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Bilan – L’attaque : Un trio à crêtes et un fou !

Publié le 14 juin 2013 par Passionacmilan

Balotelli - El ShaarawyAlors qu’Ibrahimovic et ses 28 buts nous quittait en même temps que Thiago Silva Pour le QSG, l’attaque se retrouvait dans un drôle d’état car aucun des hommes restant n’apportait de garanties solides quand au rendement offensif de l’équipe. Pire, alors que nous nous targuions d’avoir le fuoriclasse offensif capable de faire la différence par rapport à la Juventus, nous voilà à l’abandon ! Entre un Robinho en perte de vitesse, un Boateng qui était clairement Ibra-dépendant, un El Shaarawy comme un simple espoir, et un Cassano souhaitant quitter le navire, l’attaque semblait vernie. C’est dans ce contexte qu’arrivent Pazzini et Bojan avec un certain désespoir des tifosi qui ne croient guère en ces deux recrues.

Et le début de saison, comme vous vous en souvenez, est catastrophique comme dans les autres secteurs de jeu. Boateng, à l’instar de Nocerino, force son jeu et ne parvient pas à créer le jeu tel que le demande le poste de n°10. A partir de là, difficile pour les attaquants d’être servi et les difficultés se font ressentir. Le jeune El Shaarawy semble en jambes mais n’est pas mis dans les bonnes dispositions, lui qui a toujours reconnu une préférence pour l’aile gauche. Après quelques essais, Allegri opte pour un trio offensif El Shaarawy – Pazzini – Boateng. Prometteur sur le papier et surtout avec l’éclosion spectaculaire du Faraone, ce trio n’est malheureusement que trop peu préparé lors du mercato pour avoir des remplaçants digne de ce nom dans cet exercice. Le jeu de l’équipe étant difficile à équilibrer (soucis du milieu de terrain), Pazzini esseulé, Boateng hors de forme, l’animation offensive se résumait au début de la saison uniquement aux éclats de génie de cette jeune pépite tant attendue. Derrière Bojan, Robinho et Niang ne sont pas suffisamment déterminant pour apporter une réelle contribution à l’équipe. Jusqu’en décembre l’attaque milanaise est donc portée par un jeune de 20 ans avec 14 buts en une demi-saison. Pazzini vient aider le jeune pharaon mais sans pour autant avoir une réelle régularité dans ses performances. Pato, s’il était utile de le mentionner, n’a malheureusement pas perdu ses mauvaises habitudes à collectionner les blessures et à être régulièrement éloigné des terrains ou totalement hors forme.

Ainsi en janvier les rumeurs vont bon train pour renforcer l’attaque et Balotelli arrive en grande pompe avec beaucoup d’enthousiasme et une ferveur assez inhabituelle ces derniers temps pour le Milan AC. Entre craintes de faire exploser le groupe naissant ou espoir d’avoir enfin retrouvé un semblant d’ambition, son arrivée porte à débat surtout avec sa réputation et son comportement instable qui peuvent laisser peser le doute sur sa capacité à assumer enfin un rôle important dans une grande équipe. Mais comme tout supporter se le devait, il fut supporter dès le moment où il se mit à porter le maillot et là, c’est bel et bien le changement ! Balotelli est serein, même régulièrement cassé par les autres défenseurs mais il ne réagit pas… Il encaisse et repart de plus belle. Un sang-froid encore non-connu chez l’italien qui laisse déjà entrevoir que le maillot rossonero a un réel pouvoir ! Et dans le déroulement de la saison c’est finalement lui qui va prendre le relais du Pharaon en marquant au final 12 buts en 13 rencontres (meilleur ratio d’Italie) tandis qu’El Shaarawy deviendra quasiment muet. Mais ce mutisme n’est pas signe d’un mal-être, tout du moins pas au début. Entre une première partie de saison où il portait l’équipe à bout de bras, il était évident que pour sa première saison il aurait du mal à tenir la distance. Mais c’est surtout l’ajustement tactique d’Allegri qui a demandé aux ailiers de venir aider beaucoup plus souvent dans le repli défensif. Mais au fil des matchs on sent également qu’El Sha force son jeu, frustré de l’absence de buts et celui terni légèrement ses prestations. De plus Pazzini, malgré son retour de blessure (qui finalement l’a poursuivi tout le long de la saison) et la concurrence de Balotelli, ira marqué plusieurs buts décisifs le rapprochant finalement à une petite unité du Faraone. De son côté, Niang avait été promu comme appartenant au trio de crêtes après quelques bonnes prestations début d’année mais il s’agissait surtout d’une petite mise en place marketing pour le club qui misait sur la jeunesse. Sportivement parlant, Niang a montré des choses intéressantes (vitesse, technique) mais son manque de maturité et d’intelligence tactique (surtout qu’il n’est pas habitué à jouer dans un couloir) ne lui ont finalement pas permis de marquer son premier but en championnat, ni de déloger Boateng sur ce poste.

Bilan : El Shaarawy est la révélation offensive du Milan cette année et de cette Serie A. Malgré sa saison irrégulière en terme de buts, le petit Pharaon a beaucoup travaillé durant la saison tant offensivement que défensivement. Sa fin de saison sera légèrement ternie par une volonté de marquer excessive entrainant une certaine frustration. Pato, toujours pas lâché par les blessures, qui (temporairement ?) la famille rossonera et Balotelli fait une entrée fracassante avec 12 buts en 13 matchs (ok, avec 6 pénaltys). Pazzini aura montré une determination durant toute la saison pour arriver à sa quinzaine de buts alors que pour son profil le collectif est important et qu’il n’y en avait pas. Niang aura lui aussi montré quelques bonnes choses (frappe puissante, vitesse, dribbles) mais également des limites (une incapacité chronique à ne pas marquer, à tendance à trop en faire) qui, à 18 ans, pourront être gommées progressivement on l’espère. Côté deception : Robinho et Bojan n’ont pas su se mettre en valeur avec un physique plus ou pas adapté à la Serie A.


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