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STAY Beyrouth : snob’exotisme!

Publié le 11 juin 2013 par Chrisos

STAY (Simple Table Alleno Yannick), vous en aviez eu un premier avis il y a quelques temps. L’été dernier (2012), nous y avons diné.

Très bien, mais cher

C’était une bonne soirée, avec une carte type brasserie de luxe et de bons produits (asperges, burrata, côte de boeuf, et desserts classiques français…), essentiellement importés. Déco de vaisseau sapatial, un peu froide. Service qui s’en sort convenablement, pas grand chose à redire…Si l’on veut bien manger à Beyrouth, presque comme si on était à Paris, alors c’est très bien.

Sauf que : c’est loin d’être donné, on dépasse facilement les 100$/personne si l’on mange une entrée un plat et un dessert + du vin.

Voici les photos.

[Faire défiler]
thumbs STAY Alleno Beyrouth 00 salle 2 STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 00 salle STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 00 zejd STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 01 asperges STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)

thumbs STAY Alleno Beyrouth 01 burrata STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 01 veloute STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 02 boeuf frites STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 02 gnocchis veau STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)

thumbs STAY Alleno Beyrouth 02 poisson asperges STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 03 desserts STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 03 fraises STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 03 mini desserts STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)

thumbs STAY Alleno Beyrouth 03 st honore STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 03 tartelette STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)
thumbs STAY Alleno Beyrouth 03 STAY Beyrouth : snobexotisme! (ChrisoScope)

Où sont les clients?

Nous étions fin juillet. Sans grande surprise, c’était presque vide : une table de deux en plus de notre table de quatre! Les Libanais, je le rappelle, ne savent pas « bien manger ». Passé l’effet de nouveauté, et chaleur estivale aidant, ils préfèrent être en terrasse (au bord de la mer ou en altitude) ou au Sky Bar ou assimilé. Ce qu’il y a dans l’assiette est secondaire, tant que c’est à peu près mangeable.

Quand on voit que les restaurants du bord de mer à Jounieh (Margherita, Punta del Este, U-Bay…) remplissaient leurs terrasses sans problème, on se demande pourquoi STAY ne se trouve pas une annexe estivale, à défaut de fermer en été!

Les souks de Beyrouth sont un centre commercial de luxe géant, qui manque encore d’âme. Alors, oui, c’est pratique, parce qu’il y a un énorme parking, qu’on peut y trouver, en journée, les mêmes marques que rue du Faubourg Saint Honoré, avenue Montaigne, mais aussi Velizy 2. Mais ce n’est ni vivant, ni populaire!

Un peu plus haut, en traversant la rue, on retrouve la « phase 1″ (rue piétonne avec de grandes terrasses de restaurants) fait un peu quartier St Michel (restaurants très moyens et serveurs qui vous haranguent). C’est un peu plus vivant, mais pas vraiment plaisant : soit c’est vide et triste, soit c’est rempli de hordes d’Arabes du Golfe, ce qui n’est pas top non plus!

Quel avenir?

Le concept STAY peut-il perdurer au Liban? Ce serait une bonne chose, et pour le Groupe Yannick Alléno et pour le Liban. La preuve qu’il y a de la place pour la diversité. Une diner au STAY coûte toujours moins cher qu’un aller-retour Beyrouth-Paris, donc il y a clairement une place à prendre. STAY, Table de Sophie, U-Bay et autres restaurants français « haut de gamme » (pour le Liban) tentent de se faire une place. Mais le marché est-il si profond?

En même temps, vu les efforts du chef autour de son Terroir Parisien, et connaissant la qualité de certains produits locaux (huile d’olive Zejd, par exemple) au Liban (même s’il y a parfois des soucis de régularité), on rêverait d’une version locale « Terroirs du Liban », avec une touche de Slow Food, à la feu « Bread« . Bein sur, ça nécessitera plus d’efforts, on ne cuisinera plus des produits qui arrivent de Rungis, mais il y a vraiment un créneau à prendre.

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Rédigé par chrisos


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