
Parce qu’un bijou reste un objet à part, qu’on se transmet de génération en génération, il représente déjà en soi quelque chose de très personnel, comme une intimité livrée à la vue de tous mais que personne ne peut déceler sans en connaître les codes. Comme un regard. Son achat nécessite réflexion et se fait lors de circonstances particulières. Comme un tatouage.
Martine Hermans-Frisvold pousse cette idée encore plus loin, proposant des bijoux avec des empreintes de peau, de cicatrice, de nombril ou encore de téton. Ca ne se voit pas, mais le porteur le sait, comme un sourire après l’amour.

On retrouve également cette poésie et cette profondeur dans ses autres bijoux, feuilles et graines ramassées et trempées dans de l’or et de l’argent. Un clin d’oeil à l’Art Nouveau, avec la nature et la vie pendue à notre cou.
Cette dimension humaine et de partage, Martine Hermans-Frisvold semble l’y laisser partout. L’espace dans lequel elle présente ses bijoux, dans le quartier du Châtelain à Ixelles, est lumineux et sobre, et sert de galerie d’art présentant le travail d’autres créateurs: bijoux, photos, sculptures…pourvu qu’il y ait une émotion et une recherche du beau.
Elle donne également des cours de création de bijoux et invite des classes à venir voir son travail. Une belle adresse à garder à portée de main donc!
Skin&Soul – 121 rue Faider – 1050 Bruxelles
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