Anger Management // Saison 2. Episodes 11 à 20.
BILAN
Charlie Sheen c'est un peu comme un bon vieux whisky. On tente de s'en dépêtrer et puis finalement il revient toujours au galop. Je me souviens déjà du moment où, lassé de
Two and a Half Men, j'avais laissé la série de côté, et puis tout englouti quelques mois plus tard. Je vous avais presque promis d'arrêter de regarder Anger
Management. J'aurais très bien pu continuer de regarder dans mon coin, et ne pas vous en parler, mais cela n'aurait pas été gentil de ma part. Surtout qu'au fond, j'avais envie encore de
parler d'Anger Management. Ne serait ce que pour l'apparition de Lindsay Lohan dans la série. Charlie Sheen a voulu aider Lindsay
Lohan à aller mieux en lui offrant notamment de quoi payer ses dettes, ou encore deux rôles. Le premier dans sa série, Anger Management, et le second dans Scary
Movie 5 dans lequel les deux s'amusent comme des fous (c'est d'ailleurs la scène bonne scène du film). Bref, j'ai bien aimé l'alchimie qu'il y a encore les deux acteurs et je pense que
Lindsay Lohan aurait très bien pu signer pour quelques apparitions dans la série.
Mais le scénario ne lui en a pas donné la chance étant donné qu'elle incarne son propre rôle. En tout cas, j'ai bien aimé l'idée. C'était assez bien fichu et surtout l'épisode était assez
cocasse. Anger Management n'avait pas fait mieux depuis… une éternité ou presque. Du coup, j'étais content de retrouver un Charlie Sheen drôle et à l'aise dans
la peau de son personnage. Car le souci de cette seconde saison c'était que justement, on avait l'impression que Charlie Sheen était aussi intéressant que le fond de sa
bouteille. Il n'était pas aussi drôle qu'auparavant. Il faut bien avouer que les scénaristes dont Anger Management s'est adoubée ne sont pas forcément la crème de la crème.
Quoique… par moment ce sont des très bons scénaristes ailleurs. Alors c'est à se demander si finalement le problème ne vient pas du sujet de Anger Management. Ce sujet qui fait
tourner en rond tout le monde. Je suis certain qu'avec une comédie familiale la série s'en serait bien mieux sortie. Le tout s'inspirant de la vie de Charlie Sheen bien
entendu.
Car
nous avons également eu droit dans cette flopée d'épisodes au grand retour de Denise Richards. L'actrice est l'une des ex femmes de Charlie Sheen et les deux
sont restés de bons amis. C'est en tout cas ce qu'il y a de bien quand on les voit à l'écran, il n'y a pas cette animosité qu'il y aurait pu y avoir chez un autre couple de star. Mais le tout
était encore une fois perfectible. Je ne sais jamais où veut aller un épisode de Anger Management. Un peu comme si l'on venait de se torcher l'esprit à coup de whisky et que l'on
ne savait plus vraiment de quoi on parlait lorsqu'on a bu le premier verre. Et puis il y a le problème des personnages secondaires et donc des sidekick. Ces membres de la thérapie. J'aimais bien
Ed auparavant, mais au bout d'un moment je me suis rendu compte à quel point le personnage faisait toujours la même chose. Le côté ressemblant de ses répliques n'aide donc pas le téléspectateur à
se prend de sympathie pour ce qu'il tente de déblatérer.
Pendant ce temps, j'aurais pu croire que Anger Management allait faire quelque chose de la relation entre Lacey et Nolan. Surtout qu'un épisode entier est consacré à ces deux
zygotos. Sauf que… bien évidemment c'est du grand déjà vu que l'on nous ressert. La série avait déjà engagé des choses de ce genre là durant la première saison et nous ressert donc une soupe
tiède. Dommage. J'aurais tellement aimé que les choses ne soient pas aussi facile et ridicule par moment. Mais le problème maintenant c'est que l'on a fait le tour de tout le monde. Et même de
Patrick et de l'histoire avec son ex. C'était encore l'occasion de trouver un moyen de rendre ce personnage attractif dans les intrigues de la série mais le tout en fonctionnant pas du tout à mes
yeux, alors on s'ennui terriblement. Je n'oublie pas pour autant le fait que Patrick a de bonnes répliques (et qu'il sauve un peu les seconds rôles par moment). Il est cependant temps, après 30
épisodes de Anger Management de faire évoluer le casting des secondaires. Il faut ajouter de nouveaux épisodes et virer les anciens.
Au
fond, les personnes dans une thérapie n'ont pas besoin d'une thérapie pendant des années. Mais parfois cela peut durer quelques semaines, ou quelques mois. Mais pas plus. Du coup, je suis déçu de
voir que Anger Management reste avec le même schéma qui manque en plus de ça de finesse et d'humour. On aurait pu alors en attendre un peu plus de Jennifer, l'ex femme de
Charlie. Ou de sa fille, Sam. Cette dernière va parvenir à nous servir quelques bonnes intrigues également. Mais ce n'est pas ce que j'ai pu voir de plus passionnant dans Anger
Management en trente épisodes. Prenons d'ailleurs l'épisode du cheval. Il y avait un bon running gag autour du garçon d'étable, et de la relation qu'il avait avec la fille de Charlie en
cachette (alors qu'ils croyaient qu'elle était à fond sur le cheval). Et puis on avait également le fait que Charlie croyait qu'il avait pu tuer un cheval alors qu'il couchait avec Kate dans le
box à côté. Tout cela, aussi ridicule que cela soit, était un tantinet cocasse et est même parvenu à me faire sourire.
Mais on est bien loin des meilleures heures de Two and a Half Men dans laquelle Charlie Sheen s'était illustré auparavant. Du coup, quand je vois comment les
choses sont gérées dans Anger Management, je me demande si je suis encore à la bonne adresse. On aurait également pu aimer l'histoire de Charlie et de Kate si seulement les deux
tourtereaux ne nous jouaient pas la même sérénade tout le monde. C'est bête de vouloir rester constamment sur le même créneau alors qu'il y a encore tellement de choses à explorer dans la
relation de ces deux là. Du coup, l'histoire du "on ne reste pas dormir chez l'autre" était trop ennuyeuse. Et cela n'aide pas vraiment à renouer avec les bons premiers épisodes de cette salve.
Car oui, j'ai même cru à un moment que j'avais envie de revenir chaque semaine voir un épisode de Anger Management (il y avait de bonnes répliques tout de même), et puis patatra,
le pire est revenu. Un peu comme le père de Charlie, Martin. Autant j'adore l'acteur et l'admire notamment pour son rôle dans A la Maison Blanche, autant j'ai du mal à le voir se
mutiler dans Anger Management.
J'ai
de la peine pour lui car l'on sent que l'acteur rame. Si il est plutôt sympa dans la relation qu'il entretient avec son fils (notamment l'histoire du baseball), mais cela s'arrête là et c'est
bien dommage. Du coup, de ces dix épisodes d'Anger Management que je me suis enfilé les uns à la suite des autres je ne retiens que les premiers qui n'étaient pas si mauvais que
ça. La suite fonce droit dans la médiocrité plus les épisodes avance. Dommage. Je reviendrais peut être (et je dis bien peut être) vous parler des dix prochains épisodes de la série. Car je suis
une âme charitable et que je sais me sacrifier.
Note : 5/10 (2.11 à 2.15) et 3/10 (2.16 à 2.20). En bref, voilà le problème de cette série, elle est trop irrégulière.
