

Dans l’absolu et comme je l’avais dit avec le Jawbone Up, ce n’est pas trop grave puisqu’il y a très peu de chances que vous ayez plusieurs appareils en même temps. Si vous voulez quelque chose de précis, vous ne prendrez jamais ce genre d’accessoire grand public. Le but étant d’avoir un de ces appareils pour servir de « conscience sportive » afin de se caler aux objectifs pour une journée active et/ou sportive. Donc tant que vous atteignez les objectifs fixés, quelle que soit la précision, ça ne pourra qu’être bon pour votre corps.

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C’était un des plus des Fitbit Tracker puis des Fitbit One et Ultra, on retrouve sur le Flex la capacité de mesurer votre sommeil. Contrairement aux Fitbit One et Ultra que vous deviez mettre dans leurs bracelets respectifs en tissu et donc ne pas oublier, l’avantage du bracelet par défaut est indéniable. Le Flex reste dans son petit bracelet/étui en caoutchouc et vous ne pouvez plus l’oublier avant d’aller dormir. De même, il s’avère moins envahissant sur votre poignet. Le mode s’active avec une série de tapotements entre 1,5s et 2s. Par contre, il vous faudra désactiver le mode sommeil manuellement.
Vous pourrez mesurer votre sommeil avec des informations plutôt amusantes comme le nombre de fois que vous vous serez réveillés dans la nuit, les cycles de sommeil léger ou profond ou encore le temps que vous aurez mis pour vous endormir. Comme pour le Jawbone Upe, c’est la fonction que j’ai le plus appréciée, savoir combien de fois on s’est réveillé, qu’on a vraiment dormi longtemps, ça n’a pas de prix. Dans mon cas, je ne dors pas assez. Je regrette aussi que le Flex ne propose pas un mode sieste comme le Jawbone Up.

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Comme pour le Jawbone Up, le Fitbit Flex peut vibrer pour vous réveiller. Par contre, il n’y a pas plusieurs niveaux de vibrations comme sur le Jawbone Up et surtout, il n’y a toutes les fonctions avancées comme les vibrations avant le réveil avec une certaine intensité. Cela s’explique aussi par le fait que c’est quand même plus modulable grâce à la connexion Bluetooth alors qu’avec le Jawbone Up, il fallait soit enlever son bracelet, soit tout prévoir à l’avance. Comme pour le Jawbone Up, il n’y a pas de mode Répétition, mais vous pourrez programmer jusqu’à 8 alarmes (attention à la batterie).

C’est le cas depuis le début, vous pourrez traquer avec Fitbit via le site web ou les applications ce que vous mangez, ce que vous buvez, votre poids, etc… La société californienne a aussi signé des partenariats avec d’autres outils sur le web comme MyFitnessPal. Il faudra juste faire attention aux priorités de chacune des applications et non saisir deux fois. Pour exemple, mon compte Fitbit est lié à un compte MyFitnessPal qui est lui-même lié à un compte Runstactic. Même si je peux saisir ce que j’ai mangé et bu sur mon compte Fitbit, je ne le sais en fait que sur l’application MyFitnessPal. De même, pour les courses, ça se passe sur Runstactic et MyFitnessPal fera le lien entre Fitbit et Runstactic. Oui bon, ça en fait des comptes à gérer, mais c’est le prix à gérer pour avoir le maximum d’informations sans payer.

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Si vous ne voulez pas avoir tous ces comptes à gérer, Fitbit propose en plus sur son site des outils plus professionnels avec un abonnement de 59,95$ par an, ce qui vous permettra de n’utiliser que Fitbit. C’est à vous de voir. On n’oubliera pas non plus que Fitbit propose une balance connectée, l’Aria, qui vous permettra de synchroniser tous ces appareils ensemble sur votre compte.

A noter enfin que Fitbit n’est pas très « Réseau Social », vous pourrez bien évidemment partager sur Twitter vos scores de la journée, mais ça sera tout. Contrairement à Nike et son application Fuelband, vous ne pourrez ajouter des amis via votre carnet d’adresses ou Facebook. Dommage. Tout se passera donc entre utilisateurs Fitbit pour le côté social, ce qui limite un peu le côté Gamification.

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,Mais en pratique ?

Je le rappelle encore une fois, il ne faut pas oublier qu’on parle d’un accessoire pour mettre en avant votre santé. Alors oui, cela pourra amuser certains, il est possible de tricher et berner le bracelet, mais à quoi bon ? En effet, en achetant le bracelet, vous avez déjà en tête de vouloir bouger et le bracelet ne sera qu’une sorte de conscience vous permettant de vous motiver. Avoir un max de pas sans avoir vraiment bouger, ça pourra amuser un temps, mais surtout, ça ne sert à rien et limite pathétique.

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Comme pour le Jawbone Up, le but est de vous faire bouger en vous fixant un score minimum par jour et en vous rappelant qu’il faut l’atteindre. Après, en jouant le jeu, vous verrez que vous prendrez de bons réflexes et vous vous sentirez moins pataud. Et ce qui compte le plus, c’est d’avoir vraiment un corps en bonne santé et ça, ça n’a pas de prix.

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Le fait que le Flex vous propose une connexion sans-fil avec votre smartphone ou mieux encore l’automatisation des synchronisations avec votre PC/Mac vous permet d’oublier totalement la présence du Flex et comparé au Jawbone Up, c’est tellement pratique. Les LED ne nous donnent pas forcément toutes les informations qu’on voudrait avoir comme c’est le cas avec le Nike Fuelband, mais c’est déjà un indicateur et surtout, c’est vraiment mieux que rien.

Conclusion

8

/10

Note JDG

Flexible


Le design d’un podomètre n’est sans doute pas un des premiers critères à prendre en compte, mais il y a quand même un minimum. Après un gros à priori lors du CES 2013, le modèle final est bien plus flatteur. Fitbit n’est pas nouveau dans le domaine et comme on pouvait s’y attendre, le Fitbit Flex répond parfaitement aux attentes en étant à la fois simple et complet.

Complet donc, et avec sa connectique Bluetooth, il sera capable de se faire oublier à votre poignet, si bien qu’aujourd’hui, avec son prix de 99€, soit au moins 30€ de moins que la concurrence, c’est clairement le bracelet que je conseille (par rapport au Jawbone Up et au Nike Fuelband). Comme pour les Nike Fuelband et Jawbone Up, le Fitbit Flex ne m’a pas permis de faire plus de sports, mais m’a surtout permis de moins flemmarder et ça, c’est l’essentiel.

La Galerie Photo

Test : Fitbit Flex
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