Le commissaire européen à l’Environnement, Janez Potocnik, a annoncé mardi à Vilnius que l’Union européenne ne souhaite pas interdire la technique d’exploitation des gaz de schiste, la fracturation hydraulique, pourtant très controversée en raison du risque de pollution des nappes phréatiques qu’elle présente et de son impact négatif sur l’environnement.
M. Potocnik indique qu’ « il existe différentes situations politiques et géographiques et également différentes évaluations du problème et c’est quelque chose que nous devons absolument respecter ». En effet, si la France a interdit la fracturation avec la loi du 13 juillet 2011, d’autres pays européens, comme la Pologne, l’Espagne ou la Lituanie, ont autorisé l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste.
Le commissaire européen à l’Environnement précise que la Commission souhaite créer un socle législatif pour encadrer l’extraction des gaz de schiste dans les Etats membres de l’Union : « Notre but est de créer les conditions pour que cela soit fait d’une manière sûre et sécurisée », a-t-il déclaré. La Commission européenne devrait présenter des propositions avant la fin de l’année afin de combler « certaines lacunes législatives graves ».
Reste à savoir si cela ne posera pas de conflits entre l’UE et certains de ses Etats membres. En France, le ministre de l’Ecologie Philippe Martin a pris soin d’expliquer la semaine dernière qu’en l’absence d’une technique « propre », ne causant pas de rejets de CO2 et de fuites de méthane vers l’atmosphère, l’exploitation des gaz de schiste ne serait pas autorisée.
