Cedar Cove // Saison 1. Episode 1. Pilot.
S'il y a bien une chaine du câble américain qui sait réellement ce qu'elle fait c'est bel et bien Hallmark Channel. Depuis des années, elle abreuve les américains de téléfilms de
romance, d'amour, et de gens qui ont à faire à de terribles décisions à prendre durant leur vie. Du coup, je me demande pourquoi ils ne se sont pas lancés plus tôt dans la création d'une série.
Tout le monde est beau, tout le monde est gentil, et ce malgré quelques larmes, l'ensemble tente de guider tout le monde vers une vie meilleure. C'est beau comme message et Cedar
Cove s'inscrit parfaitement dans cette direction. Basée sur une série de romans (des best-seller) de Debbie Macomber, racontant la vie d'une petite ville côtière des
Etats-Unis proche de Seattle, Cedar Cove se concentre sur l'histoire de Olivia Lockhart, une juge incarnée par Andie MacDowell. Souriante mais seule, cette
personne va croiser le chemin de Jack Griffith, un auteur venu reprendre le journal de Cedar Cove, incarné par Dylan Neal. Et bien entendu, il est tout de suite
tombé sous le charme d'Olivia.
Le quotidien de la juge Olivia Lockhart entre son travail au sein du palais de justice de Cedar Cove et les problèmes qui se répercutent sur sa vie de famille et celle de son
entourage.

Le problème avec Cedar Cove c'est que tout est tellement pittoresque et prévisible que l'on tout de suite envie de se demander ce que l'on fait là. Je ne sais pas si vous
avez déjà regardé des téléfilms l'après midi sur TF1 ou M6 en pleine semaine, mais Cedar Cove c'est un peu le même effet. Ce sentiment de perdre
son temps devant quelque chose qui au fond raconte une histoire plutôt touchante. Derrière cette série, je n'ai pas vraiment ressenti le poids émotionnel que cela aurait certainement dû
impliquer. A la fin la petite ville et la série en elle même ne parviennent pas à impliquer le téléspectateur suffisant pour qu'il n'est pas envie de quitter Cedar Cove le plus
vite possible. Car au bout d'un bon quart d'heure, j'ai réellement eu envie de fuir cette ville et ne jamais revenir. Mais je me suis dit qu'il fallait que je vois pourquoi Andie
MacDowell (Jane by Design, Green Card) est allée se mouiller dans cette série. Et une fois les 1h16 (oui, 1h16) de pilote ingurgité, je ne comprends
toujours pas pourquoi.
Andie MacDowell fait le stricte minimum, et n'apporte rien de bien nouveau dans Cedar Cove. Je n'avais pas envie de voir l'actrice passer ses journées sur sa
bicyclette, ou encore à penser dans son transat un thé à la main et le regard vers l'horizon. J'avais envie de voir le personnage dans l'action. Du coup, on lui colle un personnage masculin tout
plein de bonnes attentions envers elle (le café "You're drinking way too much coffee"). Le tout se noie alors dans des dialogues à la mord moi le noeud et du romantisme
des années 90. Autrement dit, c'est tellement désuet que cela sent la naphtaline. Et puis il y a d'autres personnages à Cedar Cove, comme Charlotte, la mère d'Olivia, ou même sa
fille, Justine. La famille d'Olivia parvient à égayer ma curiosité grâce à quelques filons classiques. Mais le problème c'est cette impression de déjà vu qui rode à tous les coins de rue. C'est
d'ailleurs la même chose qu'il se passe avec les téléfilms Hallmark d'ailleurs. On a toujours l'impression de voir la même chose encore et encore (et ça fonctionne étrangement
bien).
Note : 2/10. En bref, Cedar Cove est une ville pleine de gens ennuyeux, qui font tous des trucs ennuyeux de façon ennuyeuse. Et pourtant, Cedar
Cove n'est pas non plus une tare. C'est juste quelque chose dont de déjà vu milles fois que l'on nous sert avec la même sauce vieillotte.
