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Publié le 18 juillet 2013 par Hoplite

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"(...) C’est un article de Challenges intitulé « La France va connaître une crise de la dette » qui a interrogé Charles Wyplosz, professeur à l’Institut des Hautes Études Internationales de Genève.

Pour lui, les politiques d’austérité européennes vont entraîner une nouvelle crise financière. Le risque majeur d’un krach obligataire dévastateur pour les banques européennes.

« La crise de la zone euro n’est pas terminée. Le plus grave n’a pas encore eu lieu. D’abord, les dettes publiques ne sont pas soutenables : celles de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne et sans doute de la France. Ensuite, les banques n’ont pas été nettoyées. Pire, depuis 2008, les dettes publiques ont migré dans les bilans des grandes banques européennes, qui ont signé un véritable pacte du diable avec les États. Ces derniers les ont incitées à acheter leurs dettes publiques en leur promettant de les sauver en cas de crise. Aujourd’hui, les établissements bancaires sont donc beaucoup plus sensibles à une remontée des taux d’intérêt, venue des États Unis, qui risque de provoquer de lourdes pertes en capital. »

C’est exactement ce que j’explique depuis plusieurs semaines, notamment dans mon article consacré à l’étude du bilan de BNP Paribas (qui était un exemple). Les banques sont pleines d’obligations. Elles y sont particulièrement exposées, tous leurs fonds propres sont investis exclusivement en obligations d’États plus ou moins pourries… On sait où tout cela va nous mener. On ne veut juste pas le voir.

Il exprime également très bien ce que l’on peut penser de la politique que la Commission européenne demande aux États de mener. Cette politique est désastreuse. Nous le savons.
Cette politique ne fonctionne pas. Nous le savons.
Cette politique nous mène à l’abîme. Nous le savons.
Cette politique nous mène à l’insolvabilité et à la faillite par la déflation et la récession. Nous le savons.
Nous le savons car nous avons le cas grec. Le cas portugais. Le cas espagnol. Le cas italien. Et désormais, en cours… le cas français.
Mais nous continuons quelque chose qui est condamné à échouer. Alors comme il le dit :

« Je suis en colère. La Commission européenne reconnaît son plantage, qui sera enseigné dans les livres d’histoire. Elle a imposé des coupes budgétaires au plus mauvais moment, alors que l’économie européenne n’était pas sortie de la récession. Le résultat, c’est plus de récession, plus de chômage et plus de dette. Mais la Commission persiste dans l’erreur : elle maintient des objectifs de réduction de déficit, alors que nous sommes en récession. »

Il conclut son interview en expliquant que « le succès de François Hollande est d’avoir tenu un an sans que la France ne rejoigne l’Italie et l’Espagne dans la catégorie des pays officiellement en crise de la dette publique. Mais la dette de l’État continue de prospérer et ce n’est plus qu’une question de temps avant que la grande catastrophe arrive. Dans un proche avenir, l’Italie et l’Espagne vont plonger et l’attention se portera alors sur le domino suivant, la France. »

Il a parfaitement raison. Les jours de la France sont comptés financièrement parlant. Lorsqu’arrivera la grande catastrophe financière et que notre pays devra faire face à son insolvabilité, que croyez-vous que cela aura comme conséquences concrètes ?

Vous ne ferez pas face qu’à des difficultés pour trouver des produits de première nécessité, ou encore aux difficultés financières quotidiennes liées à la précarité généralisée occasionnée par le défaut de paiement de la France.

Vous ferez aussi face à des hordes de nouveaux barbares appelés « jeunes de banlieue » et qui rendront, dans la majorité de nos grandes villes, une vie déjà économiquement difficile tout simplement épouvantable.

C’est l’une des raisons essentielles pour laquelle je vous conseille à nouveau le tryptique suivant :

- Maison à la campagne loin des grands centres urbains à l’ambiance qui deviendra délétère et intenable (et qui vous permettra d’avoir un potager, un poulailler et d’améliorer le quotidien de vos gamelles).
- Pièces d’or et d’argent pour protéger votre épargne de la grande banqueroute à venir.
- Plan épargne personnel boîtes de conserve (le confit de canard ou le foie gras existent en boîte de conserve), ainsi qu’une bonne cave bien garnie dans la mesure où la misère est plus supportable avec du bon vin et que ce placement restera également toujours liquide…

Mais tout ce que je viens de vous dire n’existe pas en France

La France ne fera pas faillite puisque, comme vous l’a dit votre Président Hollandouille 1er, la crise est finie.
Les pillards n’existent pas dans notre pays puisque, d’après le sinistre des Transports, il s’agit juste de pompiers accueillis un peu rudement.

Tout va donc très bien, vous pouvez aller vous recoucher tranquillement, en attendant votre prochaine pension de retraite trimestrielle.

Sinon, vous pouvez aussi vous poser la question suivante : s’il se passe lorsque tout est à peu près normal ce qui s’est passé à Brétigny, alors imaginez ce qui se passera lorsque ces bandes de gentils jeunes auront un peu faim ?

Le gouvernement n’y résistera pas. La démocratie non plus."

Sannat


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