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Info fonds : Performance Environnement International

Publié le 22 avril 2008 par Sylsol

Voici une interview du 21 avril de Nicolas Rochon, co-gérant du fonds Performance Environnement (interview du journal Le Temps).
Le fonds que je possède en portefeuille est le petit frère Performance Environnement International, donc les réponses sont en rapport...
L'environnement est sous pression et sa préservation est une industrie de croissance. Le fonds Performance Environnement de la société parisienne Financière de Champlain investit dans ce domaine. Il s'articule autour de trois thèmes, l'eau, les déchets et les énergies alternatives, explique un de ses cogérants, Nicolas Rochon.
Le Temps : Quels sont les moteurs de performance de ces thèmes ?
Nicolas Rochon : L'eau et le traitement des déchets sont basés sur l'explosion démographique et l'urbanisation, dans les pays émergents comme la Chine. La nécessité d'apporter de l'eau potable aux habitants devrait permettre aux leaders de l'industrie de croître de 10 à 15% par an. La problématique des déchets ménagers est similaire. Par exemple, les Américains en produisent 755 kilos par an, les Européens 450 kilos et les Indiens 150 kilos: ces derniers vont rejoindre le niveau occidental. Il faut donc collecter, traiter et valoriser ces déchets. Nous tablons sur une croissance de plus de 15% par an. Dans les énergies alternatives, en plus du réchauffement climatique et de la hausse des prix des énergies fossiles, il y a la volonté de pays émergents de réduire leur dépendance énergétique. La Chine est un des pays les plus dynamiques dans l'énergie solaire. Celle-ci est encore trois fois plus chère que les énergies traditionnelles, mais la productivité s'améliore et les coûts de production devraient rejoindre ceux des énergies fossiles vers 2015, ce que l'on appelle la parité. Ce secteur offre un potentiel de croissance gigantesque, au moins 40% par an sur les dix prochaines années.
- La production de cellules solaires est polluante. Que pensez-vous du bilan environnemental ?
- Les voix divergent, mais pour 95% des études, il est positif. De plus, des efforts importants sont faits dans le recyclage des cellules et nous sommes convaincus que les risques de pollution signalés chez certains fabricants seront résolus dans les prochaines années. Par ailleurs, notre intérêt pour la préservation de l'environnement nous a conduits à éviter les biocarburants, dont l'apport est contestable de ce point de vue.
- Qu'en est-il des piles à combustible, du nucléaire et des éoliennes ?
- Les piles à combustible sont intéressantes, mais nous restons à l'écart de ce secteur car nous n'avons pas encore de visibilité sur les gains technologiques et sa possibilité de rentabilité. Le nucléaire n'est pas une solution viable: aujourd'hui, il y a des problèmes avec le pétrole, et demain il y en aura avec l'uranium. Il y a aussi le problème des déchets. Quant à l'énergie éolienne, elle nous intéresse. Elle a un potentiel de croissance de 20 à 30% sur les cinq à dix prochaines années. Cependant, nous sommes sceptiques sur le long terme. Le potentiel de gains de productivité dans ce domaine est beaucoup plus faible que dans le solaire.
- Quels sont vos titres préférés ?
- Citons deux exemples dans le solaire. La société allemande Solar Millenium est associée à de grands projets de centrales thermiques aux Etats-Unis et au Moyen-Orient. L'autre est l'américaine First Solar. Sa valorisation est certes trop élevée, mais sa technologie très avancée. Cependant, il faut faire très attention aux ruptures technologiques. C'est pourquoi nous investissons d'abord dans les sociétés qui sont actives dans la distribution ou l'exploitation. Elles vont bénéficier de la croissance des marchés et des incitations données par la réglementation, tout en étant à l'abri des risques technologiques.
Dans la gestion des déchets, il y a Biancamano, qui va bénéficier de la concentration du marché italien, avec un potentiel de croissance d'au moins 30% sur les cinq prochaines années. Au niveau du traitement de l'eau, citons des valeurs comme la société anglaise Hydro International ou le leader mondial de l'eau, la française Veolia (VIE.PA) Environnement.
- Comment le portefeuille est-il construit ?
- Nous cherchons des sociétés en croissance, et qui offrent une bonne visibilité au niveau des résultats futurs. Nous voulons aussi maîtriser la volatilité et le portefeuille est très diversifié, avec 80 à 100 lignes différentes.
- Qu'avez-vous fait ces derniers mois ? Y a-t-il eu des retraits ?
- Nous avons dû faire face à des rachats, qui représentent 10 à 15% du fonds. Cependant, nous nous étions allégés sur les énergies alternatives vers septembre 2007 et nous avons recommencé à les repondérer vers la mi-février. Dans un contexte de récession aux Etats-Unis, les valeurs liées à l'environnement sont défensives. Moins de 3% du portefeuille a déçu sur ses résultats 2007. C'est-à-dire que plus de neuf entreprises sur dix ne sont pas perturbées par les menaces de crise économique et de récession.

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